25/05/2008

L’argent du Gothard au secours de la Romandie ?

800484882.jpg



Nos routes et nos autoroutes surchargées parfois même embouteillées aux heures de pointe avec des accidents à répétition, nos trains bondés, notre aéroport en voie de saturation… Les infrastructures de la métropole lémanique prennent l’eau … Rien ne va plus ! Il aura fallu trois années de forte croissance économique pour voir le système des transports boire la tasse … et devenir  inopérant et dangereux.

Agir devient urgent, mais comment procéder ?

Si nous étions un bateau et qu’il subisse une voie d’eau, immédiatement nous cesserions toute activité afin de réparer cette avarie. C’est exactement ce qu’il faut faire aujourd’hui. Il suffirait de geler la construction du Gothard durant un à deux années pour immédiatement dégager un financement abondant permettant d’agrandir nos infrastructures : la 3ème voie ferroviaire, la 3ème voie autoroutière, etc.

Il est clair que pour le monde politico-administratif bernois, cette proposition ressemble à une provocation mais pour le commun des mortels, cela prend du sens et la logique tient la route. Car changer ses priorités c’est ce que l’on fait plus ou moins tous les jours. Et pour le Gothard, il suffirait de reprendre les travaux après avoir réparer notre système routier et ferroviaire.

Bien sûr, c’est évident que cette proposition sera d’emblée écartée…

Car, la vision fédérale et son obstination à creuser un second tunnel sur l’axe Nord-Sud épuisant ainsi d’énormes ressources financières a été et reste une grave erreur de jugement car aujourd’hui toute la croissance du trafic ferroviaire se passe d’Est en Ouest. C’est pourquoi, développer le plateau suisse qui se situe dans l’axe du centre de l’Europe mérite le développement des trains à grande vitesse pour relier les principales régions de création de richesse européenne.

La Suisse s’est mise elle même hors-jeu en nous privant d’accès rapides avec les grandes métropoles.

On peut toujours se consoler en pensant que la construction du Gothard servira probablement à acheminer les poubelles napolitaines pour être incinérées en Allemagne !

Commentaires

Sur la question de l'aéroport, lire en page 103 l'ouvrage de Charles Jacquat datant de 2002 "Du plomb dans l'Aile" Editions Secavia

"Des avions d'une capacité de milles places, des cargos volumineux........ quitteront les tables à dessin des ingénieurs......Ils ne pourront toutefois utiliser que des aéroports offrant des dégagements très larges.....
... l'endroit le plus indiqué en Suisse pour abriter une telle infrastructure est sans doute La Broye vaudoise....."

Écrit par : demain | 26/05/2008

Votre état des lieux est évidemment exact. Cela étant, vous souhaitez ni plus ni moins que la Suisse voire l'Europe ratrappe le manque permanent de vision, l'incapacité de planifer, de décider et d'investir des Genevois voire des Romands. Et puis, admettons que l'argent nous soit alloué: encore faut-il s'entendre pour le dépenser selon vos priorités, par ailleurs très pertinentes. A votre avis, peut-on prendre les Romands au sérieux ?

Écrit par : Dixit | 26/05/2008

Tout cela est le fruit dans nos hautes écoles. Vous connaissez le slogan du Larousse. Il faut donner un "coup de sac, dépoussiérer. Il faut changer les priorités simplement en changeant le flux de l'argent et la source de l'argent. Ces écoles devraient sentir l'économie au plus près (le besoin créer l'organe). La recherche fondamental doit avoir lieu, on doit la globalisé. Les managers sortants de nos hautes écoles ne sont que des seconds couteaux, il y a bien sûr et heureusement des exceptions! J'ai l'impression que nous sommes les champions du mondes de l'après, surtout dans l'économie. Tout le monde nous explique se qu'il aurait fallut faire et pourquoi, laissons ça aux historiens. Simplement l'avenir et devant nous! J'ai vraiment l'impression que certains Professeurs et politiciens se gargarisent avec le passé. La caravane passe et les chiens aboient (toujours plus vite). Sortons de cette gangue des fonctionnaires du savoir. Arrêtons de donner du temps au temps! Fini de faire des études pour faires des études, sans buts. Les facultés intellectuels ne s’apprennent pas, on ne peut que les titiller, les stimulés. Pour ceux qui veulent faire des études à tout prix, pourquoi ne pas faire des universités privées ou les étudiants payent pendant ou après la fin de leurs études. L’économie choisira après qui est le plus apte, une forme de séléction naturelle.

Écrit par : après demain | 29/05/2008

Les commentaires sont fermés.