31/05/2017

PIERRE MAUDET en charge de la transition numérique!

Après le Web offert au monde en 1993 par le CERN, Genève cherche aujourd'hui sa place dans le concert des villes numériques innovantes.

Pour Genève cela paraît clair, il faut rester sur sa compétence historique: celle des transitions. Religieuse, Croix Rouge, ONU, Traités de Paix, Gouvernance, etc., bref tout ce qui représente le "soft power". Car les tentatives de développement vers la biotech, le medtech, le fintech souffrent toutes de l'absence d'acteurs majeurs du domaine. En effet, comment rivaliser avec la Bâle de Novartis, Roche, Actelion, Lonza, etc. ou face à Zurich et ses grandes banques (UBS, Crédit Suisse) qui investissent déjà massivement dans la fintech. Ainsi toutes les approches de type cluster comme par exemple la "Health Valley", sont vouées à l'échec tant l'importance des acteurs locaux est beaucoup trop petite.

Par contre, la Genève internationale maîtrise depuis toujours la "soft gouvernance", c'est-à-dire la capacité de faire évoluer les comportements "du légitime vers le légal". Labéliser, standardiser, normer, etc., voilà l'approche de la transition propre au savoir- faire de la ville du bout du lac. Appliquons-là donc à l'économie notamment à l'économie numérique. Regardez le cas UBER: ils ont d'abord fait puis aujourd'hui légalisé. La transition numérique est de cet ordre.

Lors du séminaire "Actes Industries" tenu à Genève la semaine dernière, le Conseiller d'État Pierre Maudet l'a bien laissé entendre: "il y a une opportunité pour Genève de jouer un rôle dans le numérique notamment en termes de sécurité, et cela inclus une forte composante industrielle". En effet, il ne s'agit pas seulement de gouvernance mondiale, comme par exemple l'appel récent du CEO de Microsoft pour l'élaboration d'une "convention de Genève du numérique" pour contrer les effets négatifs de la cyber-guerre, mais aussi d'enjeux économiques de type matériels informatiques ou de télécommunications et de software comme la cryptographie. Ainsi des entreprises comme ID Quantique, l'ex start-up issue de l'Université de Genève qui est depuis devenue, en s'internationalisant, le leader mondial dans ce domaine bien spécifique des transmissions sécurisées ou encore l'entreprise ProtonMail de Plan-les-Ouates pour les emails sécurisées mais aussi Wisekey, sans oublier les Data Center de type Safe Host qui jouent tous sur la neutralité suisse, pourraient tous jouer un rôle majeur à l'avenir.

Un acteur clé de la région reste évidemment le CERN qui avec d'énormes besoins en calcul numérique est l'un des plus grands centres informatiques et innovants au monde.

L'Université de Genève, la HES mais aussi l'EPFL (toute proche) pourraient être mobiliser pour jouer un rôle beaucoup plus grand dans ce domaine, si les directions de ces établissements voulaient bien mettre ensemble les moyens pour faire de l'enjeu numérique une priorité collective.

Fort de cette réalité, il reste évidement un élément clé pour faire de Genève une "Leading House de la Transition Numérique": créer un véritable centre de compétence. Et oui, il faudrait un centre. Une sorte de plateforme réunissant les compétences de gouvernance internationale, de recherche scientifique, de formation et de développement économique. "De la norme au business en passant par la recherche et la formation", voilà ce qui devrait être le "moto" d'un tel centre.

Qui devrait mettre tout cela en place? Évidemment Pierre Maudet! En tout cas, il en aurait l'autorité et la compétence.

(article paru dans l'Agefi du 31.05.2017)

23/05/2017

Exportation Horlogère: toujours et encore le mauvais temps!

Avril confirme la tendance du début 2017: toujours le recul... il est de -3,6% en 4 mois!

Les choses ne semblent vraiment pas s'arranger ... même si la baisse est plus modeste ... elle reste dramatiquement constante.

Les marchés nationaux vont dans tous les sens: si la Chine (+38,9) et l'Angleterre (+30) augmentent, Hong-Kong (-16,8) et les USA (-19) baissent ... et ce mois semble être à l'inverse des autres mois... bref, il est de plus en plus difficile de comprendre la tendance ... sauf si l'on regarde l'effet induit par l'ouverture de nouvelles boutiques par exemple dans l'Empire du milieu.

Il faut comprendre que chaque ouverture de boutique de grandes marques nécessite un fort approvisionnement qui peut se chiffrer en plusieurs millions de francs... ainsi si Tag Heuer ouvre 6 boutiques en Chine, vous avez plus de 60 millions de francs qui apparaissent à l'export (sell in) ... aucune de ces montres n'a évidemment encore trouvé preneur (sell out).

En conclusion... on assiste à une baisse tendancielle qui dure depuis maintenant 24 mois ... et malgré quelques réapprovisionnements qui peuvent faire par moment ou par pays illusion la tendance reste finalement déprimante.

La véritable reprise se fait donc encore attendre ... peut-être à l'automne pour la grande saison commerciale des fêtes... à moins que cela soit l'année de la montre connectée (nouvelle Samsung, nouvelle Apple Watch, etc.) qui couperait alors l'herbe sous les pieds des horlogers suisses... on verra bien!

 

21/05/2017

le risque nucléaire : je l'avais suggéré il y a plus de 44 ans !

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ci-joint l'article du journal de Genève de l'époque qui le prouve ....

 

cliquer ici .... JDG_1972_12_13.pdf

15/05/2017

En Suisse: la vente des smartwatches s'envole ...

Selon un communiqué de Digitec, entreprise suisse de vente en ligne, publié aujourd'hui le 15 mai, le marché des smartwaches a décollé en Suisse depuis 2016... et 2017 semble encore plus prometteur...

Avec des ventes atteignant 1,4 Million de francs en décembre 2016, le marché suisse est devenu très important ... en effet au regard des exportations horlogères de décembre 2016 qui s'élevaient à 1,6 Mia, on mesure l'avancée du marché de la montre connectée en Suisse.

Par ailleurs avec l'arrivée des cartes «eSIM» cet été sur le marché ... on peut s'attendre encore à une forte croissance car la montre deviendra alors autonome du téléphone portable.

La menace se précise pour les horlogers suisses ... car même le consommateur suisse a succombé à la tentation...

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PS: Les smartwatches les plus appréciées des Suisses en 2016/2017 sont:

  1. Samsung Gear S3
  2. Apple Watch Series 2
  3. Huawei Watch 2 

07/05/2017

APPLE NUMÉRO UN MONDIAL ... DE LA MONTRE !

Strategy Analytics, entreprise d'analyses des marchés estime que lors du premier trimestre de 2017, Apple aurait vendu 3,5 millions d'Apple Watch.

L'entreprise se base sur des estimations de marché et des indications données par Tim Cook, CEO d'Apple lui-même (... il aurait dit que sa montre avait battu des records de vente au cours de ce trimestre et que ces dernières avaient doublé sur le premier trimestre d'une année sur l'autre...).

Une demande plus forte pour les nouveaux modèles de la smartwatch en Amérique du Nord, en Europe et en Asie serait à l'origine de cette hausse. 

Pendant ce temps (de janvier à mars 2017) les horlogers suisses auraient exporté 5,6 millions de montres. (Exporté ne veut pas dire vendu! C'est juste des chiffres exprimant le "sell-in", c'est-à-dire la livraison en magasins et non le "sell-out", c'est-à-dire les ventes clients).

Bref les suisses réalisent tous ensemble 5,6 millions de montres et Apple a lui tout seul 3,5 millions.

 

«Apple pèse donc 62,5 % du poids des suisses»

 

Il y a réellement de quoi s'inquiéter!

Même les plus sceptiques horlogers suisses, qui faut-il le rappeler étaient dans un déni béat face à la montre connectée devraient commencer à trembler de peur ou plus populairement dit à «flipper»

Non!

En tous les cas la montre connectée d'Apple gagne du terrain.