08/06/2008

« Heidi-Hightechland »

 144320930.gif

 

 

 

 

Les clichés d’une Suisse « Heidi » ont la vie dure.

La cérémonie d’ouverture de l’Euro 2008 à Bâle hier a encore démontré de manière réductrice notre réalité. Si certains se plaignent de ces stéréotypes, il faut bien le reconnaître que nous y mettons beaucoup d’ardeur pour maintenir l’idée que la Suisse peut se réduire à ses montagnes, ses vaches, son fromage et son chocolat !

Mais l’autre Suisse, celle de la science, de la technologie et de l’innovation à travers des montres aux mouvements sophistiqués, du CERN, des laboratoires de la biotechnologie, de la machine-outil robotisée, de la voiture à hydrogène de Hayek, de l’avion solaire de Piccard, du voilier Alinghi technologiquement très performant de Bertarelli,…

Cette Suisse du « higtech » est trop souvent absente de la promotion en termes d’image de notre histoire.

Pourtant, il existe un moyen d'y remédier sans perdre notre représentation originelle.

Avec la formule « Heidi-Hightechland » nous pourrions montrer au monde entier :

–    Deux facettes de notre savoir-faire
–    Deux facettes de notre réalité quotidienne
–    Deux facettes de notre promotion


En effet, dans un environnement hautement compétitif, nous possédons les deux plus grands atouts contemporains avec le savoir (Hightech) et la nature (Heidi).

Maintenant, il suffit de les assembler dans un même slogan porteur d’une image forte à haute valeur ajoutée :

                                    « Switzerland, the Heidi-Hightechland »

Commentaires

Votre remarque est judicieuse mais il me semble qu'à l'extérieur les milieux intéressés sont au courant de ces atouts mais c'est plutôt à l'interne que les Suisses manquent le coche.

Les écoles produisent d'excellents ingénieurs et architectes dans plusieurs domaines et pourtant aucune réalisation n'est visible en Suisse (hormis les tunnels alpins et le stade de Berne). Pas de train haute vitesse, pas assez de voies de circulation, pas de Herzog & De Meuron pour de grands musées, une urbanisation assez minable dans toute la Suisse romande en particulier, pas de grandes entreprises suisses dans l'informatique (à part ELCA), pas de plan sérieux pour le solaire et la réduction des voitures polluantes ni de réflexion sur l'avenir du nucléaire (qui ne plaît pas mais qui est indispensable).

Le problème est donc dans la communication avec les politiciens suisses! Agriculteurs ou avocats, acteurs sociaux ou syndicalistes il faut voir leurs parcours. C'est normal qu'ils ne comprennent rien aux nouvelles technologies et seuls les lobbies de la bancassurance, de la pharma et de l'énergie ont des ressources pour leur parler.

Le Japon aussi communique à l'extérieur sur les cerisiers en fleurs et les traditions en même temps que sur la technologie par contre en interne le rôle de l'ingénieur est compris par les politiciens comme indispensable à la croissance. Pas assez en Suisse hélas.

Écrit par : AlanSky | 08/06/2008

Bien vu! ça m'a remémoré un billet que j'avais commis l'an dernier à propos de l'ambassade genevoise au Marché concours de Saignelégier. Bonne journée. http://jfmabut.blog.tdg.ch/archive/2007/08/15/quelle-ambassade-genevoise-%C3%A0-saignel%C3%A9gier.html

Écrit par : JF Mabut | 13/06/2008

Les commentaires sont fermés.