15/06/2010

la co-création des territoires

Dans les milieux économiques, on parle de la 2ème  globalisation pour désigner le fait que les entreprises, après avoir déployé leurs activités sur tous les continents (1ère globalisation) ont profité de la technologie Internet pour synchroniser en temps réel leur organisation. Ainsi, la digitalisation des activités humaines est devenue le moteur de la nouvelle globalisation.

Il va en être de même pour les métropoles.

La pénétration des territoires par des moyens de connexion digitaux multiples (WiFi, fibre optique, ondes hertiennes, TNT..), par des écrans digitaux publics, par des tags électroniques, par des GPS d’orientation permanente, des téléphone mobile recomposant les distance, une e-administration omniprésente, une économie directe qui autorise le consommateur à agir en lien directe avec les producteurs, etc...recomposent les territoires. Ces dernières au profit d’un espace-temps complètement renouvelé autorisent à son tour l’émergence de nouvelles gouvernances.

Ainsi le champ du politique s’en trouve profondément bouleversé voir affaibli. Les gens de la Constituante à Genève devraient y songer au lieu de produire un texte pour une société qui est déjà morte depuis longtemps!. En effet, si la sphère du politique fonctionne sur une durée relativement longue, jalonnée tous les 4 ans par des élections et établissant des projets de lois pouvant durer plusieurs mois ou années, le temps du digital est quant à lui, instantané. Ici, le temps réel est évoqué pour désigner ce phénomène. De même que l’espace politique était découpé en commune, canton, états aux contours stabilisés au fil des siècles, il n’en est rien avec l’apparition du monde digital qui s’emploie à changer les échelles, à effacer les frontières issues du découpage politique.

Ainsi, le digital restructure un espace-temps formé de communautés d’intérêt ou de pratique, de réseaux sociaux qui en tout temps et tout lieu interagissent à la vitesse de la lumière. Cet état de fait nous force à réfléchir et à redéfinir une nouvelle forme de gouvernance impliquant un niveau de participation de la population (co-création) et un tout nouveau niveau de représentativité : le multistakeholders.

La transformation que l’on peut ainsi observer, provient de l’émergence de deux systèmes qui aujourd’hui cohabitent laborieusement : le « hard » et la « soft » gouvernance. La première s’est développée grâce à des lois. Elle est représentée démocratiquement par des élus et des institutions.

Quant à la deuxième, elle existe sous couvert de « soft laws » ou de comportements participatifs souvent peu institutionnalisés (soft institutions), mais qui possèdent cependant une certaine légitimité dans l’action.

Fibre optique.jpg

 

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