Coronavirus : 2020 année noire pour l’horlogerie suisse ?

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Après une année 2019 en demi-teinte : augmentation des ventes (+2,4 %) mais diminution des volumes (fort recul de la production de montres suisses : moins 3 millions de pièces … selon les statistiques de la fédération horlogère publiées aujourd'hui), on s’achemine vers une année 2020 beaucoup plus risquée.

Pourquoi ?

La crise du « coronavirus » ne fait que commencer, elle risque de durer au minimum 6 mois. Les ventes de produit de luxe vont s’effondrer en Asie. La haute horlogerie suisse sera aussi fortement impactée. En effet, le chinois est un grand acheteur de produits de luxe (il absorbe plus de 30% de nos exportations horlogères notamment en achat de tourisme) et si l’on compte toute l’Asie (Corée du Sud, Singapour, Japon, …) alors cela représente près de 60% de nos exportations. C’est énorme. Ce n’est une situation durable.

L’industrie horlogère suisse compte beaucoup trop sur les pays asiatiques - non plus seulement comme « relais de croissance » mais comme débouché principal.

La crise du « coronavirus » va ramener les entreprises suisses à reconsidérer leur stratégie. Et alors elles s'apercevront que seule la diversité est garante de croissance. Certes plus lente mais plus constante.

La folie des belles années asiatiques (les deux premières décennies 2000) est derrière nous.

Trois conséquences stratégiques, il faudrait :

  • revenir à des prix abordables notamment pour croître sur les autres marchés mondiaux.
  • chercher un levier de croissance dans le e-commerce
  • avoir une réponse suisse à la montre connectée qui est un objet de l’IoT (Internet of Things).

Donc, revoir rapidement – à l’occasion de cette crise sanitaire – les stratégies de nos marques horlogères.

La décennie s’annonce comme dangereuse pour qui ne sera s’adapter : les marchés changent et la technologie aussi.

Remettre les choses à plat (et donc étudier les options) semble être la chose à faire.

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