26/10/2014

L'hôtel, le taxi et le porte-monnaie (XXII)

"Airbnb", le système de location d'appartements par Internet marche bien, beaucoup trop bien. Dans plusieurs villes aux USA comme ailleurs, les hôteliers rouspètent fort, très fort. Airbnb leur prend leur travail en offrant un meilleur service et moins cher. Mais ils sont en train de trouver la faille. Ce type de location ne répond pas à la loi notamment en ce qui concerne la sécurité : extincteur, porte anti-feu, sortie de secours, etc.

"Uber", le système de réservation de taxis par Internet marche bien, trop bien. Les taxis professionnels manifestent un peu partout. Uber leur prend leur travail en offrant un meilleur service et moins cher. Mais les chauffeurs sont en train de trouver la faille en évoquant la loi. Ici aussi la loi américaine protège plus les professionnels que les consommateurs. C'est sans doute une question d'organisation ou de lobbying!

"Apple-Pay" s'attaque aux porte-monnaies des américains. Non pas pour remplacer un service cher pour les commerçants (entre 2 et 3% des achats vont aux cartes de crédits et aux banques et cela ne changera pas pour les commerçants avec Apple) mais Apple veut tout simplement remplacer l'argent... mieux que le Bitcoin...alors...

Ambitieux projet qui a débuté le 20 octobre, il y a seulement quelques jours. Les premiers tests des journalistes, toujours à la recherche du "bug" (du défaut) ont relaté leurs différentes expériences avec beaucoup de complaisance mais aussi avec un brin d'émerveillement. Cela marche! Le système est simple, rapide et magique. On passe à courte distance son iPhone 6 de la caisse enregistreuse d'un geste souple et rapide et c'est fait. Payer avec quittance sur le téléphone et on s'en va avec sa marchandise. Quelque soit le montant à payer cela marche. Pas cher ni pour nous ni pour le commerçant.

Mais alors qui va rouspéter, manifester? ...les banquiers!!!


C'est là tout le paradoxe de la révolution de l'innovation algorithmique: elle remplace des usages par d'autres usages... en détruisant de l'emploi...

Pour la première fois de l'histoire : le progrès détruit lentement mais sûrement l'emploi et ceci sans doute pour toujours car il ne peut pas en créer dans la même proportion.

Les algorithmes n'est pas comme les robots...une fois que cela fonctionne, il n'y a aucun travail pour les multiplier à l'infini (un clic suffit)... c'est précisément ici que l'on trouve le paradoxe de nos temps modernes : pas de travail dans la généralisation des algorithmes juste dans leur création!

Et désormais pour le politique:

       "promettre de résorber le chômage est finalement un leurre !"



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