AUTOROUTE à 3 voies: Juste une question de peinture ? (19/05/2008)

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Dernièrement, à ma grande surprise, un architecte/urbaniste lausannois m’a expliqué que la troisième voie de l’autoroute existe de fait déjà et que grosso modo il suffirait de récupérer l’espace centrale occupé par la végétation, de réduire une partie de la bande d’arrêt d’urgence, de repeindre les lignes blanches pour obtenir une autoroute Genève-Lausanne à 3 voies. Il paraît que c’est la manière de procéder en l’Europe. Et c’est même réglementaire.
 
Mais bon sang, mais c’est bien sûr ! Comment ne pas y avoir songé avant !
 
Dans mon esprit, je m’imaginais que nous devrions engloutir une fois de plus des centaines de millions afin d’agrandir des ponts, de déplacer les rampes d’accès et même éventuellement de détruire des habitations ou des usines pour arriver à ce résultat. En un mot, je me faisais tranquillement à l’idée que dans 25 ou 30 ans et après d’âpres luttes politiques à Berne, le projet pourrait voir le jour, enfin. Il n’en est rien. Le problème peut être juste résolu par quelques coups de pinceau ! C’est renversant !
 
Au-delà de la réelle authenticité de cette solution (je ne suis pas un spécialiste) ce qui me frappe, c’est l’idée de « fixer » un problème plus que de le résoudre avec une solution lourde, coûteuse et lente, trop souvent lente. Bien sûr certains travaux importants devront être certainement effectués (car en Suisse, on ne plaisante pas avec la régulation) mais fondamentalement, on sent que cette approche est pragmatique, efficace, rapide et pour une fois, peut s’avérer moins onéreuse pour un résultat pratiquement identique.
 
C’est exactement ce genre d’initiatives dont on a besoin en Suisse : « des solutions inventives, rapides et peu coûteuses ». Cela devrait davantage s’adapter pour la plupart des problèmes, car cette résolution est basée sur l’esprit de « fixer » un problème plus que de le « résoudre ». Ce changement de mentalité pour solutionner les problèmes doit servir de socle au « renouveau suisse ». Sortir des chemins battus de la politique lourde sur les résolutions des problèmes est peut-être la meilleure manière de retrouver un nouveau souffle.
 
L’autoroute Genève-Lausanne devrait être, comme en 1964, la première à bénéficier de cette innovation ! Qu’en pensez-vous ?

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