03/01/2014

Le vent de bar en bar traînant sa dépression

photo (6).JPGJean-Luc Babel est sans doute le plus méconnu des grands écrivains genevois. Et pourtant, il est vivant. Il écrit et il marche. On peut le rencontrer aux Eaux-Vives, aux Bains des Pâquis, le long du Rhône ou de l'Arve ou dans le quartier des Bains. Bref, partout où on se la coule (douce). Sa chevelure longue et blanche lui donne un coté anar à la Léo Ferré. Mais il préfère Eddy Mitchell...et de loin.

Je vous parle de lui car je viens de recevoir l'édition "hiver 2013-2014" du journal des Bains. Remarquable poème en page 18 de Jean-Luc: "Le vent  de bar en bar traînant sa dépression". Évidemment il s'agit de météo. Sujet favori de saison et des gens qui dépriment! Jugez par vous même:

"(...) Assis sur la jetée, tournant le dos à la ville, bercé pêle-mêle par le mouvement du lac, je ricoche sur tout ce qui bouge. Je redistribue les noms. Des bateaux il y en a des tas. A vrai dire je n'y connais pas grand chose. Il en existe un appelé "vaurien" mais où te caches-tu petit houligan, entre houle et ouragan? Des cristaux de sel crissent au fond du portable. J'y colle l'oreille. La mer au loin enroule la plus moussante des comptines, son bulletin météo: Viking Bank, Fladen Ground, Fisher Bank, Tyne, Dogger Bank, German Bight, Humber, Sandettie..."

Si vous voulez lire la suite...alors page 18 du Journal des Bains...gratuit aux Bains des Pâquis!

 

Photo: Jean-Luc à Neuchâtel avec une jeune chercheuse allemande au Centre Dürrenmatt

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