TRANSITION SOCIÉTALE

  • L'Horlogerie SUISSE : à la croisée des chemins

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    Que penser des statistiques horlogères qui viennent de tomber aujourd'hui?

    D'un côté, on sent bien ici dans les montagnes du Jura que la plupart des manufactures travaillent beaucoup ... mais pour qui en somme?

    L'Asie bien sûr... mais est-ce pour l'acheteur final ou pour remplir les magasins vidés par une longue pandémie... qui sait ?

    Pour Gregory Pons le plus indépendant des grands reporters horlogers, c'est évident :  c'est du sell-in et pas du sell out ... pas de vente client.

    Alors il faut s'attendre à un nouveau ralentissement si les nouvelles de Chine continuent à ne pas être bonnes pour le commerce du luxe.

    En tout cas ce qui est sûr et certain, c'est que les volumes baissent fortement.

    Cela signifie que les horlogers suisses vendent de moins en moins de montres mais à un prix de plus en plus élevé... est-ce durable ?

    On est à la croisée des chemins ---entre prix et volume comme dans la courbe de l'offre et la demande (paramétrée par le rapport prix-quantité) proposé par Adam Smith dans son livre "de la richesse des nations".

     

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  • Swatch : la fin de l'entrée de gamme de l'horlogerie suisse ?

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    Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 

    Les montres d'entrée de gamme (donc bon marché) ne se vendent plus aussi bien. Selon le communiqué de ce jour de la fédération horlogère suisse : La tendance s’est maintenue dans les chiffres rouges pour les montres de moins de 500 francs (prix export). Elles ont accusé des baisses de 18,7% en valeur et 24,2% en nombre de pièces. 

    On assiste donc à la fin programmée de la montre bon marché suisse : l'iconique Swatch d'Elmar Mock, d'Ernst Thomke et de Nicolas Hayek & Co a vécu.

    Plus rien ne peut arrêter son déclin.

    Que s'est-il passé ?  

    D'abord, la montre connectée d'Apple a envahi le marché d'entrée de gamme et eu raison des suisses (comme nous le disions déjà il y a 5 ans)...

    Ensuite on ne sait plus produire en Suisse une montre bon marché car la structure des coûts en Suisse ne le permet plus.

    Et finalement, les marques se sont tournées vers le luxe ... plus rentable et avec une image plus suisse encore.

    Une montre a pris le relai dans cette course au positionnement et au part de marché ... c'est la TUDOR ... son histoire vient de redémarrer ...on y reviendra dans cette rubrique  ... car c'est aussi une histoire extraordinaire.

    A ne pas douter : TUDOR sera le phénomène Swatch de ce début de 21ème siècle.

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  • Une nouvelle offensive horlogère suisse.

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    Les effets négatifs de la pandémie s'éloignent. Les gens sortent à nouveau. Les magasins rouvrent. Les voyageurs voyagent. Les consommateurs consomment... On en est presque revenu à l'avant-crise sanitaire !

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  • HORLOGERIE SUISSE : LE BOUT DU TUNNEL

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    Cela faisait longtemps que l'on attendait cette relance ... c'est fait : les exportations horlogères suisses ont enregistré une très forte hausse en mars. La dégradation marquée des exportations horlogères dès le mois de mars 2020 (-21,7%) en raison du confinement quasi généralisé, a en effet établi une base de comparaison faible. Le mois dernier, le résultat a ainsi augmenté de 37,2% par rapport à mars 2020, à 1,9 milliard de francs. Calculée par rapport au niveau de référence de 2019, la variation mensuelle indique +7,4%. Le premier trimestre a affiché une progression de 6,6% par rapport à 2020 et une très légère baisse (-1,3%) par rapport à 2019 (communiqué de la FHS, 22.04.21).

    Cela sent bon le renouveau... les marchés sont presque tous orientés à la hausse et particulièrement celui de la Chine +100% !

    Deux constats problématiques, cependant :

    1.- les chinois (Chine + Hong Kong + Taiwan + Singapour + ... où les chinois voyageant) sont de gros acheteurs de montres suisses... et les autres ?

    2.- 9 marques suisses dominent largement le marché en valeur (Rolex/Tudor, Omega, Cartier, Patek, AP, Tag Heuer, Longines, Tissot, Richard Mille, IWC ...et les autres ?

    Ce qui se traduit économiquement parlant par le mot "Concentration" ...

    C'est pas bon pour l'idée d'un écosystème suisse large, compétitif et innovant ...

    Mais pour l'instant ... prenons ce qui a de bon : la reprise !

     

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  • LE MONDE DE L'HORLOGERIE SUISSE TREMBLE : FACEBOOK ENTRE DANS LA VALSE !

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    Après APPLE (2015) et son Apple Watch voilà que Facebook aurait des plans pour lancer une montre connectée dès l'année prochaine. Cette information a été révélée par le média : The Information.

    En effet, le réseau social aux 2,8 milliards d'utilisateurs pourrait mettre en vente une smartwatch dès 2022.

    Facebook c'est 100 fois plus de clients qu'Apple. 

    Lorsque l'on sait à quel point Apple a fait mal à l'industrie horlogère suisse on ne peut que paniquer...

    Facebook voit deux champs d'applications pour remplacer l'heure : la messagerie et la santé ! Facebook n'est en fait intéressée qu'au poignet... haut lieu stratégique pour la santé (prendre le pouls) et la messagerie (regarder son correspondant comme on regardait l'heure dans le temps). 

    Vraiment on dirait qu'on en a fini avec l'heure !

    Alors quoi vendre ?

    Messieurs les Horlogers Suisses réveillez-vous il vous reste : le luxe ... évidemment ... mais chercher une offre abordable pour bloquer la concurrence dans ce segment haut de gamme... c'est définitivement le dernier secteur réservé aux horlogers suisses... mais encore faut-io définir une vision industrielle pour réussir globalement.

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  • TUDOR : La "Swatch" de notre millénaire ?

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    Swatch on s'en souvient a sauvé l'horlogerie suisse de l'offensive des quartz japonaises. C'était les années 80. Ernst Thomke et Elmar Mock prônaient alors la nécessité d'avoir du volume de fabrication. Il n'y avait pas d'industrialisation sans volume. Aujourd'hui que les volumes de fabrication ont chuté ... il faudrait se poser la question : qui peut garantir du volume pour le luxe horloger ?

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  • Le guochao chinois : un danger mortel pour l'Horlogerie Suisse ?

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    Le marché chinois est généralement perçu comme le premier débouché pour la Haute Horlogerie Suisse. Aujourd’hui, personne ne voit la Chine comme son principal concurrent et surtout pas comme son futur ennemi mortel. Pourtant à regarder les statistiques, on s’aperçoit que les chinois produisent plus de 600 millions de montres chaque année pour seulement 20 millions par les suisses. Certes ce sont des breloques bon marché, extrêmement bon marché mais pas que … depuis au moins 50 ans, il existe de petites marques locales tels que Fiyta, Peacock, Qin Gan, etc. qui font leurs chemins et sont prêtes à faire le saut à l’international. Durant cette pandémie, quelque chose d’inattendu s’est produit en Chine et qui va changer la donne pour toujours : le chinois s’est mis à consommer du luxe local.

    Un article du Financial Times (FT 6.10.2020) décrit assez clairement ce changement de comportement du consommateur chinois face aux produits occidentaux et notamment de la montre de luxe. Ce changement, comme toujours en Chine, porte un nom : guochao. Ce terme désigne l’idée de produire et de consommer en Chine. Le « made in China for chinese ». Il est le concept symétrique de produire et consommer local que l’on trouve aussi de plus en plus chez nous. 

    La critique occidentale envers la responsabilité chinoise dans la pandémie du COVID-19 à renforcer un esprit anti-occidentaux exacerbé chez la population. L'esprit anti-étranger s’est renforcé forçant un repli vers la consommation « made in China ». 

    De plus, une « fatigue » des produits occidentaux avait déjà été observée, notamment chez les jeunes consommateurs, avant la pandémie et a gagné l’adhésion de nouvelles couches de la population en particulier chez les plus aisés. La vente du luxe à l’européenne va en souffrir, en tous les cas chez les plus jeunes déjà très branchés montres-connectées.

    Pour l’industrie horlogère suisse cela peut être dévastateur. Pas par un changement à court terme mais par une inversion de tendance à moyen terme. Cela signifie une concurrence chinoise nouvelle aussi sur les marchés à l'exportation. Ce n’est pas du tout irréaliste. Souvenez-vous de la montre japonaise dans les années 70/80. Elle avait représenté un sérieux danger pour les suisses.

    Mais pour ce faire, il faudrait que l’industrie horlogère chinoise de luxe puisse dépasser son rôle marginal actuel. Et ce n’est pas le savoir-faire qui lui manque mais le faire-savoir. C’est donc un problème de marketing. Avec l’esprit guochao, les choses vont peut-être changer pour toujours. Attention ! Danger pour les suisses !

    article paru dans l'AGEFI (11.01.21)

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  • Le Secret Rolex

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    Les milieux horlogers considèrent Rolex comme une entreprise à part. Tellement différente que l’on n’essaie même pas de se comparer à elle, ni de la copier car c’est une exception. Point à la ligne.

     

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  • L’horlogerie suisse & Grégory Pons

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    Grégory Pons est « le » journaliste horloger de Suisse Romande. Installé à Genève depuis plusieurs décennies, ce français d’origine est plus suisse que n’importe quel horloger…suisse. Il connaît tout et tout le monde. On le craint autant qu’on l’admire. Connaître son point de vue sur l’évolution de l’horlogerie suisse en cette période de grande incertitude est précieux. Voici donc mon cadeau de « Black Friday » à tous les passionnés d’horlogerie...

    Entretien

    Les horlogers suisses ont raté la transformation digitale notamment avec la montre connectée mais quid du e-commerce ?

    En dédaignant de s’intéresser au marché émergent des montres connectées [on nous affirmait que ce n’étaient que d’éphémères gadgets électroniques, sans avenir commercial], les horlogers suisses ont condamné à mort non seulement leurs propres montres à quartz, qui représentaient tout de même en 2015, les deux-tiers de leur production, mais ils ont aussi raté leur transformation numérique, qui était la clé de leur basculement dans le e-commerce. Là aussi, on nous a raconté n’importe quoi, en prétendant qu’on ne pouvait pas vendre de la belle horlogerie en ligne. Il y a quelques jours, on a vendu aux enchères, en un week-end, pour plus de 50 millions de CHF de montres de collection, uniquement en ligne ! 4 000 amateurs étaient mobilisés : ils n’avaient jamais approché, vu ou touché les montres en question, dont certaines ont été adjugées – en ligne ! – à plus d’un, deux, voire cinq millions ! On voit également des jeunes marques sorties de nulle part rafler cinq ou six millions de CHF en ne vendant qu’en ligne – exemple : la jeune équipe lausannoise de Code41. On peut donc vendre ce qu’on veut en ligne, à tous les prix, pourvu qu’on sache allumer les passions, susciter le désir et déclencher un réflexe d’achat. Pas sûr que les marques traditionnelles, engoncées dans leur certitudes et murées dans leur arrogance, aient le logiciel pour y arriver. Le groupe Richemont a dépensé à ce jour presque trois milliards de CHF (le quart de son chiffre d’affaires) pour n’arriver à… rien ou presque, avec des ventes en ligne qui ne dépassent pas deux ou trois centaines de millions…

    Les segments d’entrée de gamme (moins de 200 chf. et 200/500 chf.) ont subi des baisses très importantes depuis plusieurs années vont-ils disparaître ? Peut-on avoir une industrie de ce nom sans entrée de gamme en d’autres termes est-ce envisageable de faire que du luxe ?

    Sur les seuls dix premiers mois de l’année 2020, les montres à quartz suisses ont perdu 42 % de leurs volumes, la perte en chiffre d’affaires se chiffrant à 38 %. Si ce n’est pas une déculottée, ça y ressemble. À ce rythme, il ne restera plus rien dans trois ans ! Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas tout faire pour sauver cette entrée de gamme électronique ou même mécanique, dont les volumes sont indispensables pour faire tourner les usines et maintenir le savoir-faire horloger en Suisse. Tout miser sur le seul luxe horloger est une vision cour-termiste totalement suicidaire : elle revient à faire reposer la pyramide des marques suisses sur la seule pointe dorée sur tranche du haut de gamme, et non sur une base bétonnée autour de solides marques de volume. Rien de plus dangereusement fragile et risqué ! On aura remarqué, dans cette crise pandémique, que les « grandes marques » ne s’en tiraient pas beaucoup mieux que les « petites » : le prestige n’est pas un vaccin contre l’adversité. Les lancements de marques indépendantes et les jeunes créateurs horlogers prouvent quotidiennement qu’on peut réinventer l’entrée de gamme horlogère, pourvu que les montres soient créatives, émotionnelles et accessibles. Abandonner ces gammes de montres aux usines et aux marques asiatiques, c’est nourrir le prédateur qui nous dévorera demain. Pire qu’une erreur, une faute stratégique mortelle…

    Où sont les Marché du futur ?

    Si je savais aujourd’hui ce qui va marcher demain, et sur quels marchés ça va cartonner, je deviendrai très riche ! Personne ne peut lire dans un futur particulièrement aléatoire, complexe et imprévisible. On peut cependant tenter de comprendre que le marché va se polariser en se consolidant autour de deux pôles : dans le haut du tableau, une poignée de grandes marques iconiques qui vont assurer 80 % du chiffre d’affaires de la future industrie horlogère, avec une offre mainstream et globalisée ; dans le bas du tableau, des centaines, sinon des milliers d’ateliers indépendants, à tous les niveaux de prix, pour n’assurer que 20 % ou moins de l’activité horlogère, avec une offre de niche limitée en quantité [mais l’union des volumes fait la force !], qui sera forcément d’autant plus séduisante, singulière et percutante qu’elle visera des marchés de proximité. Le prochain paradis des marques suisses intelligentes, ce sont les marchés des pays voisins, qui étaient avant la bulle chinoise ceux de nos meilleurs clients. Le marché intérieur européen est notre nouveau Far West ! Les outsiders auront en outre le devoir de faire basculer l’horlogerie dans l’éco-responsabilité – ce qui n’est pas gagné d’avance ! La Suisse a les atouts qui conviennent dans le haut du tableau. Il lui faut à présent relancer la création suisse de nouvelles marques et de nouvelles propositions, positionnées entre 500 et 5 000 CHF et seules capables de générer des volumes qui permettront la survie des usines. Deux exemples à méditer : l’offre de Tudor, irréprochable autour des 3 000 CHF ou l’offre de Mondaine, attractive dès 300 CHF. Pour l’horlogerie suisse, qui a survécu depuis presque cinq siècles à toutes les révolutions, l’avenir ne fait que commencer…

     

     

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  • HORLOGERIE : 2020 la pire année en 80 ans !

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    Après dix mois, la branche a vu ses exportations diminuer d’un quart (-25,8%) par rapport à l'année dernière, laissant présager la plus forte contraction annuelle jamais enregistrée au cours des 80 dernières années (selon les chiffres d'exportation de la Fédération Suisse de l'Horlogerie).

    Dans ce grand marasme, les montres de moins de 500 francs (prix export) ont enregistré des reculs plus marqués.

    En dessous de 200 francs, valeur et volume ont diminué de plus de 20% (comparaison mois à mois), alors qu’entre 200 et 500 francs la variation a été de l’ordre de -15%. Par contre, les garde-temps d’un prix export supérieur à 500 francs n'ont vu leur valeur diminuer que de 5,8% par rapport à octobre 2019.

    La situation est telle que l'on peut désormais envisager une industrie horlogère suisse sans offre importante en entrée de gamme. On peut dire maintenant qu'en seulement 5 ans "la montre connectée a eu raison de ce secteur d'entrée de gamme" On peut désormais aussi se poser la question : Est-ce soutenable d'avoir une industrie de luxe sans l'apport d'une fabrication de montres en grand nombre? 

    Pour mémoire : C'est ce qu'avait prouvé la Haute Couture en créant le "prêt à porter" pour soutenir ses excès liés aux dépenses pharaoniques notamment des défilés. 

    On connait aujourd'hui dans l'horlogerie suisse un mouvement inverse : on perd le "prêt à porter" alors quid de la "Haute Horlogerie" ?

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  • CHINE: la victoire jaune ... pour les horlogers suisses

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    Les mois de 2020 se ressemblent ... les exportations de l'horlogerie suisse sont dans le marasme !

    Une lueur : la Chine  (+78,7% en un an...quant aux autres pays du monde ils font...moins 30% en 9 mois)

    Les statistiques mensuelles des douanes viennent de tomber ce mardi matin (8h).

    Elles sont formelles : la Chine domine le monde.

    Ainsi elles confirment ce que l'on savait déjà depuis longtemps maintenant : la Suisse a perdu le marché des montres à moins de 500 chf. et ceci pour toujours ... mais ces mêmes statistiques montrent aussi la Chine comme notre principal levier de croissance (fini Hong Konk!)

    Cela à l'avantage d'être clair. 

    La Chine est le premier pays au monde pour ... les horlogers suisses

    Cela a des conséquences :

    1.- il va falloir apprendre le mandarin dans nos écoles du Jura

    2.- il va falloir envoyer nos jeunes dans des stages en Chine

    3.- il va falloir apprendre à plaire aux chinois (design, moeurs, culture, etc.)

    4.- fini de regarder vers l'Ouest (l'Amérique se meurt)... il va falloir regarder vers la Chine et l'Asie du Sud Est

    C'est un changement profond dont on ne mesure pas aujourd'hui encore toutes les effets ...

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  • ANNIVERSAIRE : SWISSNEX à 20 ans

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    Exactement aujourd'hui le 10.10.2020 ...cela fait 20 ans que les maisons suisses de la science et de la technologie ont commencé à se déployer dans le monde...  En effet, tout à commencé à BOSTON le 10.10.2000...par l'ouverture de la première Swiss House for Advanced Research and Education...  depuis c'est devenu une aventure extraordinaire partagée par des centaines/milliers de jeunes suisses pour montrer "overseas" l'excellence de la science et de la technologie suisse.... et aujourd'hui -c'est nouveau- pour montrer sa capacité de RÉSILIENCE... on est n°1 mondial en la matière

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