10/10/2014

La Silicon Valley a choisi les maths … La Suisse, les langues (épisode XIII)

Dans la Silicon Valley, la guerre des talents fait toujours rage.

Mais fini la seule recherche des génies en électronique, ce qui compte désormais beaucoup plus se sont les mathématiciens.

En effet, l’innovation est devenue avant tout une question de conception globale. Ce qu’il faut, c’est être capable  de « designer » des produits ou des services dans des écosystèmes larges, globaux et évolutifs. L’exercice est de niveau conceptuel. A ce petit jeu les mathématiciens l’emportent haut la main.

Désormais dans San Francisco et sa région, on côtoie deux groupes de «geeks» :

1…les makers (bidouilleurs de l’électronique, de la 3D, … et des objets physiques)

et

2…les matheux (ainsi que des digitaux natifs et designers faisant partie des manipulateurs d’objets virtuels)

Le monde californien a donc évolué très rapidement…sans doute parce que la production du matériel informatique, électronique et de la téléphonie est partie en Asie…et que les concepteurs sont restés.

Depuis l’Europe on fait toujours la part belle aux entrepreneurs ingénieurs des start-ups, sorte d’héros des temps modernes…mais ici en Californie, on sait bien que pour chaque entreprise à succès, il faut des milliers de développeurs ultra-doués pour un seul patron … donc on met l’effort là où il faut le mettre réellement … c’est-à-dire vers la recherche des meilleurs matheux...et qu'ils viennent du monde entier...aucune importance...pourvu qu'ils viennent.

Mais en lisant ces jours la presse suisse (via Internet) ... je suis totalement surpris de voir que le débat actuel politiquement chaud en Suisse est celui de l’enseignement des langues notamment la seconde langue nationale (en fait le français au primaire pour les suisses allemands). Le débat a pris une telle ampleur que le Parlement fédéral se mobilise…ridicule … comme si l’avenir de la cohésion nationale dépendait de la qualité du verbe plus que du propos (signifiant ou signifié, il faut choisir…) 

Finalement, s’il fallait intensifier massivement une seule discipline dans le cursus de l’enseignement pour sauver l’Avenir de la Suisse, ce serait bien évidemment celle de la MATHEMATIQUE ... et rien d’autre …

 

 

 

 

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