13/03/2008

La culture internet transforme la voiture

Les territoires sont traversés par diverses tensions contradictoires, palpables et en perpétuel mouvement.

À l’heure où se tient le Salon de l’Automobile, parlons transport.

 

Depuis quelques années, l’émergence du «co-voiturage» (car-sharing) et du «vélib’» sur nos territoires pose la question de la propriété privée des véhicules de transport. Certes, les consommateurs sont individuellement et naturellement attachés à leur voiture mais ce qui est frappant, c’est la dichotomie confirmée entre «posséder» et «utiliser» dans la mesure où l’accessibilité à un usage partagé des moyens de transport s’est amplifiée.

 

Il est clair que s’il est possible en bas de mon immeuble de «partager» un vélo à moindres frais alors le besoin de posséder un tel objet s’amoindrit. Le succès du co-voiturage opère à partir du même constat. Plus l’accès est commode, plus les entreprises de co-voiturage rencontrent du succès.

 

Une fois encore, l’interactivité et réactivité d’Internet ont aidé à la simplification des processus. Une autre conséquence avec l’arrivée du co-voiturage n’est pas une diminution du trafic mais au contraire une augmentation de la mobilité. En simplifiant l’usage des vélos, on a créé à la fois un trafic accru en ville ainsi que des comportements de mobilité nouveaux. Ainsi, on n’hésite plus à se déplacer parce que les modalités se sont simplifiées.

 

Le co-voiturage a donc objectivement fluidifié la mobilité en espérant diminuer éventuellement le parc automobile mais pas d’en réduire son usage. C’est en déplaçant et en augmentant la rotation de l’usage automobile, qu’une économie et des réflexes basés sur une extrême mobilité sont créés. Cette avancée dans les mentalités a montré que le concept de mobilité avait supplanté celui de la propriété.

 

Ce changement de paradigme entre «posséder» et «se mouvoir» entraîne des effets économiques non négligeables. Ainsi, le partage généralisé des ressources non utilisées à un moment donné se retrouve au cœur du système du «Grid», la production électrique partagée et mise en réseau de distribution peut se faire à partir de cellules photovoltaÏques ou encore le FON réunit tous les utilisateurs de Wifi partageant une partie de leur connexion Internet sans fil, à tout moment, partout dans le monde.

 

Ces nouveaux comportements envahissent les territoires avec des formes et des moyens de partage au niveau des transports, de communication et d’énergie qui ne font qu’accélérer les usages et les échanges de manière surprenante. La monnaie, les marchandises, les services, les déplacements tournent à une rapidité jusqu’ici inégalée. Cette caractéristique des temps modernes a une emprise sur l’environnement urbain en créant des îlots de concentration de la vitesse que l’on nommera ici de «territoires directs».

 

 

17:02 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

La voiture a toujours représenté une nécessité depuis sa démocratisation :
pouvoir se rendre au travail sans la contrainte horaire des transport en commun (et ne plus être dépendant de l'offre de transport)
pouvoir prendre la voiture « quand on veut »
Mais à la ville, avec le nombre croissant de véhicule, les contraintes se sont déplacée : avec les embouteillages, le problème du stationnement... la voiture est moins attractive. Et surtout on commence à calculer le taux de rentabilité par rapport à son utilisation !

Le covoiturage en milieu urbain est une solution à intensifier !

Écrit par : casse auto | 04/05/2013

Cool

Écrit par : casse auto | 05/04/2014

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