• Horlogerie Suisse : en attendant la reprise !

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    L'Horlogerie suisse a connu en mai 2020 un deuxième mois de quasi-paralysie

    Après la très forte contraction du mois d’avril (-81,3%), les exportations horlogères suisses ont continué d’évoluer au ralenti en mai. A 655,6 millions de francs, leur valeur a diminué de 67,9% par rapport à mai 2019. Les cinq premiers mois de l’année ont ainsi bouclé sur un repli de 35,8%.

    Que faire ?

    Après la résistance il faut entamer la phase de RESET puis plus tard celle de la RELANCE *

    le « Reset », c’est la reconsidération complète de l’environnement économique et sociale dans lequel on opère. Cette fois-ci on va repenser la chaîne d’approvisionnement en créant de la redondance et du local, on va transiter vers le digital (télé-travail, télé-achat, téléformation, etc.) et on va entrer dans une économie circulaire plus écologique. On définit ainsi un nouvel horizon. Le « Reset » de QoQa, entreprise de e-commerce, a été d’offrir pendant la crise du Covid-19, sa plateforme a des commerçants suisses qui ne disposaient pas d’un tel outil. Aujourd’hui QoQa développe cette plateforme globale comme un nouveau levier de croissance.

    La « Relance ». Cette phase va nécessiter de mettre en place un processus d’innovation nouveau qui tient compte de tous les changements sociétaux, car il ne sera plus possible de faire simplement comme avant. Il faut effectuer un nouveau « logiciel » de pensée, de management et de production. On va faire autre chose, autrement et pour une clientèle plus intéressée à notre vision.

    C'est essentiel que l'horlogerie repense son modèle si elle veut maintenir sa présence industrielle.

    *Extrait d'un article paru dans le Havard Business Review

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  • On a déjà donné la vue aux machines !

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    Dans ces temps troublés, on perd de vue l’essentiel.

    Mais notre siècle sera celui des machines voyantes.

    La réalité est bien là. L’IA et en particulier le Machine Learning (ML) ont apporté la vue aux machines. Mon téléphone mobile reconnaît mon visage et débloque l’accès à ses fonctionnalités, les caméras des aéroports voient les visages et identifient les gens suspects, les voitures autonomes se déplacent dans le trafic urbain en reconnaissant les objets typiques de nos villes, les machines-outils à commande numérique repèrent les pièces défectueuses et se reprogramment, etc.

    Bref, les machines voient. On a transféré un de nos « cinq » sens aux machines.

    C’est énorme.

    Bien que les implications sociétales ­–d’un tel transfert– ne soient pas discutées politiquement. On préfère parler de protection des données alors que l’enjeu technologique est bien plus important ailleurs.

    Car c’est sans doute le phénomène le plus important qui arrive à notre civilisation. Nous sommes sur le chemin du « transfert » de nos sens vers les machines…

    On parle beaucoup d’intelligence artificielle mais pas tellement de nos « sens » et pourtant plus que le cerveau ce sont eux qui sont transférés en premier lieu.

    Voir, entendre, toucher, sentir et goûter … voilà ce que l’on fait en permanence… et bien les machines commencent à s’en approprier.

    Entendre et parler : c’est ce que font Siri (Apple) ou Alexa (Amazon).

    Voir : c’est ce que font les caméras de Vidi Cognex (Fribourg-Boston).

    Toucher : L’EPFL travaille sur un projet de doter le robot « iCub » d’une « peau » artificielle qui par ses capteurs, permettra à ce petit robot humanoïde de la taille d’un enfant, d’acquérir un sens précis du toucher.

    Sentir et goûter : Les parfumeurs comme Givaudan et Firmenich travaillent dessus.

    On peut dire dès lors que le règne des machines « sensibles » émerge.

    Il faudrait en parler…non ?

     

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