• "Léman Express"

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    Avec l’inauguration prochaine (le 15 décembre) de la ligne ferroviaire du CEVA et de la mise en service des trains du « Léman Express », les genevois croient avoir créé un territoire nouveau: le Grand Genève. Ils se trompent. La preuve :

    Ce qui frappe à la lecture du projet «Léman Express», ce sont deux choses:

    D'abord, le nom. On parle du «léman» dans la seule partie du pays où le lac s’appelle «le lac de Genève» et on parle d’«express» pour un train qui somme toute ira très lentement et s'arrêtera dans chaque gare (on devrait donc plutôt parler d'omnibus... mais cela sonne moins bien)

    Tellement curieux ce nom... non ?

    On aurait du faire comme les lausannois est parlé de "G1" et non pas utiliser un nom aussi ridicule! 

    Et ensuite le grand absent du réseau est la gare de Cointrin ...l’Aéroport ne fait pas partie du réseau...

    Incroyable aucun train direct. Tout passe par Cornavin, rien par Cointrin. À quoi ont pensé les planificateurs ? L’Aéroport, c’est la seule infrastructure commune des suisses et des français dans la région. C’est tout simplement inacceptable.

    Sauf évidemment si le projet a consisté dès le début, à vouloir créer une ligne ferroviaire « intra-muros ». Une ligne interne à Genève. Un G1, un métro genre M1 lausannois.

    Et s’il s’agissait tout simplement de faire circuler les usagers vers des quartiers en fort développement comme Pont-Rouge et Eaux-Vives alors ce sera un succès.

    Car pour les bernois des CFF, qui pensent opération immobilière et les parisiens de la SNCF, qui eux ne pensent surtout pas régional, ce projet a une logique différente, celle du développement urbain de Genève. Point c'est tout.

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  • Les manifestations géantes de Hong Kong, l’une des principales places commerciales de la haute horlogerie, inquiètent

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    A Hong Kong, près d’un million de manifestants, soit un habitant sur sept, sont descendus régulièrement dans la rue depuis juin pour contester le projet de loi de l’exécutif local qui prévoyait de faciliter les extraditions vers la Chine et donc, de détruire l’indépendance du système judiciaire en place. Si le gouvernement a ensuite retiré ce projet de loi, des milliers de jeunes continuent d’ériger chaque week-end des barricades et occupent les Université.

    Ce désordre à de lourdes conséquences sur l’industrie de l’horlogerie suisse puisqu’une montre sur cinq vendue dans le monde passait par Hong-Kong, il y a peu encore. Aujourd’hui, c’est la déconfiture : -29,7% en un seul mois !  

    Hong-Kong ne représente plus que 9,4% du commerce suisse.

    Les manifestations à Hong-Kong durent depuis trop longtemps pour le commerce (près de quatre mois) et ne semblent pas sur le point de s’arrêter. Si la situation perdure, elle vient de passer la fameuse semaine commerciale chinoise : Golden Week – 1 au 7 octobre – et la journée des célibataire 11.11, deux moments clés pour le commerce chinois, alors Hong Kong va s’effondrer.

    Cosmétiques, maroquinerie et prêt-à-porter sont touchés par la révolte du peuple hongkongais. Mais c'est l'horlogerie qui risque d'en payer le prix fort. Car c'était l’un des plus gros marchés pour l'exportation des montres notamment suisses.

    Des villes comme Singapour, Tokyo, Macao ou Dubaï, sont prêtes à prendre le relais - au cas où les événements perdurent.

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