17/01/2011

Vers quels principes de gouvernance allons-nous ?

Couverture-finale_cahier_4.jpgAujourd’hui, influencé par Internet, beaucoup de jeunes gens ont de grandes difficultés avec les formes de gouvernances anciennes : Centralisation, subsidiarité, séparation des pouvoirs, souveraineté territoriales, etc. leurs paraissent d’un autre temps. Ils rêvent d’un monde distribué.

L’histoire d’Internet révèle beaucoup d’informations sur les principes fondateurs qui ont constitué son architecture opérationnelle, notamment les processus de création des « soft laws », et sur les montages institutionnels de la gouvernance. Ces choix vont certainement influencer les autres formes de la gouvernance mondiale car les principes de base, issus de trois choix élémentaires, sont valables dans beaucoup de domaines de la gestion des affaires du monde (environnement, humanitaire, commerce équitable, etc.):

- La redondance du système (principe des routes multiples)

- La neutralité du réseau par la transmission par paquets

- L’empowerment – le principe du end to end

Ces trois principes fondent la spécificité d’Internet et donnent aussi sa culture distribuée. De plus, le processus de création d’un « corpus » des soft laws, sorte de base de spécification de son développement avec notamment les RFC (Request For Comment) et les recommandations émanant de IETF, IEEE, ITU, etc. constitue une véritable base législative qui va permettre de produire de l’innovation et des applications concrètes tant au niveau du matériel que du logiciel. Cette particularité largement inconnue du grand public est fortement influencée par l’esprit américain des « Common Law ».

Chaque proposition, recommandation sert à construire la suite. Il n’y a pas de régulation complète préétablie. Tout se passe le long du processus comme si seule l’amélioration du système compte!

L’ensemble aujourd’hui forme une galaxie représentant une forme distribuée du pouvoir. Ce ne sont ni les principes de la séparation du pouvoir, de la subsidiarité ou d’autres formes anciennes de gouvernance qui ont conduit à cet état de fait, mais bien davantage, les nouveaux principes tel que le « end to end » qui donne le pouvoir aux deux extrémités du réseaux.

En donnant le pouvoir (l’intelligence) au bout de la chaîne, on a délibérément introduit une volonté d’empowerment des usagers.

Toutes les applications actuelles d’Internet, d’une manière ou d’une autre, expriment cet « empowerment ». Qu’il s’agisse du e-commerce, du e-banking, du e-administration, des news, des blogs, des transactions de toutes sortes, des réseaux sociaux, etc. tous conduisent à transférer de la connaissance, de l’intelligence aux usagers.

Internet est un pouvoir transformationnel. Sa gouvernance reflète cette philosophie.

Distribuer le pouvoir, c’est aussi gouverner avec moins de pouvoir et donc favoriser les processus consensuels. Cela va influencer demain la gouvernance de la société dans son ensemble.

 

 

Voir la publication sur les « soft institutions de la Fondation pour Genève sur le Site:

 http://www.fondationpourgeneve.ch/fr/publications/observa...

Commentaires

Blablabla... Parlez-en aux internautes chinois ou iraniens, ainsi qu'à MM. Zuckerberg, Gates, Bryn, Page, Hurley & Co.
Internet est un fantastique outil. Mais sa gouvernance et sa gestion, entièrement aux mains des étasuniens et censurable à volonté par les dictatures, sont juste une fantastique arnaque mondiale.

Écrit par : Séraphin Lampion | 17/01/2011

internet un outil d'empowerment ?!?!?!?! On aura tout entendu.....
C'est un fantastique outil de propagande de la pensee unique et du cyber-flicage des gens !

Venant de la part d'un membre de Think Thank ultra liberal, ca m'etonne que tres peu.....

Écrit par : Boris | 17/01/2011

Et Wikileaks alors, il fait partie de quelle pensée unique? Est-il sous contrôle ? Qui le manipule ? Personne. Arrêter de voir des complots et contrôles étatiques partout.Internet a permis aux citoyens d'accéder à plus d'inforrmations, de connaissances, de services (administration, commerce, banque...) de nous passer des intermédiaires... En 20 ans depuis la création du Web, Internet a changé notre quotidien.

Écrit par : Sirène | 17/01/2011

Ne me dites pas que vous croyez vraiment a la saga Wikileaks et son apotre Assange......
Wikileaks ne revele rien, si ce n'est des bavardages d'ambassade sans aucune valeur ou des war logs cryptes completement incomprehensible pour la plupart des gens.

Bien sur qu'internet nous a apporte plus d'information, seulement internet et egalement un tres bon outil de controle des gens, Facebook, Twitter, Myspace,sans compter le fait qu'internaute peut etre "controle" n'importe quand/ou a son insu.

Vous me trouvez peut-etre parano....et bien je trouve bien naive....

Écrit par : Boris | 17/01/2011

Wikileaks est en phase de devenir un bureau de délation des affaires de ce monde. Aujourd'hui, un ancien directeur de Julius Baer donne devant la presse réunie les données de 200 comptes. On est dans la pure immoralité alors que Wikileaks se prétend être le sauveur de la planète et le défenseur des bonnes causes. Mon oeil.... C'est de la spoliation, du vol de données par des anciens collaborateurs tenus à la confidentidialité. Éthique, Déontologie, c'est du vent... Aujourd'hui. Internet, outil de contrôle, pas vraiment, pas plus que les fiches d'antan.... pas plus que ma concierge qui a un oeil sur tout...pas plus que les caméras de surveillance dans les grands magasins...pas plus que les satellites... Bref je ne vois que bénéfice pour les jeunes générations... Le seul bémol, ce sont les arnaques ou virus ou spams qui sont des conséquences négatives. Je ne pense pas que vous soyez parano pas plus que je m'estime naive.

Écrit par : Sirène | 17/01/2011

Wikileaks est en phase de devenir le plus grand bureau d'INFORMATION!

Il faut que l'hypocrisie, des "petits" considérés comme les grands de ce monde, soit dévoilée, elle induit en erreur des milliards de personnes au travers d'mages et de discours de menteurs ou d'incompétents.
Elus et non élus la transparence doit être de mise. Constatez comment on nous a menti sur la côte d'Ivoire, le Niger, le Soudan, l'Irak...Et les pays colonisés par les uns et les autres, qui appliquent la CHARIA...

http://www.youtube.com/watch?v=9Lw426sUxRy

Si vous voulez rester un être humain digne de ce nom et libre, ayez le courage de défendre la transparence dans les propos et les comportements. La majorité des journalistes sont prisonniers.....

Vous voulez des Duvaliers Ben Ali et autres saloperies dans les pouvoirs?

Écrit par : ckoidont | 17/01/2011

Transparence des affaires avec un bémol car pourquoi seul l'Occident serait-il le seul dans cetteartoe ? Si au début, Wikileaks a dénoncé avec raison des bavures de guerre en Irak et montrer au monde entier l'absudité et la barbarie, aujord'hui wikileaks ne dévoilent que des faits mineurs de conversations diplomatiques et d'affaires bancaires par des ex banquiers douteux ....tous survenus en Europe et aux USA. Et le reste du monde, la Chine, l'Arabie Saoudite, l'Iran, la Russie, le Mexique, etc... Pas grand chose. Donc c'est le majeur problème de Wikileaks à force de toujours dénoncer les mêmes, cette ONG va s'user et fatiguer l'opinion publique car l'Occident n'est pas le seul salaud sur cette terre...

Écrit par : Sirène | 18/01/2011

Erratum...Problème de frappe....pourquoi l'Occident serait-il le seul à assumer (la transparence)...

Écrit par : Sirène | 18/01/2011

La gouvernance d'Internet est bien plus large en termes d'acteurs et d'enjeux même si sa géopolitique est très américanocentrique. Si l'IETF, l'ICANN, l'ISOC, etc. jouent un rôle indéniable, le pouvoir est pour l'heure davantage dans les mains des sociétés qui proposent des services et manipulent les données : par ex. Google, Facebook et à un degré moindre Apple. Mais tout est extrêmement instable et rapidement évolutif. L'évolution de la gouvernance d'Internet sera très intéressante à suivre (remise en cause du principe de neutralité du réseau, montée de l'Asie et de la Chine, etc.).

df-)

Écrit par : fayon | 18/01/2011

Internet est un phénomène intéressant car par exemple il existe le principe de "end to end" entre les utilisateurs qui bypassent les intermédiaires. A suivre donc....

Écrit par : Sirène | 19/01/2011

Ainsi donc Sirène, vous estimez que le secret des rapports diplomatiques est méchant et doit être combattu, tandis que le secret protégeant la dissimulation fiscale est lui gentil et doit être protégé...
CQFD. La soft gouvernance, c'est juste rétablir la prééminence de la loi du plus riche sur la volonté populaire.

Écrit par : Séraphin Lampion | 19/01/2011

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