22/11/2014

L'Homme Augmenté (I)

 

 

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Cette histoire est typique de ce qui nous attend:

" un changement de paradigme et non de paradis "


L'Homme augmenté plus que l'Humanoïde ... c'est cela vers quoi on tend:


1.- des BOTS plus que des ROBOTS.

2.- des Exoscquelettes plutôt des Humanoïdes

3.- le soft plus que le hard


cela donne à réfléchir... pour un meilleur avenir... ou pas!




 

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31/10/2014

« Millenial Generation » (XXV)

Ils sont nés aux USA entre 1980 et 2000.

Ils ne portent pas de montres mais aiment la techno.

Ils portent parfois des baskets fluo et des mèches de cheveux teints.

Ils sont tous tatoués sur tout le corps.

 

Mangeant « organic », ils ne sont pas gros comme leurs parents.

Vivant de préférence en ville en co-location, ils n’ont pas de voiture.

Ayant fait de longue études très chers, ils sont lourdement endettés.

(1'000 milliards collectivement, c’est la dette la plus lourde après les hypothèques immobilières de leurs parents).

 

Très sociaux, ils sont sur les réseaux tout le temps !

Ils préfèrent Whats-Up à Facebook- pour échapper à leur maman !

Mobiles, ils dépensent plus en facture de téléphonie qu’en transport !

Le vélo, ils adorent mais sans respect pour les piétons ! 


Ils ne confondent pas la Suisse à la Suède.

Ils s’informent via les réseaux sociaux et n’aiment pas la télé.

Ils sont accros aux séries tv qu’ils regardent en "streaming" sur leur mobile.

Ils parlent «vocal fry » comme leurs héros télé visuels (c’est une sorte de vibration des mots dans la gorge).

 

Pas fanatique du travail, ils ne font qu'enchaîner de petits boulots.

Pas d’enfant trop tôt, du coup le taux de fécondité s'est effondré.

Pas d’économie, juste rembourser les dettes qui s’accumulent.

Pas d’ascension sociale, le rêve américain s’est évaporé pour eux…

  

29/10/2014

La guerre du Porte-Monnaie a commencé ! (XXIV)

CONSTERNATION : depuis deux jours, CVS et Rite Aid (deux chaînes de Pharmacies-Drogueries) refusent les paiements via « Apple Pay » !!!

En fait, ils appartiennent à un Consortium d’une quarantaine de magasins ayant pignon sur rue (donc en dur – on dit aux USA  de « brick and mortar »).

Ce groupe est mené entre autre par Walmart (2,1 millions d’employés…excusé du peu) et Best Buy. Ensemble ils représentent environ 1'000 milliards de vente annuel.

Dénommé MCX pour Merchant Customer Exchange, le groupe veut lancer leur propre système de paiement par téléphone mobile. Le système CurrentC (c’est comme cela qu’il s’appelle…pas très pratique…) va faire concurrence à Apple mais surtout aux cartes de crédit - Master Card et Visa en tête – car l’idée, c’est que le client va scanner lui-même la marchandise puis présente le scan à la caisse et donc plus besoin des cartes de crédit… le paiement et la quittance resteront virtuellement sur le téléphone et les magasins créditeront votre compte client chez eux. Bref, vous finirez quand même par payer à la fin du mois via votre banque… Les commerçants adorent ce concept car ils vont pouvoir économiser les 2-3% que Visa et Master Card leur prenaient au passage…

Mais pour le client, ce n’est pas clair du tout… le système est compliqué et nécessite une manœuvre délicate de plus – par rapport au paiement actuel par carte de crédit – le scan !!! C’est loin d’être gagné… scanné est une opération délicate et pas si simple, question de lecture orientée, d’emballage chiffonné, etc… bien du courage aux caissiers et caissières qui devront aider les clients…

Ce qui est sûr pour l’instant, c’est que le système Apple Pay fonctionne déjà depuis le 20 octobre et que CurrentC va fonctionner éventuellement l’année prochaine…en attendant la GUERRE est déclarée..

Morale de l’histoire : le consommateur n’est pour l’heure pas gagnant – ni avec Apple Pay, ni avec CurrentC – il pourrait pourtant tenir sa revanche en payant tout simplement en petite monnaie…

27/10/2014

GAFA : un nouveau continent financier * (XXIII)

Google, Apple, Facebook, Amazon (GAFA) représente ensemble une capitalisation boursière de plus de 800 milliards de dollars (étude d’IFRI**), c’est plus que toutes les entreprises suisses du SMI ! 

GAFA réalise un chiffre d’affaires d’environ 420 milliards de dollars, c’est 4/5 du PIB de la Suisse ! 

GAFA dispose de bénéfices annuels cumulés de 52 milliards de dollars, c’est quasi deux fois le chiffre d’affaires de toute l’horlogerie suisse !

GAFA dépense plus d’argent annuel en R&D et en acquisitions que toutes les entreprises de Suisse !

GAFA est un continent financier… à lui tout seul c’est une force de frappe supérieur à la Suisse…et qui cohabite les uns à côté des autres sur un espace plus petit que la Métropole Lémanique. Ces quatre entreprises représentent 83% des sociétés Internet (étude d’IFRI**), …c’est dire…

Si vous voulez savoir vers quoi le monde s’engage, regardez plutôt du côté du nouveau continent financier GAFA.

Le jeu en vaut la chandelle et vous découvrirez entre autre la dématérialisation de l’économie (nous y reviendrons ultérieurement).

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*  Expression empruntée à Katia Della Pietro, Vaucher manufacture Fleurier

 

** Etude l’IFRI, – L’échiquier numérique américain – Olivier Sichel, Sept. 2014

26/10/2014

L'hôtel, le taxi et le porte-monnaie (XXII)

"Airbnb", le système de location d'appartements par Internet marche bien, beaucoup trop bien. Dans plusieurs villes aux USA comme ailleurs, les hôteliers rouspètent fort, très fort. Airbnb leur prend leur travail en offrant un meilleur service et moins cher. Mais ils sont en train de trouver la faille. Ce type de location ne répond pas à la loi notamment en ce qui concerne la sécurité : extincteur, porte anti-feu, sortie de secours, etc.

"Uber", le système de réservation de taxis par Internet marche bien, trop bien. Les taxis professionnels manifestent un peu partout. Uber leur prend leur travail en offrant un meilleur service et moins cher. Mais les chauffeurs sont en train de trouver la faille en évoquant la loi. Ici aussi la loi américaine protège plus les professionnels que les consommateurs. C'est sans doute une question d'organisation ou de lobbying!

"Apple-Pay" s'attaque aux porte-monnaies des américains. Non pas pour remplacer un service cher pour les commerçants (entre 2 et 3% des achats vont aux cartes de crédits et aux banques et cela ne changera pas pour les commerçants avec Apple) mais Apple veut tout simplement remplacer l'argent... mieux que le Bitcoin...alors...

Ambitieux projet qui a débuté le 20 octobre, il y a seulement quelques jours. Les premiers tests des journalistes, toujours à la recherche du "bug" (du défaut) ont relaté leurs différentes expériences avec beaucoup de complaisance mais aussi avec un brin d'émerveillement. Cela marche! Le système est simple, rapide et magique. On passe à courte distance son iPhone 6 de la caisse enregistreuse d'un geste souple et rapide et c'est fait. Payer avec quittance sur le téléphone et on s'en va avec sa marchandise. Quelque soit le montant à payer cela marche. Pas cher ni pour nous ni pour le commerçant.

Mais alors qui va rouspéter, manifester? ...les banquiers!!!


C'est là tout le paradoxe de la révolution de l'innovation algorithmique: elle remplace des usages par d'autres usages... en détruisant de l'emploi...

Pour la première fois de l'histoire : le progrès détruit lentement mais sûrement l'emploi et ceci sans doute pour toujours car il ne peut pas en créer dans la même proportion.

Les algorithmes n'est pas comme les robots...une fois que cela fonctionne, il n'y a aucun travail pour les multiplier à l'infini (un clic suffit)... c'est précisément ici que l'on trouve le paradoxe de nos temps modernes : pas de travail dans la généralisation des algorithmes juste dans leur création!

Et désormais pour le politique:

       "promettre de résorber le chômage est finalement un leurre !"



25/10/2014

De la Carte ou du Territoire: qui est le Réel? (XXI)

La carte n'est pas le territoire, disait hier le mouvement situationnisme. Pas si sûr lorsque l'on observe les américains déambuler avec leurs smartphones dans les villes américaines. Leur trajet est dicté par la machine, la carte électronique...

On pourrait aujourd'hui tout à fait argumenter que la représentation a pris le dessus sur le réel.

Ainsi d'un coté Google Map et Street View donnent ensemble de nouvelles représentations interactives aux territoires et de l'autre, le GPS donne des contours réels aux parcours en indiquant les itinéraires à suivre. Qui dit quoi? Qu'est-ce qui est  réel?

Ainsi la digitalisation de la cité crée des nouveaux parcours (notamment pour les touristes qui découvrent a priori de nouveaux espaces). La carte digitale est devenue la ville qui à son tour, devient largement digitalisée. Si ce phénomène est en cours, on assiste réellement d’une appropriation de la carte par un plus large public -muni de smartphones- et donc d’une capacité à investir différemment le territoire, une autre évolution fondamentale se dessine à cet endroit.

Rappelons que l’invention de la carte a pour première fonction de séparer le sacré du concret (la propriété du bien commun) et donc de partager les rôles (privé-public) en inventant le politique.

Depuis, nos schémas de représentation fonctionnent dans une logique galiléenne où la carte est un espace géométrique constitué d’un ensemble de points indéterminés. Si elle permet de s’orienter, elle indifférencie les territoires, est incapable de représenter leur singularité et ce qui s’y vit. Elle génère une véritable « aliénation de l’analogie ». Une autre culture cartographique aujourd’hui se dessine, une culture qui très clairement rend compte du passage d’une logique représentative à une logique participative.

Ce qui compte dans ces nouvelles formes de cartographie, c'est de représenter le temps de parcours, le trafic, les lieux de consommation ou d'activités culturelles ou économiques. En quelque sorte, les lieux de vie et d'échange.

C’est moins un ensemble de points géographiques qu’il s’agit de représenter précisément qu’un ensemble de relations entre individus, activités qu’il s’agit de mettre en œuvre.

De véritables cartes émotionnelles se dessinent aujourd’hui, à partir des informations transmises par les téléphones mobiles comme par exemple les bouchons autoroutiers. Chacune de ces nouvelles interventions technologiques parle plus efficacement du territoire et de sa complexité.

Au-delà, l’émergence de nouveaux jeux vidéo géolocalisés va permettre de créer des cartes qui cette fois ne dépendent plus du territoire mais des rêves de chacun.

La carte représentera un peu moins les distances mais davantage à des parcours et des envies.

Chacune de ces cartes sera interchangeable entre usagers d’une même communauté qu’ils habitent Pékin, Toulouse ou Enghien les Bains.

Ce mouvement marque une évolution fondamentale des territoire et de leurs représentations:

         le passage du "représentatif" au "participatif".

23/10/2014

La (r)évolution des objets ! (XX)

La (r)évolution de l’Internet des Objets c’est l’innovation algorithmique.

C’est revisiter tous les objets à travers le prisme de la connexion, de l'algorithmique et des innombrables applications (apps) possibles. C’est un monde des nouvelles fonctions autorisant l’homme à pénétrer dans des univers nouveaux tels que la réalité augmentée, la santé prolongée, l’information notifiée en temps réel, l’automatisation des tâches quotidiennes, etc.

Ainsi le livre et les médias (tablett)e, la musique et le cinéma (streaming), la radio et la télévision (boîtier), la voiture (Google Car), la montre (Apple Watch), les lunettes (Google Glass), le porte monnaie (Apple Pay), etc. etc.

C’est sans fin…on peut s’imaginer que tous les objets, machines, systèmes ou services qui nous entourent seront un jour revisiter.

C’est cela la révolution contemporaine. Une évolution sur soi : une révolution, donc.

 

Il y a cependant deux bémols :

1.- D’abord, les objets ne pourront pas toujours tout faire…

Prenons l’exemple de la Google Car, qui certes est un projet prometteur. On sait que celle-ci ne sera peut-être jamais totalement autonome : elle ne sait pas conduire partout et par tous les temps…en fait pour l’instant elle fait un petit parcourt de moins de cent miles encore et encore – elle tourne en rond si l’on veut bien – sur une route qu’elle connaît bien, qui a été cartographiée avec minutie et avec un passager/chauffeur à coté.  Mais malgré cela on a déjà vu des effets positifs comme le parking autonome ou le dispositif adopté par certains constructeurs, appelé « aptive cruise control » , et  qui permet de maintenir sans intervention humaine la voiture dans le flot d’un trafic autoroutier normal. C’est souvent comme cela une recherche en innovation abouti à l’invention d’autre chose et c’est tant mieux. 

2.- Ensuite, les algorithmes vont sans doute prendre des emplois aux humains ! Demain, tout le monde ne sera pas mathématiciens, designers ou ingénieurs…c’est une réalité avec laquelle il faudra vivre et  sans doute inventer une nouvelle forme de partage du travail ou des ressources de celui-ci. 

 

Le plein emploi est un concept du passé, les algorithmes d’aujourd’hui.

22/10/2014

Pourquoi Amazon perd-il de l’argent ? (XIX)

Avec un chiffre d’affaires attendu de plus de 80 milliards de dollars pour 2014, Amazon est un mastodonte de la vente en ligne.

Et pourtant l’entreprise continue de perdre de l’argent !

Etrange !

Pas tant que cela !

Amazon a toujours eu d’abord peur de la concurrence.

Du libraire Barnes & Nobles à ses débuts puis un peu de tout le monde  aujourd'hui. Au fur et à mesure que sa gamme de produits en vente sur Internet s'élargissait - tout le monde devenait un peu son rival. Donc il fallait absolument écraser la concurrence naissante. Et, il y avait toujours quelqu’un de nouveau pour essayer de vendre sur le Net. Un cercle vicieux...

Ainsi, à force de chercher à élargir ses parts de marché…c’est devenu pour le patron Jeff Bezos, une véritable obsession :

- Bien sûr, il va parler de vision à long terme dans les conférences qu’il donne un peu partout ;

- De plus, il va dire qu’il ne regarde pas du côté de Wall Street (les actionnaires s’impatientent (avec +160 milliards de capitalisation, ils aimeraient eux aussi participer à la fête) ;

- Enfin, il va continuer à négocier « sec » des accords qui lui sont favorables avec les fournisseurs ; 

- bien sûr, il va poursuivre sa pression salariale sur ses propres employés (132'000 tout de même) ;

- Pour finir, il va continuer à faire des actions de marketing de type livraison gratuite pour attirer de nouveaux clients (+200 millions dans le monde)

 

Mais de quoi à peur véritablement Jeff ? 

Aujourd’hui : ALIBABA…

Et au fond, il a raison…car les chinois sont encore plus redoutables que lui…pas de rentabilité immédiate, des prix encore plus cassés, des employés encore plus stressés, des négociations avec les fournisseurs encore plus dures et une agressivité sans commune mesure…

Bref, un cauchemar…pour Bezos…et peut être pour nous aussi…

 

 

P.S Le plus drôle dans cette histoire, c’est que derrière la menace il y a toujours une autre menace et ce sont maintenant des chinois comme Baidu (moteur de recherche), Tencent (réseaux sociaux), Tradekey (e-commerce) ou HKTDC (e-commerce) qui font peur au monde entier...

20/10/2014

Aujourd'hui: de quoi parle le Times? (XVIII)

En première page de la section "Business", trois articles sur cinq parlent d'algorithmes!

JPMorgan inaugure son nouveau floor de trading automatique qui rapporte gros. Les Sud-Coréens regardent comme des malades les compétitions de jeux vidéos à la télé et Netflix fait la leçon à Hollywood en streamant le cinéma...tout cela grâce à des algorithmes super-puissants.

C'est cela désormais, le nouveau monde. Les américains en sont convaincus. 

Il faut en parler chez nous aussi...car nous avons aussi besoin de ces "matheux créatifs", notamment  si nous voulons conserver notre industrie manufacturière.

De nouvelles professions vont naître et soit on est capable de suivre le mouvement, soit on disparaît du jeu économique global.

Ainsi, les choses vieillissent vite. Je vous rappelle que dans les années 60, le petit train "märklin" était le jeu favori des garçons...aujourd'hui, il ne savent même pas que cela a existé tellement tant les jeux vidéos occupent leurs esprits...c'est normal ...mais cela oblige chacun à avancer avec son temps.

Donc pour les horlogers suisses ...il faudrait former des jeunes au métier de programmeur-horloger...et pour les banquiers: des faiseurs de robots-algorithmes...bref revoir de fond en comble notre approche de l'éducation.

Une réflexion large s'impose...j'en suis personnellement convaincu...

Qui veut prendre le relais politique d'une telle approche?

Il y a urgence.

Réveillez-vous, Messieurs les politiques...les enjeux ne sont pas là où vous pensez!


16/10/2014

Inouï: La ville autoroutière! (épisode XVII)

Aux USA, la ville a déserté le centre et les faubourgs…elle se construit désormais le long des autoroutes et plus précisément aux principales sorties de celles-ci. Inouï!

Pour le visiteur européen qui a l’habitude de visiter l’Amérique en se rendant dans les grandes villes comme New York, San Francisco, Chicago, Boston ou Washington ou dans les grandes étendues du Grand Canyon et des parcs nationaux, ce phénomène n’est pas visible. Il faut aller voir Little Rock (AK),  Memphis (TN), Florence (NC), Amarillo (TX), etc. pour comprendre ce nouvel urbanisme.

En deux mots, celui-ci consiste à déplacer vers des zones à grand trafic les fonctions vitales d’une ville tels que le commerce (Mall), l’hébergement (notamment les hôtels et les parcs à villas), la restauration (fast food) et plus étonnamment les lieux de culte. Les constructions sont toutes récentes tandis que le centre ville est ancien, délaissé et souvent en ruine…seules les banques, les assurances et l’administration semblent encore avoir envies de résister …mais jusqu’à quand ?

Le centre s’est vidé en quelque sorte par absence d’animations et d’activités.

En fait, le secret de ce mouvement de reconstruction est bien sûr le trafic.

Une ville est le lieu de passage (trafic) par excellence qui réunit les marchands et les populations. Le mode de vie contemporain américain a déplacé les lieux de passage au profit exclussif des autoroutes (et donc des sorties d’autoroutes) ...donc logiquement la ville a suivi.

Intéressant notamment pour les urbanistes têtus qui font plan de reconstruire là ou rien ne se passe jamais!

C’est important ici de noter à quel point les anciennes manières de réfléchir perdurent chez nous.

Et à titre de comparaison, les entreprises européennes ou suisses (voir même les commerçants) ont de la peine à évoluer face au développement gigantesque du trafic sur Internet.

Au lieu d’aller là où les gens vont…ils s’obstinent à les faire venir là où ils ne veulent justement pas aller.

Les Etats-Unis en se sens sont mieux préparés que nous en tout cas au concept qu'il faut aller avec le trafic et pas contre lui!

Est-ce pour cela qu'ils sont bien meilleurs que nous dans les usages d'Internet où là très exactement seul le trafic compte:

Juste un exemple pour s’en convaincre…Fossil (montres et accessoires) vendent deux fois plus sur Internet que Swatch !

Trafic: voilà la principale caractéristique des « temps modernes ».

15/10/2014

La Silicon Valley invente la « Nouvelle Innovation » (XVI)

La Silicon Valley nous avait donné la « Nouvelle Economie » au tournant du millénaire, elle nous donne aujourd’hui la « Nouvelle Innovation »! Porté par le développement massif de l'Internet des Objets...l'innovation change de paradigme...

De quoi s’agit-il exactement ?

C’est simple.

Au lieu d’innover dans un produit ou un service comme on le fait traditionnellement dans les grandes entreprises industrielles, les PME ou les start-ups, on se met à détourner les produits ou services de leurs seules fonctions initiales pour proposer une vision étendue du produit ou du service. En quelque sorte on crée un produit augmenté...

Donnons ici trois exemples pour mieux comprendre :

             1.- au lieu d’innover dans le téléphone mobile… les entreprises ICT ont développé le « Smart Phone ». Bien sûr, c’est aussi un téléphone mais c’est surtout beaucoup plus…me permettant d’avoir la météo, la géo-localisation, l’accès à Internet, etc.

            2.- au lieu d’améliorer les performances intrinsèques des voitures (matériaux, sécurité, moteurs, consommation, etc.), Google cherche à innover avec la voiture qui se conduit toute seule… d’autres constructeurs se sont juste contentés du parcage automatique…

            3.- au lieu de faire évoluer tranquillement (à la Suisse) la montre par des innovations incrémentales, Apple invente la montre connectée - future pièce centrale de l’Internet des objets…

Voilà … tout se met en place…sous l'effet massif du développement de l'Internet des Objets...car tout les objets, tous les système, tous les produits vont être revisité par la "Nouvelle Innovation" c'est certain...désormais on peut constater que d’un côté, on aura de l’innovation traditionnelle (incrémentale ou de rupture) et que de l’autre, la « Nouvelle Innovation » proposera un détour par les algorithmes pour inventer de nouveaux usages, pour revisiter toute chose.

 Ce que la très jeune génération de nouveaux inventeurs californiens prépare (et que j’ai rencontré il y a quelques jours à San Francisco) c’est cela :

 

… Pas de nouveaux produits mais de nouvelles fonctions sur d’anciens produits, donc de nouveaux usages…ce qui va entraîner un phénomène particulièrement nouveau: toutes les entreprises industrielles, grandes ou petites, vont devoir composer avec des systèmes d'exploitation comme "ANDROID" ou ses frères jumeaux...c'est-à-dire faire alliance avec les "algorithmes"...c'est totalement nouveau et les entreprises orientées mécaniques ou électroniques devront apprendre ...la mathématique!

 

12/10/2014

USA: un «midterm» terne ! (épisode XV)

Le mardi 4 novembre prochain, les américains se rendront aux urnes pour élire 1/3 du Sénat, renouveler entièrement la Chambre américaines des représentants (House), élire 38 gouverneurs, choisir des candidats avec des charges publics (maires, shérifs, attorneys publics, etc…). De plus, dans quelques Etats, les gens devront se prononcer sur certains référendums locaux notamment en Californie.

Malgré, l’importance à priori de ces enjeux, les citoyens peinent à se mobiliser.

La campagne est terne malgré quelques « petits » scandales par-ci, par-là qui font semblant de l’animer provisoirement.

Même le controversé projet de construction du pipeline Keystone XL, un oléoduc pour le pétrole issu des schistes bitumineux, que les écologistes combattent farouchement, n’entrainent pas de mouvement de foule. De même la guerre contre ISIS (pour nous l'Etat Islamique en Irak et au Levant) ou le conflit ukraino-russe et la lutte contre l’immigration clandestine ne font pas véritablement recette dans les médias… juste un peu la capitale Washington et son trop d’état fait mouche chez les républicains.

Donc décidément à part la saison de foot universitaire, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent…de l’information.

D’après les sondages, les républicains vont prendre la majorité au Sénat, conforter légèrement celle de la House et donc obliger le Président Obama à conduire le pays sans l’appui des Chambres.

Mais déjà maintenant le processus législatif fonction au ralenti de plus une opposition parlementaire des deux chambres au Président cela est déjà arrivé à plusieurs reprises aux USA et cela permet en général au Président en fonction, d’aller jouer au golf… Est-ce vraiment possible avec Obama qui est déjà connu pour en faire beaucoup trop…de golf!

Ce déséquilibre des forces politiques entre Président les Chambres va sans doute (re)basculer dans 2 ans lors des prochaines élections présidentielles puisque le Président Obama arrive au terme de ces 2 mandats.

Et là, tout reste ouvert. Tout peu arriver….Sauf que Hillary Clinton va tenter d’être la première femme Présidente des Etats Unis mais elle a quand même un inconvénient majeur: être la femme d’un ancien Président !

Et du côté républicain, cela va tourner autour de primaires serrées avec sans doute beaucoup de candidats (le gagnant ayant cette fois-ci une réelle chance de devenir le futur Président).

Il y a cependant une candidature étonnante qui se prépare, c’est celle de Jeb Bush…fils et frère de la dynastie Bush, ce qui en soit est peut-être un double handicap pour lui.

Bref,  la campagne 2014 est une élection terne, la prochaine en 2016 pourrait l’être aussi…

Imaginez Clinton contre Bush ...  « du déjà vu » ou presque !