31/10/2016

le Matin du Soir: un jeu de mot ou une aberration?

Lancer un journal "on line" avec un rendez-vous fixé à 17h. c'est aberrant car les journalistes vont devoir retenir chaque jour l'information jusqu'à 17h, alors que celle-ci sera accessible partout ailleurs en continu...

... on pourrait même croire à un gag belge ... et pourtant, c'est ce que vont faire des journalistes suisses du Matin ...

donc comment imaginer un succès à cette approche de la "news décalées" alors que justement le continu est la marque de notre temps ... ainsi à l'ère du "tout, tout de suite" une telle aventure semble vraiment anachronique en temps décalé ... et même-ci elle sera personnalisée la "news" ne ce décide pas elle arrive ... et aujourd'hui il faut la saisir au plus vite....

Bon soyons indulgent: bon vent ... au news "décalées" et payantes !

28/10/2016

GARMIN versus ROLEX = 1:0

 

Sur les terrains de golf, on voit ROLEX partout sauf sur les poignets des joueurs car ils portent une GARMIN!

Résultat des courses, en 2016, Garmin va vendre autant de montres que ROLEX, soit plus de 600'000!

ROLEX joue la carte du golf en "sponsorisant" les tournois de renom mais aussi les golfeurs. Cependant pour un golfeur, ce n'est pas tant l'heure qui compte que la distance jusqu'au prochain trou. 

Donc Garmin en offrant ce service a pris la place de la Rolex sur le poignet et certainement ne va plus la lâcher.

En résumé, Garmin met à disposition des milliers de parcours pré-chargés en Europe et dans le Monde sur sa montre. Comme elle dispose d'un GPS, elle peut informer à tout moment le golfeur sur la distance exacte qui le sépare du prochain trou. Elle contient aussi une cartographie détaillée des parcours et apporte en plus des compléments d'analyse statistique de votre parcours. Car un golfeur a besoin d’une cartographie détaillée qui met en avant le parcours, ses obstacles, les distances et des conseils sur les choix tactiques à prendre, pour bien jouer. Ces produits permettent de faire gagner du temps par une prise de décision plus rapide : quel club choisir pour passer ce bunker ? Quelle distance pour arriver sur le green ? Une approche en un ou deux coups ? etc… Il faut comprendre qu’un golfeur joue avant tout contre lui-même. Il est alors important d’avoir un produit qui le rassure et l'accompagne dans ses choix. 

Voilà donc ... une nouvelle approche pour la montre:

(1) capter des données (ici la position par géolocalisation GPS) 

(2) analyser les données (ici proposer une distance sur le green)

(3) fournir une prédiction ou une action (ici un choix tactique)

Bref l'avenir de la montre, c'est de capter les données et non plus seulement de donner l'heure....

 

 

 

25/10/2016

Les ventes de montres connectées chutent ... pour l'instant!

En tout, 2,7 millions de montres connectées ont été écoulées de juillet à septembre 2016 (troisième trimestre), soit 51,6% de moins qu'en 2015 ... car dans cette période aucune nouveauté n'est venue véritablement soutenir les ventes (Apple Watch série 2 arrive seulement en fin de trimestre).

La chute des ventes mondiales de montres connectées s'est accélérée au troisième trimestre, emmenée par l'Apple Watch qui accuse un plongeon de 71,6%, selon des estimations lundi du cabinet de recherche IDC. Toutes marques confondues, 2,7 millions de montres connectées ont été écoulées au troisième trimestre, soit 51,6% de moins que sur la même période de 2015.

Apple ne divulgue pas officiellement ses chiffres de ventes, mais IDC les évalue à 1,1 million d'unités, soit 41,3% du marché mondial et un recul de 71,6% sur un an.

Au deuxième trimestre, IDC avait estimé la baisse à 32% pour l'ensemble du marché, et à 55% pour l'Apple Watch.

Question de calendrier

Le cabinet invoque en partie le calendrier de renouvellement des appareils: la deuxième génération d'Apple Watch n'est arrivée sur le marché que fin septembre, la nouvelle Gear S3 de Samsung n'est pas encore sortie, et plusieurs fabricants hésitent à proposer un nouvel appareil avant les fêtes car Google a repoussé à l'an prochain la mise à jour de son logiciel d'exploitation (Android Wear 2.0).

Toutefois, «il devient également évident que les montres connectées actuelles ne sont pas pour tout le monde», relève Jitesh Ubrani, un analyste d'IDC. «Avoir un but et une utilisation clairs est primordial, c'est pourquoi beaucoup de fabricants se concentrent sur le fitness à cause de sa simplicité. Mais à terme, différencier l'usage de la montre connectée et du smartphone sera un élément clé», prévient-il.

Au troisième trimestre, Garmin a pris la deuxième place mondiale derrière Apple, avec environ 600'000 unités vendues (20,5% du marché).

Samsung arrive en troisième position (environ 400.000 unités, soit 14,4% du marché), suivi par Lenovo et Pebble (quelque 100.000 unités chacun, pour respectivement 3,4% et 3,2% du marché).

 

référence publique

 

21/10/2016

Le Brexit fait vendre : + 32,4% pour les montres suisses !

Explications:

Tout le monde le sait: les montres suisses sont beaucoup trop chères. 

Elles ont doublé de prix à l'exportation en dix ans. C'est ridicule. Rien ne justifiait cette envol des prix ni innovation ni charges nouvelles ... si ce n'est bien sûr l'avidité des manageurs.

Donc aussitôt que leur prix baisse, comme par exemple en Angleterre avec la livre sterling qui s'est effondrée depuis le Brexit, alors les clients se ruent sur les montres suisses car elles se vendent à leur juste prix. 

En Angleterre, les montres ont été achetées en livre sterling avant le Brexit (il y avait là-bas des stocks pour une année)... et vendues toujours en livre sterling depuis ... donc les marchands anglais ont bien vendu chez eux car en monnaies étrangères les montres sont moins chères ... donc les exportations suisses de septembre montrent simplement qu'ils ont eu besoin de se réapprovisionner.

Tel est la leçon anglaise: +32,4% des exportations vers ce pays en septembre contre -5,7% pour le reste du monde.

Il est donc nécessaire pour éviter le prolongement de la crise horlogère actuelle d'effectuer au moins un retour salutaire sur terre car: 

        "le juste prix est un levier de croissance". 

 

 

19/10/2016

Calvin aurait adoré les Blockchains !

Pierre Lévy est l'inventeur, il y a 20 ans, du concept "d'intelligence collective". Concept qui a aujourd'hui beaucoup de succès dans la Silicon Valley. Actuellement, il est Professeur d'Etat à Ottawa. Blockchain est le sujet de notre entretien. Sa vision reste très avancée sur son temps. Pour lui: tous les intermédiaires ont du souci à se faire: Notaires, Avocats, Banquiers, Commerçants, etc. vont à l'avenir plus ou moins disparaître car la question de leur contribution dans la chaîne de la valeur va être challengée par les blockchains.

Voici en résumé le développement de son point de vue.

Comme tout le monde le sait maintenant, les blockchains sont des technologies informatiques destinées à suivre des contrats sécurisés, transparents et décentralisés et pas seulement ceux liés aux bitcoins.

Par extension, les blockchains constituent des bases de données qui contiennent l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs depuis leur création. Ces bases de données sont sécurisées et distribuées : elles sont partagées par ses différents utilisateurs, sans intermédiaire, ce qui permet à chacun de vérifier la validité des données.

Ce qu'il faut surtout retenir, c'est l'absence d'intermédiaire. Imaginez-vous une société sans intermédiaire ... purement directe à l'instar de Luther et Calvin qui ont appelé les fidèles à s'adresser directement à Dieu en se passant des curés et du latin, ce qui a abouti à la création de la Réforme. Eh bien, c'est exactement ce qui se passe, affirme Pierre Lévy. On peut l'appeler de diverses façons: révolution numérique, révolution 4.0, etc. mais cela va bien au-delà, c'est la fin programmée ou codifiée des intermédiaires.

Personne ne semble prendre la mesure d'une telle Réforme. Et pourtant dans cette conception économique, le client parlera directement avec l'usine, il traitera immédiatement avec les fabricants et de même l'usine via l'Internet des Objets et les contrats de type blockchain n'auront plus besoin d' "inter-médiation". 

Cela est vrai pour la finance, le commerce, l'industrie... mais aussi pour les médias, l'enseignement ou encore et surtout les États. En comprenant bien que l'une des fonctions importantes des États, ce sont les enregistrements de toute sorte notamment des contrats comme les mariages, les naissances, les propriétés privées, etc. vous vous imaginez bien à quel point les blockchains vont révolutionner les Etats et sa bureaucratie en général. Plus besoin de notaires, ni de registres foncier avec les blockchains. Cela devient tout simplement très concret et va entraîner une réduction massive des fonctionnaires.

Pierre Lévy pense aussi que le domaine de la Santé va évoluer vers des pratiques digitales nouvelles et moins coûteuses. Ici il s'appuie sur l'idée que des actes médicaux de toute sorte vont être chaînés dans les blockchains. D'une part, cela permettra une meilleure prise en compte des actes médicaux par l'ensemble des parties prenantes de la chaîne de la santé afin d'en diminuer les erreurs, les doublons, etc. tout en améliorant la qualité des soins pour un moindre coût et d'autre part, permettrait une plus grande transparence des interventions. Le dossier médical serait alors une collection de plusieurs blockchains toutes liées à des maladies ou des interventions chirurgicales précises. Les "blockchains-santés" seraient notre historique médical sécurisé et accessible à tous les parties prenantes en temps réel et aussi connectées avec des capteurs incorporés (pacemakers) ou non (montre connectées). 

Les "blockchains-santés" du futur, ce sont donc à la fois des actes médicaux, des données actives provenant des capteurs, et des appréciations patients (self quantified) le tout dans un grand registre historique entièrement informatisé, transparent, sécurisé et distribué. 

En tous les cas, demain, la donnée-patient sera au cœur du processus santé.

 

 

(article paru le Mercredi 19 octobre dans le Journal économique AGEFI)

20/09/2016

Horlogerie Suisse: et maintenant le temps des faillites?

Les statistiques ne cessent de nous le rappeler: l'horlogerie suisse est en crise.

Les deniers chiffrent communiqués aujourd'hui par la fédération horlogère sont à cet égard à nouveau édifiants : les exportations horlogères ont vu leur valeur d'août 2016 perdre encore 11% (en termes réels) par rapport à août 2015, pour un total de 1,35 milliard de francs. 

C'est le quatorzième mois consécutif que cela baisse!

Mais tout le monde connait la cause actuelle de cette crise: une surcapacité de l'appareil de production par rapport à la demande. Surcapacité industrielle créée lors des années folles. 

Aujourd'hui, Il n'y a pas trente six manières de réagir, en fait il y a quatre possibilités: 

1- soit tout le monde réduit la voilure en même temps et on assiste à des licenciements ciblés - usine par usine - maison par maison mais en nombre limité:

        ... c'est largement ce qui se passe mais on est un peu dans l'urgence et en tout cas dans un mouvement de chacun pour soi

2.- soit on assiste à des regroupements, des acquisitions         

... comme récemment Frédérique Constant (par les japonais)... ou comme il y a quelques temps Eterna, Corum (par les chinois) ou bien avant encore comme Ebel, Concord (par les américains) 

3.- soit on attend les premières faillites pour résorber ce problème:

        .... et déjà toute la profession se demande qui va tomber le premier? ... Des prévisions sont faites en catimini... des noms sont évoqués ... tout le monde retient son souffle.

  ... on a déjà assisté à des disparition discrètement comme Favre-Leuba, Breva Genève, Fontainemelon, etc... 

        ... parfois plus bruyamment comme le "CLIP" de Michel Jordi... il y a quelques années, il est vrai... mais là on peut s'attendre à autre chose?

4.- soit encore l'industrie horlogère cherche vraiment un nouveau "levier de croissance"

        ... et là tout le monde le connait: c'est la montre connectée

Bref, on va probablement assister d'abord aux deux solutions évoquées ci-dessus (1+2) avant d'entamer sans doute la prochaine phase (3) celle des faillites .... oops .... et la 4ème c'est pour quand?

Cela aurait quand même été plus intelligent d'envisager aussi une offre de montres connectées tout de suite ... non?

 

10/09/2016

SIX raisons qui démontrent qu'APPLE a déjà gagné la guerre notamment face aux horlogers suisses !

1.- Plus d'un an et demi après sa commercialisation, Apple occupe la première place du marché des montres connectées. 17,1 millions de montres connectées en 2015 ont été vendues, dont 8,8 millions d'Apple Watch, selon l'interprétation commune faite à partir de la présentation de Tim Cook avant hier.

2.- Le chiffre d'affaire annuel annoncé (4 Mia) place Apple déjà en seconde position juste derrière Rolex (4,5 Mia).

3.- Le concept de "série" permet à Apple d'apporter des nouveautés régulièrement sans stopper complètement les séries précédentes ... cela augmente l'offre et permet de toucher différents segments de la clientèle.

4.- L'orientation vers le fitness (waterproof, GPS) et le partenariat avec NIKE est la démonstration d'une stratégie agressive vers le marché de la concurrence comme fitbit, Garmin etc.

5.- et l'orientation jeu avec Pokemon Go et Super Mario Run vers un public jeune plus large.

6.- Et l'alliance renouvelée et élargie avec Hermès vers l'horlogerie haut de gamme suisse.

Bref Apple fait feu de tout côté, ne laissant pas véritablement de place à la concurrence d'autant plus que la direction de l'entreprise semble vouloir avancer avec détermination ... franchissant pas à pas les obstacles avec consistance et détermination.

De plus les partenariats mis en place démontrent la force et la justesse de leur approche... ainsi il semblerait que les jeux sont déjà fait ... pour les horlogers!

En fait, plus Apple avance et moins il restera de place pour que nos horlogers suisses réagissent avec des propositions innovantes.

 

PS. ce blog est mon 200ème à la Tribune... Champagne!

23/08/2016

PATATRAS: MOINS 21,7% EN DEUX ANS: L'HORLOGERIE SUISSE AU BORD DE LA DÉPRIME!

Maintenant c'est clair, la production/exportation horlogère suisse est très fortement en recul:

Moins 21,7 % en deux ans!

 

Du coup cela signifie que la capacité industrielle est trop importante.

Ce d'autant plus qu'avant même l'actuelle crise l'appareil horloger était déjà sur-dimensionné, notamment dans la fabrication de calibres. 

On se retrouve donc, dans la plupart des cas avec une sous-utilisation des usines ... les spécialistes consultés estiment cette surcapacité à :

environ 40% de la capacité totale ... c'est beaucoup... c'est énorme. 

Même Patek Philippe, connu avant cette crise pour son carnet de commandes rempli à long terme, a annoncé le mois dernier une réduction de sa production. Imaginez: la Rolls-Royce des montres n'arrive plus à écouler toute sa production!

Patatras ... tout le monde doit réduire la voilure ... les vents sont contraires ... et pour longtemps semble-t-il...

Quelles solutions sont désormais possibles?

Première solution: on réduit l'appareil de production violemment et des entreprises ferment ou alors on ralentit la production doucement et un peu partout (cela signifierait que les entreprises s'entendraient sur des quotas pour une telle réduction... ce n'est pas gagné d'avance...) mais de toute manière et dans les deux cas, des emplois seront perdus. 

Deuxième solution: on cherche de nouveaux leviers de croissance notamment dans la montre connectée (ce que je propose depuis maintenant longtemps déjà).

Troisième solution: on combine les deux premières solutions ...

22/08/2016

Élection américaine: et si le vote ne concernait pas les candidats mais l'état supposé du pays?

IL n'y a rien de commun entre Clinton et Trump... et surtout pas leur appréciation -forcément divergente- de l'état du pays ... les américains sont tout aussi divisés.

Avant c'était mieux ! Voilà ce que pensent les supporters de Trump.

Aujourd'hui tout va bien! Semble au contraire répondre les pro-Clinton.

Mais voilà les partisans sont statistiquement plus nombreux du côté de TRUMP (voir tableau ci-dessous)... oups!

Le Los Angeles Times publie ces jours un sondage qui va d'ailleurs dans ce sens ... incroyable ... le gap c'est fermé?

Où va-t'on?

Mais voilà... déjà le vote en faveur du Brexit a fait douter -un peu après coup- tous les commentateurs ... donc qui connaît aujourd'hui vraiment la force de mobilisation des "laisser pour compte" du modèle américains ... ou plutôt de ceux qui croient avoir été défavorisés par le progrès supposé du temps ... un peu comme ces anglais qui ont votés pour la séparation ... pensant qu'avant c'était mieux ...

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07/08/2016

Dans 10 ans: il n'y aura plus de smartphones, seulement des smartwatches !

Gabe Grifoni, CEO de Rufus Labs n'y va pas par le dos de la cuillère...il prédit que les téléphones mobiles intelligents, qui aujourd'hui se vendent comme des petits pains, seront tout simplement remplacés, à terme, par les montres connectées!

Dans seulement 10 ans ajoute-t-il?

Est-ce prophétique ou un vœu pieux?

Nul ne le sait vraiment.

Ce qui est intéressant c'est plutôt son raisonnement.

  •  D'abord, il évoque le fait qu'avoir sur son poignet - donc toujours à disposition - un moyen de communiquer est vital (plus besoin de chercher son portable) !
  • Ensuite, on utilisera essentiellement la Wifi pour se brancher sur Internet. Pas besoin de carte Sim ni d'opérateur de télécom car la Wifi sera présente partout et gratuite et quelque soit son usage intensif (vidéo, jeux, etc.) !
  • Enfin, l'application "indispensable" sera l'identification unique que la smartwatch pourra donner à tout contrôle. En écoutant les battements spécifiques de chaque cœur la montre pourra donner l'identité du porteur. Plus besoin de carte d'identité, de carte de crédit, de billet de transport, de password, etc... vous serez reconnu à coup sûr juste en portant votre montre... l'objet deviendra ainsi indispensable.

Voilà qui est dit. 

Malgré le démarrage un peu lent, selon certains, de la vente des montres connectées (voir le tableau statistique ci-dessous)... on ne peut que constater: le phénomène de la montre connectée va en grandissant et que celui de la montre traditionnelle suisse va en se rétrécissant.

Donc quand la Wifi sera (encore) plus largement présente et que la reconnaissance du rythme cardiaque sera sécurisée alors les carottes seront cuites... il n'y aura plus de place sur le poignet ... et la guerre sera perdue ... pour les suisses!

« Face à l'apparition des smartwatches, l'industrie horlogère suisse n'a pas réagi assez rapidement ... Elle a planté sa tête dans le sable, en espérant que ce phénomène passe», analyse Neil Mawston, directeur général de Strategy Analytics (extrait du Figaro).

 Car nous le savons maintenant ... l'enjeu n'est pas la montre: mais le poignet!

 

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Tableau statistique des ventes de montres selon les années:

1) montres suisses

         1970 = 70 Millions

         2000 = 29 Millions

         2014 = 28,5 Millions

         2015 = 28,1 Millions

         2016 = 26 Millions

2) montres connectées

         2015 = 31,9 Millions

         2016 = 41,8 Millions

3) bracelets connectés (indiquant aussi l'heure)

         2015 = 39,6 Millions

         2016 = 51,4 Millions

 

 

18/07/2016

Les ratés de la "Haute Horlogerie" !

On doit à Franco Cologni l’invention du concept de «Haute Horlogerie». 

L'idée était d'emprunter à la "Haute Couture" son marqueur du luxe.

Mais aujourd'hui, trois problèmes frappent de plein fouet cette industrie:

- D'abord la Fondation de la Haute Horlogerie a cru bon de sortir, le mois dernier, un Livre Blanc qui voulait développer ce concept de Haute Horlogerie en diffusant une liste des maisons Horlogères appartenant à cette catégorie. De fait, cela a créé une liste noire des exclus... grave erreur conceptuelle car si vous vous mettez à "lister" les entreprises, vous entrez dans un processus d'exclusion propre à la fin de "règne" de toute organisation (cf. parti communiste entre autre ...)... c'est donc implicitement l'annonce d'une certaine fin... ce qui n'est pas bon pour le commerce .... 

- Ensuite, le "High-End Fashion" à laquelle devrait appartenir l'horlogerie de luxe, a défini depuis longtemps un "tempo" à son business, celui des fashions weeks. En créant un concept "saisonnier", le luxe forçait en quelque sorte la vente par la rareté attachée au concept de saisons. C'est une idée importante car tout en marquant les rendez-vous annuels ... on donne du rythme aux ventes. La solution des ventes en séries limitées (numérotées) est une pâle copie pour créer artificiellement de la rareté. 

- Enfin, l'idée "d'éternité" associée récemment au marketing du luxe horloger - pour faire opposition à la montre connectée- est aussi une fausse bonne idée car non seulement une montre mécanique est un produit périssable (sans révision régulière pas de montre qui fonctionne correctement) mais surtout cela empêche la création d'un rythme de vente (on peut stocker à l'infini  empêchant ainsi le renouvellement par des modèles saisonniers). Ce n'est pas très malin ....

Mais le plus grave dans cette histoire c'est que le luxe horloger c'est dissocier du luxe en général ... en créant sa propre règle, il est tout seul et peut ainsi du coup mieux plonger tout seul ... C'est pas malin du tout...et c'est d'ailleurs un peu ce que l'on peut observer en ce moment.

La solution passera inévitablement par un "rattrapage/recollage" de l'horlogerie au luxe ... car le High-End Fashion est un écosystème auquel il ne faut surtout pas essayer d'échapper ... sauf à faire face à des difficultés massives ...

 

 

21/06/2016

Le mystère des exportations horlogères enfin dévoilé!

Les statistiques d'exportation des montres horlogères dépendent directement du nombre de jour mensuel ouvert, c'est-à-dire travaillé par les douanes suisses. 

En effet, les exportations horlogères sont l'expression du "sell in" à savoir des montres envoyées dans les magasins à l'étranger et prêtes à la vente (le "sell out" étant l'acte de la réelle vente). Donc les statistiques expriment ces envois vers du stockage en magasin hors de Suisse.

Et ces envois on lieu tous les jours ouvrables de tous les mois ... si bien que si un mois il y a un jour de moins ouvrable ... c'est 5% d'exportation en moins ...1/20=5% ... c'est mathématique.

Une des conséquences de cette manière de calculer fait que les statistiques mensuelles peuvent présenter artificiellement des variations importantes de plus ou moins 5% et dans des cas exceptionnels de 10%.

Cette année, les mois d'Avril et de Mai ont eu chacun un jour de plus ouvrable par rapport à 2015... on a donc un biais de 10%.

Il faut savoir lire les statistiques ... surtout horlogères !

Ainsi par exemple pour le mois de mai 2016, les chiffres viennent de tomber à -9,7% comparé au mois de mai 2015 ... en fait comme il y a eu un jour ouvrable de plus cette année on est plus proche de -15%.

Voilà la vérité ... des chiffres.