TUDOR : La "Swatch" de notre millénaire ?

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Swatch on s'en souvient a sauvé l'horlogerie suisse de l'offensive des quartz japonaises. C'était les années 80. Ernst Thomke et Elmar Mock prônaient alors la nécessité d'avoir du volume de fabrication. Il n'y avait pas d'industrialisation sans volume. Aujourd'hui que les volumes de fabrication ont chuté ... il faudrait se poser la question : qui peut garantir du volume pour le luxe horloger ?

Hans Wilsdorf y avait songer dès 1920 lorsqu'il lança TUDOR comme marque d'entrée de gamme pour ROLEX. C'était une montre au prix plus abordable mais avec la technologie développée par ROLEX. Dans l'esprit de Wilsdorf comme chez Thomke ou Mock il s'agissait bien sûr de garantir du volume de travail aux manufactures.

Aujourd'hui, c'est à nouveau le même enjeu. Qui peut garantir suffisamment de volume pour maintenir un appareil de production performant. Le luxe ce n'est pas du "bricolage" artisanal qui produirait quelques centaines ou milliers de montres par année ... c'est une industrie avec ces exigences de marchés concurrentiels : haute technologie, qualité de fabrication, coûteux marketing, réseau de vente sophistiqué, etc. cela implique des volumes de production important pour assurer un chiffre d'affaire conséquent.

Et donc, comme les volumes de fabrication des montres suisses baissent fortement depuis quelques années ...  il faut absolument trouver une parade à cette dégringolade... comme en 1980

Et voilà... l'hypothèse TUDOR

En effet, cette marque a été positionné par le groupe ROLEX pour effectuer cette parade d'entrée de gamme pour eux...  et donc on pourrait émettre l'hypothèse que TUDOR soit la SWATCH du Millénaire pour toute la haute horlogerie suisse.

Hypothèse séduisante.

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