13/04/2008

La prospérité est un combat, pas un don du ciel !

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Désormais, les scientifiques s’interrogent sur la question de la prospérité des cités globales issues du processus de la globalisation. Il faut rappeler d’abord que l’économie ne constitue pas la seule forme de globalisation que la planète connaît. En effet, celle-ci est aussi politique, culturelle, sociale, médiatique, scientifique et technologique. Certaines métropoles sont, dans le monde, plus dynamiques et influentes et donc plus prospères que d’autres. En effet, la prospérité a été historiquement toujours liée à la capacité d’influence. Ainsi, les grandes métropoles du passé sont montrées aujourd’hui comme des exemples du « flamboiement » urbain et militaire mais aussi érigées en modèle économique, culturel et sociétal ayant eu le pouvoir d’influencer les autres. Il en est de même aujourd’hui.

Dès lors, il est naturel de se poser la question de savoir qu’elles sont à ce jour les cités globales? Un classement établi par le GaWC* (et Saskia Sassen) sur l’importance des métropoles contemporaines nous donne une image surprenante sur les villes suisses. En particulier, Genève y figure en très bonne position surtout par sa capacité d’influencer le monde comme lieu d’établissement des normes, des standards et de la régulation du monde dans les domaines du politique, de l’économique et du sociétale.

Voici donc ce classement des villes les plus influentes de la planète :

1.    New York, Londres et Tokyo
2.    Los Angeles, Paris, San Francisco
3.    Amsterdam, Boston, Chicago, Madrid, Milan
4.    Moscou, Toronto
5.    Hong Honk, Singapour, Shanghai
6.    Washington, Bruxelles, Genève
7.    Berlin, Copenhague, Melbourne, Munich, Oslo, Rome, Stockholm
8.    Manille, Nairobi, Ottawa
9.    Francfort. Miami, Osaka, Sydney, Zurich
10.  Abidjan, Addis-Abeba, Atlanta, Bâle, Barcelone, Le Caire, Denver, Lyon, Mexico, Mumbai, New Delhi, Pékin, …


Ce classement en dit long non seulement sur l’importance de cette « petite ville au grand destin » (voir blog ci-dessus) mais également sur le manque de prise de conscience de la région sur le rôle qu’elle joue effectivement dans le monde. Si l’on pense ici aux difficultés de collaboration entre les différentes parties prenantes du territoire, on reste songeur quant à l’avenir de la métropole. Et pourtant celui-ci dépend avant tout de notre capacité à travailler ensemble durablement à façonner son destin.

Rien n’est joué d’avance. Car la prospérité n’est pas un don du ciel mais bien un combat sur terre !


*Le GaWC est un consortium d’universités mondiales qui établit régulièrement ce classement des cités globales.

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