28/04/2008

«Léman City»

Avoir des visions ne nécessitent pas forcément de faire appel au service d’un psychiatre, mais par contre ne pas en avoir vous oblige à aller voir un opticien. Dès lors que l’on porte des lunettes, on regarde avec plus de clarté l’avenir de notre région et l’on constate que le développement en hauteur et en densité des villes lémaniques existantes serait privilégié renforcer l’image de région polycentrique.

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23/04/2008

UNE URBANISATION SANS VISION

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« Une urbanisation sans vision ». C’est par ces mots terribles que débute l’interview paru dans 24HEURES du célèbre architecte Norman Foster concernant l’aménagement de l’Arc lémanique (1) .
Pourtant, tout semble lui donner raison.

Sans aucune vision, notre région continue année après année de subir un étalement urbain désordonné. Norman Foster compare même ce phénomène à des « …mites qui mangeraient la moquette jusqu’à sa disparition… ». Il poursuit en s’étonnant : « j’ai du mal à comprendre pourquoi des bâtiments industriels ou de bureaux semblent sortir de terre de façon aléatoire, tout au long du lac. C’est illogique et laid. C’est une menace pour l’équilibre fragile entre villages et nature. Comprenez-moi, je ne suis ni anti-bagnoles, ni anti-développement. Je suis architecte, le développement urbain est ma vie. Mais, il existe des manières de bien le concrétiser. Et là, on peine à voir la vision d’ensemble».
Il a raison. Il n’y en a pas !

Pourtant si l’on songeait un instant à l’urbanisation possible de notre métropole. On découvrirait qu’elle est polycentrique, composée de villes importantes comme Genève ou Lausanne mais aussi Montreux, Evian, Divonne, Annecy et Neuchâtel. Si l’on prenait la peine d’avoir une stratégie de densification urbaine : immeuble surélévé, densification a ccrue et zone mixte et que dans le même temps, on réalisait des transports publics ou privés rapides entre ces villes, alors on favoriserait un développement intelligent avec une nature qui occuperait le centre de la métropole. La nature ne serait plus ainsi repoussée par l’avancée anarchique des agglomérations.

Aujourd’hui, c’est tout le contraire qui est fait avec le concept d’agglomération qui revient à l’étalement des principales villes à partir de leur centre.

La remise à plat d’une vision de l’urbanisation de la métropole devrait ainsi être la première de toutes les priorités si l’on veut conserver notre principal atout : la nature.


(1) Cf. 24 heures du 18.04.08/p1-3

20/04/2008

« Praille-Acacias-Vernets » : la feuille de route

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Les grands projets urbains contemporains font de plus en plus appel à une gestion ouverte et participative dans leur mise en œuvre. Globalement, il s’agit de définir trois étapes qui se chevauchent partiellement. À savoir :

•    Une vision partagée.
•    Une recherche de consensus.
•    Une médiation des processus de mise en œuvre.

Il faut bien l’avouer, ces trois étapes n’ont pas été totalement respectées dans le cadre du projet de la « Praille-Acacias-Vernets » (PAV) d’où la situation quelque peu confuse que l’on connaît actuellement ! Mais, rien n’est perdu. Il faut juste remettre en ordre les processus-clés de la gouvernance moderne.

Récapitulons.

•    D’abord, une vision partagée qui est, aujourd’hui, effectivement à un stade largement accepté par toute la population est qu’il faut construire « la ville en ville » afin d’en finir d’une part, avec l’étalement urbain débridé et d’autre part, diminuer le trafic urbain et ses nuisances tout en ramenant des contribuables au centre de l’agglomération.

•    Ensuite, la recherche d’un consensus implique une gestion du territoire non autoritaire faisant appel à toutes les parties prenantes (société civile, entreprise, collectivité publique, …) Le tout dans un processus de longue haleine. Il ne s’agit plus seulement de changer quelques lois, ici et là, (densité urbaine ou zoning) mais bien de chercher, objet par objet, les compromis nécessaires pour faire évoluer le projet global. C’est là que l’on s’aperçoit de la faiblesse même de l’idée de « masterplan » qui dans la plupart des cas ne pourrait jamais être réalisé dans son intégralité. Donc, avoir une ligne de conduite, un horizon, une vision, c’est bien ; toutefois la réalisation doit tenir compte d’un modèle ouvert, participatif et négocié sur des objets architecturaux pris les uns après les autres.

•    Enfin, la médiation de la mise en œuvre qui nécessite dialogue, créativité et arbitrage. Il est bien clair que cette phase est cruciale car les intérêts potentiels sont aussi nombreux que contradictoires. Il est à noter que la médiation des grands projets urbains est devenue de ce fait, une composante incontournable des gouvernances modernes. Elle fait souvent fi des plans directeurs afin de trouver des solutions plus créatives des problèmes qui n’ont pas été prévus par les planificateurs. Cette phase n’est pas une phase de « médiatisation » mais bien de « médiation ». On discute, on négocie, mais surtout on ne se déclare pas trop vite !

L’incompréhension des pouvoirs publics mais aussi du privé face à l’émergence de cette gouvernance de type « multistakeholders » est manifeste. Pourtant, des exemples comme ceux de Renens tout dernièrement ou de Kreiss 5 à Zurich, il y a déjà quelques années montrent que des méthodes existent, que des savoir-faire s’accumulent et que l’efficacité est au rendez-vous.

Gageons que Genève sache regarder autour d’elle les « bonnes pratiques » de nos voisins et concurrents car Genève a plus que jamais, besoin de réussir son projet urbain de la « Praille-Acacias-Vernets ».



16/04/2008

METRO MONT BLANC EXPRESS

 

 

 

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Le massif du Mont Blanc est une attraction touristique unique au monde no n seulement parce qu’il offre à des milliers d’alpinistes de multiples itinéraires exceptionnels mais surtout parce que le téléphérique de l’Aigu ille du Midi transporte des milliers de touristes à 3842 mètre face au Mont Blanc. Ce spectacle grandiose et impressionnant procure émotion, vertige et frisson garantis. Cette destination est fort appréciée par des centaines de milliers de touristes mondiaux tout comme l’est la visite de la Tour Eiffel à Paris. Si l’on sait que ce tourisme mondial va exploser avec la venue dans le circuit de dizaines de millions de nouveaux riches Chinois et Indiens qui, dans les prochaines années vont également se déplacer pour visiter l’Europe,et ceci pour quelques jours seulement, nous devons tout faire pour qu’ils choisissent notre région comme destination.


Pourquoi dès lors ne pas considérer l’idée qui consisterait à relier la gare d e l’aéroport de Cointrin à celle de Chamonix dans des trains express que nous appellerions « Métro-Mont-Blanc ». En empruntant le CEVA (achevé d’ici là), les touristes seraient amenés en vagues successives aux portes du Mont Blanc à Chamonix. Passant par St Gervais et poursuivant leur trajet avec le petit train métrique, qui s’enfonce dans la vallée, ils aboutiraient au téléphérique de l’Aiguille du midi qui les conduirait au sommet des cimes.

Penser au tourisme de demain, c’est avant tout miser sur la vitesse du parcours touristique. Si en moins de 2 heures depuis la sortie de l’avion jusqu’au sommet de la montagne, les touristes avaient la possibilité de vivre un spectacle grandiose, plein d’émotions dans un cadre naturel, alors nous aurons fait un grand pas pour le renouveau touristique.

C’est pourquoi la construction du CEVA, qui est aujourd’hui le maillon manquant, pourra apporter une plus-value indiscutable pour l’avenir touristique de la région. Cette proposition est non seulement réaliste, mais elle a l’avantage d’ouvrir les esprits sur des possibilités jusqu’ici peu exploitées.

Notre région a besoin de nouveaux projets pour renouveler l’offre touristique Nous devons donc reconsidérer nos structures mentales puis aussi nos infrastructures pour améliorer notre système d’accueil touristique notamment par une vitesse accrue.

 

13/04/2008

La prospérité est un combat, pas un don du ciel !

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Désormais, les scientifiques s’interrogent sur la question de la prospérité des cités globales issues du processus de la globalisation. Il faut rappeler d’abord que l’économie ne constitue pas la seule forme de globalisation que la planète connaît. En effet, celle-ci est aussi politique, culturelle, sociale, médiatique, scientifique et technologique. Certaines métropoles sont, dans le monde, plus dynamiques et influentes et donc plus prospères que d’autres. En effet, la prospérité a été historiquement toujours liée à la capacité d’influence. Ainsi, les grandes métropoles du passé sont montrées aujourd’hui comme des exemples du « flamboiement » urbain et militaire mais aussi érigées en modèle économique, culturel et sociétal ayant eu le pouvoir d’influencer les autres. Il en est de même aujourd’hui.

Dès lors, il est naturel de se poser la question de savoir qu’elles sont à ce jour les cités globales? Un classement établi par le GaWC* (et Saskia Sassen) sur l’importance des métropoles contemporaines nous donne une image surprenante sur les villes suisses. En particulier, Genève y figure en très bonne position surtout par sa capacité d’influencer le monde comme lieu d’établissement des normes, des standards et de la régulation du monde dans les domaines du politique, de l’économique et du sociétale.

Voici donc ce classement des villes les plus influentes de la planète :

1.    New York, Londres et Tokyo
2.    Los Angeles, Paris, San Francisco
3.    Amsterdam, Boston, Chicago, Madrid, Milan
4.    Moscou, Toronto
5.    Hong Honk, Singapour, Shanghai
6.    Washington, Bruxelles, Genève
7.    Berlin, Copenhague, Melbourne, Munich, Oslo, Rome, Stockholm
8.    Manille, Nairobi, Ottawa
9.    Francfort. Miami, Osaka, Sydney, Zurich
10.  Abidjan, Addis-Abeba, Atlanta, Bâle, Barcelone, Le Caire, Denver, Lyon, Mexico, Mumbai, New Delhi, Pékin, …


Ce classement en dit long non seulement sur l’importance de cette « petite ville au grand destin » (voir blog ci-dessus) mais également sur le manque de prise de conscience de la région sur le rôle qu’elle joue effectivement dans le monde. Si l’on pense ici aux difficultés de collaboration entre les différentes parties prenantes du territoire, on reste songeur quant à l’avenir de la métropole. Et pourtant celui-ci dépend avant tout de notre capacité à travailler ensemble durablement à façonner son destin.

Rien n’est joué d’avance. Car la prospérité n’est pas un don du ciel mais bien un combat sur terre !


*Le GaWC est un consortium d’universités mondiales qui établit régulièrement ce classement des cités globales.

09/04/2008

Nul n’est censé ignorer la loi !

Nul n’est censé ignorer la loi ! Oui, mais à laquelle devons-nous faire référence ? Aujourd’hui, il n’est guère évident pour nous, citoyens, de naviguer dans les multiples couches juridiques et de savoir quelle loi administre vraiment notre quotidien ? Faut-il suivre les lois cantonales ou fédérales ? Faut-il s’appuyer sur les lois souveraines des Etats ou celles de l’Europe ? Faut-il tenir compte des « hard laws » (1) ou des « soft laws » mondiales (2). Nul ne sait à quoi s’en tenir car chacun de nous ignore si ces lois sont compatibles, harmonisées, complémentaires ou tout simplement contradictoires.


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Prenons l’exemple suivant.  Si vous habitez la métropole lémanique, vous subissez au moins six différents systèmes de lois comme celles qui sont en vigueur dans le canton de Genève, celles qui émanent du canton de Vaud, celles qui sont issues de la Confédération Helvétique, celles qui sont érigées par la France, celles qui sont édictées par Bruxelles et enfin celles qui sont élaborées par l’ONU ou d’autres organisations internationales (3).

En effet, on compte au moins six couches successives de lois distinctes avec leurs constitutions, leurs applications, leurs conventions, leurs jurisprudences… Bref un impossible imbroglio qui empêche d’y voir clair. Nous voici tous devenus ignorants devant la loi. 

Il n’y a ici aucune exagération dans mes propos. Il suffit juste de noter que par exemple :



•    L’ONU a défini une Charte du Millénium, sorte de constitution mondiale.
•    L'ISO (International Standard Organisation) a édicté pas moins de 17'000 normes présentés aujourd’hui comme des « soft laws ».
•   Les organisations internationales comme l’OMC (organisation mondiale du commerce) ou l’OIT (organisation internationale du travail) dictent quotidiennement de nouvelles normes, régulations ou conventions.
•    L’Europe à Bruxelles propose sans cesse de nouvelles Directives.
•    Berne, Paris, Genève ou Lausanne ne cesse à travers leurs différents Parlements de légiférer sur de nouveaux projets de lois.

Bref, la prolifération de lois à tous les niveaux des territoires produit quotidiennement plus de documents qu’il n’est possible à un individu de les lire ou même d’en connaître l’existence. La sur-régulation que nous subissons quotidiennement va conduire sans aucun doute à une impasse.

Il va falloir donc faire une pause et prendre le temps de réfléchir à la finalité de toute cette prolifération de lois avant que nous devenions tous des ignorants….sans foi, ni loi...



(1) Les « hard laws » sont les lois votées par les Parlements des différents territoires.
(2) Le droit "mou" (soft law en anglais) est un ensemble de droit non obligatoires qui se contente de conseiller, sans poser d'obligation juridiquement sanctionnée. On trouve du droit "mou" en droit international, particulièrement en droit de l'environnement, mais aussi dans les constitutions et les lois contemporaines.
(3) Voir les cahiers de l'Observatoire: N°1 «Soft Gouvernance» et Cahier N° 2 «Multistakeholders»; www.fondationpourgeneve.ch

07/04/2008

EVIAN BOUCHONNÉ !

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Si l’on regarde sur une grande échelle le développement de la métropole lémanique, on s’aperçoit immédiatement que le sud du lac Léman est le maillon faible en matière de communications terrestres.

En effet, ni train, ni autoroute ne parcourent le Chablais français. La ligne du Tonkin qui jadis permettait de connecter Annemasse au Valais a été désaffectée depuis longtemps (entre EVIAN et Saint-Gingolph) et la voie rapide (semi autoroute) qui devrait permettre aux automobilistes de rejoindre Annemasse à Saint-Gingolph en passant par Evian, est aujourd’hui totalement bloquée devant l’attitude conservatrice des autorités d’Evian.

Si bien que la circulation des travailleurs, des habitants et des touristes est entravée par ce refus de prendre en compte aussi les intérêts de la population quitte à leur fait subir un véritable cauchemar. Si l’on garde à l’esprit une vision globale du développement métropolitain alors la situation est encore plus dramatique. En effet, comment imaginer une métropole lémanique sans contournement rapide et efficace par transport public ou privé du sud du lac Léman.

Saisir que ce lac est en quelque sorte notre « Central Park » autour duquel se construit la métropole polycentrique est la vision la plus cohérente pour la région. Toutes les autres approches pousseraient inévitablement à la centralité et donc à la création en étoile des lignes de communication. Si l’on veut éviter que Genève soit la mégapole et donc le seul lieu de concentration alors un réseau dense et polycentrique de communications terrestres doit voir le jour.

Aujourd’hui, il est clair que le maillon faible dans cette vision est EVIAN.

Les autorités suisses et françaises doivent impérativement travailler pour non seulement réactiver la ligne ferroviaire du Tonkin mais également achever la voie rapide du sud du lac (semi autoroute).

Il en va de notre développement économique et social commun mais aussi de notre qualité de vie. Le destin franco-suisse de la région a toujours existé même si souvent les autorités, de par et d’autre de la frontière, se sont laissées enfermer dans des barrières territoriales à l’origine de toutes nos difficultés. En tous les cas, notre passé plutôt glorieux montre qu’il est toujours possible de dépasser les contraintes frontalières apparentes. Que les habitants d’Evian et du Chablais français entendent ce message. Ils ont aujourd’hui, une grande responsabilité pour l’avenir de la région métropolitaine lémanique.

02/04/2008

Genève : petite ville, grand destin

 
 
1840406589.jpgCalvin l’inspirateur du capitalisme moderne, Rousseau le précurseur de l’écologie contemporaine, Madame de Stäel l’avant-gardiste et féministe, Jean-Jacques de Sellon le pacifiste avec la Société de la Paix en Europe, Henri Dunant l’initiateur des ONG avec la Croix-Rouge, William Rappard le défenseur du  « multilatéraliste » face au bilatéralisme pour la Société des Nations, Klaus Schwab l’incontestable pionnier du « multistakeholders » avec le « World Economic Forum », Tim Berners-Lee et Robert Cailliau les inventeurs du Web. Qu’est ce qui lie toutes ces personnalités ? Elles ont toutes depuis Genève, su léguer une nouvelle représentation du monde avec comme principe de « le changer durablement » ! 

L’apport de Genève ne s’arrête pourtant pas là. En effet, deux contributions vont dans un proche avenir perpétuer à la fois cette tradition genevoise et maintenir Genève dans la cour des villes globales qui comptent aujourd’hui.

La première de ces contributions va être l’usage généralisé du concept de «GRID» (1), développé au CERN qui va non seulement révolutionner l’usage des ressources informatiques mais apporter également d’une manière plus générale le concept de ressources partagées. Cette philosophie de travail lie la propriété au partage. En effet, le «GRID» est un projet de mise à disposition des ressources informatiques qui ne servent pas à un moment donné pour que d’autres (le CERN en l’occurrence) puissent les utiliser en toute transparence. En quelque sorte, votre ordinateur branché en permanence sur Internet pourra être utilisé par d’autres, avec votre accord, pendant votre absence. Ce concept peut bien sûr s’étendre à d’autres secteurs économiques. Par exemple, la production d’électricité de votre installation photovoltaïque personnelle pourra renforcer vos besoins énergétiques et également ceux des autres. Votre installation WIFI pourrait également servir de relais aux autres et par un effet de proximité se substituer gratuitement aux réseaux des opérateurs de télécommunications. Cette nouvelle vision du partage de la propriété et de l’économie aura certainement des conséquences sur l’approche de la gestion des problèmes rencontrés par la communauté globale.

L’autre concept, encore peu connu du grand public, va rapidement faire son apparition dans la vie de chacun est celui d’ « accountability ». En fait, c’est l’idée qu’un acteur social (entreprise, ONG ou Etat) soit capable de rendre compte des progrès réalisé dans leurs responsabilités sociétales et humanitaires. Dès 2008, l’organisation internationale de standard et de normalisation ISO (qui a son siège à Genève) avec sa nouvelle norme ISO 26000 ainsi que le « forum humanitaire » mis en place par Kofi Annan et le gouvernement suisse, vont attirer l’attention du monde entier sur ces principaux changements de conduite

Ainsi Genève, comme aucune autre cité globale va sans aucun doute contribuer de manière significative aux changements fondamentaux qui touchent le quotidien de l’ensemble des habitants de la planète.

C’est pourquoi il faudrait accorder plus d’attention à l’incroyable implication de la petite cité calviniste dans les changements de paradigmes mondiaux en renforçant notamment les capacités intellectuelles et promotionnelles de la région lémanique. Le CERN en est un excellent exemple. C’est sans doute le principal argument pour l'épanouissement futur de la cité globale : « une alliance entre une concentration et une émulation intellectuelles sur un petit territoire et une grande capacité de rayonnement ». Historiquement, ces deux facteurs (concentration, rayonnement) ont toujours créé les conditions du changement. Genève doit sérieusement y songer car son avenir dépendra avant tout de sa capacité à maintenir des conditions cadres favorables aux intellectuels et aux créatifs pour qu’ils puissent exprimer au monde entier leurs talents !

 

(1) Une grille informatique ou grid est une infrastructure virtuelle constituée d'un ensemble coordonné de ressources informatiques potentiellement partagées, distribuées, hétérogènes, externalisées et sans administration centralisée.