23/06/2010

LA REPRESENTATION CREE LES TERRITOIRES



L’émergence des gens ordinaires dans le champ médiatique a bouleversé non seulement l’industrie des médias mais également le champ du politique, de la discussion publique, avec notamment les blogs, les podcastings, les journaux citoyens on line, les vidéos (YouTube), les SMS, les forums internet mais également avec les communautés de pratique, les réseaux sociaux,  etc... Cette profusion de nouveaux moyens de communication résonne même parfois comme un coup d’arrêt pour les médias traditionnels ou la politique politicienne.


médias photos 4.jpg

Que se passe-t-il exactement ?

 

D’abord, il faut reconnaître que le changement est issu de deux révolutions technologiques, celle du digital et celle de la connexion via le Web. Le digital a permis de rendre compatible le texte, l’image, la vidéo et le son avec du "story telling". La connexion a créé un réseau mondial unique d’adressage liant tous les instruments (devices) communiquant entre eux et plus fort encore, tous les contenus entre eux. Si bien qu’aujourd’hui, tous les éléments d’informations, de données ou de connaissances sont interconnectées dans un hypertexte accessible en tout temps et en tout lieu.

Ensuite, les coûts de création et de diffusion de ces contenus sont tombés pratiquement à zéro. Si autrefois, la fabrication et surtout la diffusion de l’information et de la connaissance étaient inabordables, aujourd’hui tous ces obstacles se sont écroulés car ouvrir un blog ne coûte plus rien ! Enfin, les gens ordinaires se sont emparés de ces nouveaux canaux non pas pour s’enrichir car par exemple Wikipédia, OhMyNews, YouTube, Facebook, etc. fonctionnent sur un modèle de gratuité participative.

Curieusement, les gens ordinaires ne négocient pas leurs contributions, ce qui ne correspond à aucun modèle d’affaire connu, on est en plein imprévu.

Si bien que dans les « cités contemporaines » un nouveau modèle de société émerge pouvant se définir comme une « cité de la co-création participative ». Chacun participe à l’élaboration et à la diffusion des informations et de la connaissance. Deux champs qui autrefois étaient réservés à certains intermédiaires qui en tiraient profits

Ce changement de paradigme peut être observé selon deux angles de vue:

–    En premier lieu, on observe jour après jour à un lent effondrement de l’industrie des mass-médias et de la politique qui lui est de plus en plus liée (l’achat de toute information s'efface face à la gratuité).


–    Puis, on peut noter l’activité grandissante des gens ordinaires par une participation active dans l’économie, dans la chose publique et la gouvernance (création de l’agenda politique par les foules notamment par les ONG, crowdsourcing de l’économie, montée en force des « soft laws », etc…).

Ainsi, les cités de demain annoncent l’avènement d’un modèle basé plus sur le participatif que sur le représentatif.

Les commentaires sont fermés.