11/07/2017

Fin de l'idylle suisse pour Louis Vuitton ? La nouvelle montre connectée est made in Californie ?

Aujourd’hui, de Sydney à San Francisco en passant par Paris et Londres, les boutiques Louis Vuitton proposent un produit "made in Californie": Une montre connectée, basée sur le best-seller de la maison: la Tambour.

Aucun compromis n’a été concédé dans la fabrication de cette montre de luxe. Elle ressemble à du Louis Vuitton. Elle en a les codes. On a juste exporter le "savoir faire" de Paris vers la Silicon Valley et ceci sans passer par la case Suisse ! Cette montre connectée, l’une des plus petites du marché, est un condensé de design Louis Vuitton et de technologie américaine.

Google a mis son expertise à disposition pour développer deux applications destinées aux globe-trotters. «City Guide» reprend les algorithmes des guides de voyage publiés par Louis Vuitton et donne des infos en temps réel, selon l’heure, votre position dans la ville et vos goûts en matière de restaurants, bars et monuments. «My Flight» permet, elle, d’organiser son voyage en avion et, là aussi, d’être renseigné sur un éventuel retard ou un changement de terminal. Quant aux cadrans, les incontournables «watch faces», elles sont entièrement personnalisables. On peut même y ajouter ses initiales…

Assemblage aux États-Unis

Contrairement à TAG Heuer – qui a intégré le montage des microprocesseurs à sa chaîne de production à La Chaux-de-Fonds, Louis Vuitton a choisi de… renoncer au label «Swiss made» pour assembler sa montre connectée en Californie.

Pour Louis Vuitton, la Tambour Horizon – disponible en trois versions (Graphite, Black ou Monogram) pour un prix d’entrée de 2360 francs suisses – permet de compléter son offre horlogère. Avec un tourbillon volant certifié «Poinçon de Genève», un chronographe et une GMT, la marque française a désormais la panoplie complète pour servir ses clients au gré de leurs aventures.

Ainsi pour Louis Vuitton une bonne partie de leur avenir ce joue désormais de l'autre coté de l'Atlantique. Dommage que l'industrie suisse qui tarde toujours à réagir. Car on annonce tout de même ce marché des montres connectée à une valeur de plus de 20 milliards par an d'ici 2020!

(sur des extraits d'un article de la Tribune de Genève)

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