04/01/2019

Nudge

Un nudge*, c'est le nom que l'on donne au concept d' "inciter doucement quelqu'un à faire quelque chose " ou à aller dans une certaine direction, ou encore à penser de telle ou telle manière.

Y-a-t-il de vrais exemples de "nudge"?

Oui bien sûr! ... Il y en a un de très efficace et que l'on trouve dans les urinoirs pour hommes!

Mais oui ... Mesdames ceci vous concerne tout particulièrement car on vous a caché ce phénomène depuis de nombreuses années : celui de "la mouche et de l'urinoir"!

"Dans les toilettes des hommes il y a une petite mouche dessinée ou imprimée pour inciter les hommes à "pisser" droit... cela économise mondialement des millions de francs en nettoyage! (il y a même une entreprise sur Internet qui en vend à voir ici)

C'est amusant, efficace et pas cher... sauf que l'on est rarement conscient d'être sous l'emprise des nudges...essayer ! 

 

* La théorie du nudging est décrite dans le livre "Nudge - La méthode douce pour inspirer la bonne décision" de Richard H. Thaler et Cass R. Sunstein. L'idée est de défendre un "paternalisme libertaire" qui influence les décisions des gens dans la bonne direction mais laisse le choix final aux personnes.

 


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20/12/2018

Horlogerie suisse : les volumes en chute libre annonciateurs de crise ?

Ernst Thomke, l’un des pères de la Swatch, l’annonçait déjà dans les années 80, l’horlogerie suisse ne doit pas perdre les volumes. A savoir la capacité industrielle de produire des montres en grand nombre. Ce n’est pas seulement une question de rentabilité pour les marques mais surtout de posséder et de maintenir un appareil de production de qualité et rentable.

Inspiré notamment par l’évolution du marché de l’automobile…les horlogers suisses devraient à nouveau y songer en période de forte baisse des volumes (-9,1% selon le dernier communiqué de presse de la fédération horlogère). Dans l’automobile donc : « d’un produit haut de gamme avec fortes marges bénéficiaires qu’il était jusqu’à la fin des années 80, l’industrie est devenue désormais une commodité, au sens économique du terme, ce qui signifie que sa marge bénéficiaire est très faible, ce qui requiert donc de forts volumes de ventes », note le professeur Pineade à HEC Montréal.

Dans l’industrie automobile, les marges bénéficiaires sont de 15 %. Donc pour une voiture à 30 000 CHF, le fabricant gagnera un maximum de 4500 CHF. Ceci avant les rabais et autres frais, si bien que sa marge bénéficiaire nette tourne plutôt autour de 1 %. C’est 300 CHF pour un véhicule d'une valeur de 30 000 CHF !

Il faut donc vendre beaucoup de voitures et, pour ce faire, il faut produire beaucoup de publicité. C’est pourquoi près de 40 % des messages publicitaires diffusés à la radio et à la télé concerne les voitures !

Cette mutation de l’industrie a aussi eu des répercussions sur le parc automobile.

En Suisse le parc a doublé en 40 ans.

Pour la montre cela se complique. Il est difficile de vendre plus. Seul la Swatch dans les années 80/90 y a réussi … donc les horlogers ont choisi de vendre plus cher. En gros, les prix ont doublé depuis l’an 2000.

Mais on arrive à la fin de ce cycle.

Donc l’équation horlogère se complique : les volumes baissent et les prix stagnent !

Il va falloir changer : l’IA va peut-être amener une solution dans sa capacité d’invention de nouveaux modèles économiques

À suivre …

 

12/12/2018

Apple Watch pour la vie !

La nouvelle application ECG (électrocardiogramme) disponible sur l'Apple Watch série 4 sauve des vies.

Jeudi 6 décembre, la firme de Cupertino a annoncé la disponibilité de l’application ECG sur l’Apple Watch. Les premiers tests outre-Atlantique prouvent l’efficacité de cette fonctionnalité.

En septembre dernier, la marque à la pomme présentait son Apple Watch Series 4. Enfin ce quatrième modèle correspond au produit imaginé par Steve Jobs. En effet, le fondateur d’Apple poussait le concept d’une montre connectée dédiée à la santé de ses utilisateurs.

La fonctionnalité ECG est le fruit de nombreuses années de travail. Depuis le 6 décembre dernier, elle peut être utilisée par les possesseurs de la dernière version de la montre d'Alpe. Déployée par le biais de la mise à jour Watch OS 5.1.2, celle-ci permet de suivre son rythme cardiaque et possiblement repérer les anomalies les plus communes dont la fibrillation atriale.

Les retours des utilisateurs ne se sont pas fait attendre. Sur Reddit, un internaute a fait part de son expérience au sujet de la nouvelle fonctionnalité. Selon le cardiologue qu’il a pris en charge, l’Apple Watch Series 4 lui a sauvé la vie.

Commençons par le commencement. L’utilisateur surnommé edentel sur Reddit s’est empressé d’installer la mise à jour du firmware de la montre connectée. Dans la foulée, il reçoit une notification : “rythme cardiaque anormal”. Méfiant, il lance l’application ECG. Résultat : la “montre détecte une fibrillation".

edentel refait encore et encore le test, change de poignet, le fait faire à sa femme qui elle n’a pas de problème.

Maintenant inquiet, il se dirige vers le Patient First le plus proche (une chaîne de clinique privée spécialisée dans les urgences). Dans sa voiture il refait le test : toujours le même résultat. Il rentre dans la clinique et on lui demande ce qu’il ne va pas. Gêné, il évoque l’analyse produite depuis la nouvelle fonctionnalité de l’Apple Watch Series 4.

Le soignant qui lui pose la question réagit rapidement et lui fait passer un électrocardiogramme. Sur son écran, le technicien constate tout de suite un problème. “Je vais chercher le médecin« , dit-il au patient.

 

Le médecin entre dans la pièce et déclare : “ Vous devriez acheter des actions Apple. La fonctionnalité vous a probablement sauvé. J’ai lu un article à son sujet hier soir (le 6 décembre NDLR) et j’imaginerai que nous verrions les premiers patients concernés la semaine prochaine. Je ne m’y attendais pas dès ce matin”.

Le cardiologue qu’il a consulté par la suite a confirmé l’existence d’une fibrillation auriculaire, l’une des deux formes de fibrillation atriale. Finalement, il lui a fait prendre un rendez-vous afin de trouver la cause de ce dysfonctionnement cardiaque.

À titre de preuve, il a joint des captures d’écran de l’application ECG et les électrocardiogrammes effectués chez Patient First. Le capteur de l’Apple Watch Series 4 est précis : les courbes sont quasi identiques.

Nous regrettons déjà que la nouvelle fonctionnalité de l’Apple Watch Séries 4 ne soit pas disponible en Suisse.

Patience ... les patiens suisses....cela devra être le cas d'ici quelques années...

 

sources: extrait de Objetconnecte.com et de reddit.com

02/12/2018

INDUSTRIE HORLOGÈRE: le nouvel ordre mondial

Avec l’arrivée massive de la « smartwatch » sur le marché mondial de la montre, l’écosystème horloger comprend désormais trois groupes d’égale importance : la Haute Horlogerie suisse avec une production annuelle de 8 millions de pièces pour un chiffre d’affaires de 16 Milliards ; les 80 millions de bracelets ou de montres connectées pour environ 16 milliards de chiffre d’affaires et 800 millions d’autres montres - en général bon marché - pour 16 milliards de chiffre d’affaires. 

Trois groupes donc ! Mais qui domine le jeu ? Historiquement,  les marqueurs de la Haute Horlogerie menaient le bal comme dans la plupart des autres industries (voitures, habillement, etc.) où le haut de gamme montrait le chemin aux autres. Eh bien, cela semble être fini ! Désormais à l’ère du tout numérique, c’est la technologie qui domine. 

Tour d'horizon d'un avenir à risque pour l’industrie horlogère suisse.

L’Apple Watch a donné le ton : la fonction « d’être à l’heure » n’est plus centrale pour une montre connectée qui désormais « sauve des vies ». En effet, les nouveaux capteurs des américains sont tous orientés vers la santé et le bien-être. Ainsi, on pourrait dire qu’Apple et certains autres producteurs de smartwatch dans son sillage, ont opté pour un autre cap laissant en quelque sorte les horlogers sur un nuage.

Dans cette perspective, on peut se demander que font les horlogers suisses ? Quelle stratégie poursuivent-ils ? Quelles sont leurs réactions face à cette révolution numérique ? Quels sont les projets en développement ? 

D'abord, on peut noter que deux orientations stratégiques diamétralement opposées se dessinent : celle du pôle de Genève ou celle de Neuchâtel pour faire court. Genève sous l’impulsion du Groupe Richemont choisi de développer plutôt le Haut de gamme de type joaillerie et Swatch (Bienne-Neuchâtel) choisi une voie originale vers l’Internet des Objets.

Même-si ces deux pôles ont des marques qui débordent (par exemple la montre connectée de Montblanc du Groupe Richemont) cela donne une idée globale du positionnement des uns et des autres. Il ne faut cependant pas oublier les entreprises indépendantes de la sous-traitance qui collaborent avec l’industrie de la montre connectée y compris pour Apple. Les suisses ont donc – un peu à reculons - emboîté le pas en offrant leur savoir industriel essentiellement en sous-traitance mais pas seulement car certaines maisons horlogères ont mis sur le marché leurs propres montres. 

On observe donc que plusieurs stratégies se mettent en place dans le monde horloger suisse. Certains comme le Groupe Richemont s'orientent plus vers la bijouterie et la joaillerie pour habiller leurs montres. D'autres, à l’image de Swatch regarde au-delà vers l’Internet des Objets avec la fabrication de capteurs, de piles et de Bluetooth de nouvelles générations.

Examinons rapidement deux d’entre elles : La Haute Horlogerie et L’Internet des Objets.

Genève et la Haute Horlogerie

Les très grandes marques de la Haute Horlogerie ont une prédilection pour Genève : Patek Philippe, Rolex, Richemont pour ne citer qu’eux, trônent avec leurs usines ultra-modernes dans le Canton. Genève est le point de référence du luxe pour la Montre. Grand Prix de L’Horlogerie, Rue du Rhône, SIHH (Salon International de la Haute Horlogerie) sont les marqueurs visibles de cette exposition. Tout se concentre sur la ville et ses environs pour faire de cette place le très haut lieu de la montre de luxe.

Grâce au soutien d’institutions de formation dédiés comme l’école d’horlogerie de Genève ou le CREA, mais aussi la HEAD (école de design) et l’Université, les jeunes peuvent profiter d’une palette complète de haut niveau.

Mais ce sont surtout dans les centres privés de recherche, de développement et de design que les grandes marques jouent leur destin. Les zones industrielles comme Meyrin, Plan-les-Ouates et le PAV concentrent les énergies. L’innovation dans le secteur est devenue un levier de croissance important. Nouveaux matériaux, nouvelles formes, nouvelles complications ont été au cœur de l’évolution positive de la Haute Horlogerie.

Ces marqueurs s’opposent aujourd’hui bien sûr à la montre connectée qui apparaît comme le véritable champ de l’innovation disruptive.

Mais le jeu commercial joue aussi sur les symboles des références émotionnelles avec la vague du « vintage » chez les jeunes qui portent des montres comme la Rolex Oyster. Il faut comprendre ce double aspect des choses : émotion contre expérience. Rolex contre Apple, en somme. Cette lutte d’influence se déroule sous nos yeux. Il n’y aura ni vainqueur ni vaincu mais deux marchés qui vont évoluer parallèlement selon les modes du luxe.

Neuchâtel et l’Internet des Objets

Déjà inventeur de la montre à Quartz dans les années 60, il peut aujourd'hui compter sur le dynamisme des entreprises (par exemple EM Microelectronic Marin) et des Hautes Écoles (Université de Neuchâtel, EPFL Microcity, He-Arc et le Centre de recherche du CSEM). Pas moins d'une douzaine d'initiatives ont été lancées pour affronter cette mutation indispensable pour une industrie hautement technologique. 

Examinons, ce qui se passe au CSEM (Centre Suisse d’Electronique et de Microtechnique) qui vient de faire une annonce retentissante dans la maîtrise de toute la chaîne de fabrication des objets connectés dédiés à l'Internet des Objets. En effet avec le Groupe Swatch, ils vont développer la pièce manquante : un système d'exploitation pour les objets connectés à faible consommation d'énergie. Cette innovation stratégique va propulser, à n'en pas douter, la région comme l'un des leaders mondiaux de la révolution numérique. Son directeur Mario El-Khoury avait déjà beaucoup œuvré pour mettre le CSEM et Microcity au sein de la révolution industrielle, maintenant il fait franchir un pas nouveau à ses équipes de chercheurs mondialement respectés.

L’EPFL a ouvert avec Microcity une dépendance forte dans le domaine de la recherche en micro et nano technologie à Neuchâtel.

L'Université de Neuchâtel quant à elle, n'est pas en reste puisqu’ elle annonce la création d'un Master en Innovation 4.0.

Le Centre professionnel du Littoral neuchâtelois (CPLN) va construire une "usine 4.0" en miniature avec l'entreprise SMC. Les modules didactiques "Smart Innovation Factory" seront installés dans les bâtiments de l'école professionnelle qui se trouve justement localisée dans le quartier de la "haute innovation" avec Microcity (EPFL) et le CSEM à Neuchâtel.

De manière générale, le canton semble s'être fixé un objectif global qui consisterait à stimuler toutes les forces vives dans le but de disposer et de maîtriser les toutes dernières technologies d'automatisation, de connectique et de numérisation pour faire entrer avec succès le canton dans l'industrie 4.0.

Ces innovations montrent le nouveau virage que va prendre l’industrie à l’ère du numérique dans les circuits intégrés et les systèmes électroniques à très basse consommation d’énergie, mais aussi dans les capteurs et les piles ainsi que dans toutes les autres technologies adaptées aux petits objets connectés.

Conclusion

Du coup, on voit bien la réaction de certains horlogers qui ont compris une chose fondamentale, c'est que la montre connectée ne sera qu'une toute petite partie des 50 milliards d'objets de l'Internet des Objets qui seront connectés d'ici 2020. L'enjeu est bien au-delà de la montre car si vous maîtrisez les micro-puces à basse consommation, les micro-capteurs et les micro systèmes d'exploitation, alors vous êtes en position de force pour l'avenir. 

On peut définitivement dire que la "riposte" horlogère suisse prend pour l’essentiel deux formes : la très haute horlogerie avec à la clé, la lutte pour les marqueurs du luxe et l’internet des Objets pour la révolution industrielle du numérique.

  

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paru dans l'Extension du mois de décembre 2018

13/11/2018

Selon UBS : Apple Watch vendra plus de montres en 2018 que toute l'horlogerie suisse !

Selon l’institut d’analyse UBS, Apple aurait vendu 18 millions d’unités en 2017. En 2018, la progression des ventes atteindrait 33 % par rapport à l’année d’avant, avec une prévision de 24 millions d’unités vendues.

Et la hausse devrait continuer l’année prochaine. UBS prévoit en effet 33 millions de ventes d’Apple Watch pour 2019. Cela équivaudrait donc à une progression de 83 % sur deux ans.

La montre d’Apple reste loin de l’iPhone cependant en termes d’unités écoulées. En effet, la société californienne vend ces derniers temps plus de 200 millions d’iPhone par an. L’iPad est plus proche dans une certaine mesure, avec moins de 45 millions d’unités écoulées sur l’année fiscale 2018 (octobre 2017 à octobre 2018).

Si l’Apple Watch continue sur cette lancée cependant, aidée par un rythme de renouvellement annuel, il ne serait pas impossible qu’elle dépasse le score des tablettes Apple, dans quelques années. Il faudra cependant pour cela que le public soit plus réceptif avec les montres connectées. Car comme le rapporte CultofMacvia une étude menée par UBS, à ce jour, moins de 50 % de la population se dit intéressés par l’achat d’une montre connectée.

(source: IFon.fr et FHS)

17/10/2018

Les maîtres de l’IA… en Romandie

Peu de gens le savent mais la Suisse est un haut lieu de l’Intelligence Artificielle (IA).

D’abord historiquement avec l’établissement par la Fondation Dalle Molle de trois instituts en Suisse : en 1971 du tout premier centre IA au monde à Manno dans la banlieue de Lugano, puis deux autres centres en Romandie suivront avec l’ISSCO à l’Université de Genève (sémantique) et ensuite en 1991, l’IDIAP à Martigny spécialisé en perception.

Ensuite, bien sûr l’incontournable Google qui s’est installé au cœur de Zurich avec plus de 2’500 data scientists mais aussi Facebook qui a racheté « Zurich Eye » une entreprise innovante dans la vision IA, sans oublier plusieurs dizaines de Start up dont quelques-unes en Romandie comme  Gamaya, spin-off de l’EPFL qui utilise l’intelligence artificielle pour un autre but : l’amélioration de la gestion des cultures agricoles ou encore Visium, start-up de l’EPFL dans le domaine du « everything is machine learning » pour ne citer que ces deux.

Mais la chose la plus surprenante, c’est l’existence dans la région de la suisse romande de véritables « Maîtres de l’IA ».

De qui parle-t-on ?

Issus des milieux universitaires avec souvent des formations en mathématiques ou informatique, ils se sont formés au MOOC (Massive Open Online Courses). Ils ont acquis la compétence par la manipulation massive des « data » et des algorithmes. Ils sont aujourd’hui les « maitres » du prédictif. Tout le monde se les arrache, car ils représentent l’avenir de tous les secteurs économiques.

Mais qui sont-ils ? 

La plupart se sont formé Ils sont aujourd’hui beaucoup plus nombreux qu’on ne le pense en général et surtout nul besoin d’aller à San Francisco et la Silicon Valley pour entrevoir le futur. Il suffit juste de les écouter ici en Romandie. Un coup d’œil dans mon carnet d’adresse et voici que surgisse immédiatement une quinzaine de noms, ce qui laisse a penser qu’il y a certainement bien une centaine de « Maîtres » de l’IA présents en Romandie.

On pourrait citer en autre, les Professeurs Dominique Genoud (He-Valais),Philippe Cudré-Mauroux (Université de Fribourg) ; Boi Faltings ou Pascal Fua deL’EPFL et les chercheurs de l’Idiap autour de Hervé Bourlardmais aussi des personnalités remarquables dans le privé comme Jérômede Nomazy (IBM),len Arslanagic (VISIUM), Lev Kiwi (Trivadis), Assia Garbinato (Vaudoise Assurance), Jonas Richiardi (CHUV), Jérôme Kehrli (Netguardians), Reto Wyss (Vidi System) ou encore Silvia Quarteroni (ELCA), etc.

Retour vers le futur !

Alors assister à une conférence sur l’IA reste de nos jours un grand moment de révélations. En effet, on entre dans un monde nouveau dans lequel la statistique, les corrélations, le déterminisme et la pensée causale sont remplacés par la régression de données, l’algorithmique, le non-déterminisme et la pensé prédictive.

Un tel moment de grâce se produira le Mercredi 31 octobre à Neuchâtel (17h - Hôtel Beaulac) entrée gratuite mais inscription obligatoire auprès de la chambre de commerce et de l’industrie neuchâteloise (corinne.toedtli@cnci.ch). Lev Kiwi donnera une conférence qui sera comme d’habitude « limpide » « intelligente » et « formatrice » à l’occasion de la sortie d’un livre sur l’IA écrit par un collectif de haut niveau regroupé pour l’occasion dans le Think Tank Manufacture 4.0.

13/09/2018

APPLE PREND VOTRE POULS POUR VOUS SAUVER LA VIE !

La traditionnelle conférence de presse de rentrée d’Apple se tenait hier soir au siège d’Apple, au coeur du Steve Jobs Theatre de Cupertino. La firme à la pomme a dévoilé sa quatrième génération d’Apple Watch.

La montre connectée série 4 d’Apple est devenue selon le big boss Tim Cook « la montre qui se vend le plus au monde. Selon IDC, Apple aurait augmenté de 30 % ses volumes de livraisons de montres connectées au second trimestre 2018 par rapport la même période de l’année précédente…

Plus grande, plus performante

Baptisée Séries 4, la quatrième génération de l’Apple Watch veut devenir le « gardien intelligent de notre vie », selon ses concepteurs. Derrière son écran 32 % ou 35 % plus large selon la version choisie, soit en 40 mm, soit en 44 mm (contre 38 mm et 42 mm pour la précédente version), la nouvelle Apple Watch ne veut plus se satisfaire de simples fonctions de capteur d’activité. Son design à peine remodelé dissimule des composants d’une puissance supérieure. Egalement à bord, des fonctionnalités accrues comme :

La détection de chutes 

Equipée d’un processeur double-coeur (64 bits) deux fois plus performant, l’Apple Watch Series 4 intègre aussi un nouvel accélérateur et un nouveau gyroscope. Entre autres nouveautés, elle détecte les chutes… et peut donner l’alerte si la montre se trouve être immobile durant plus d’une minute à l’issue d’une chute observée.

Mesurer le cœur en temps réel.

Nouveauté intéressante : la nouvelle Watch intègre désormais un capteur électrique de rythme cardiaque (ou électrocardiographe). But : permettre à son utilisateur de réaliser un véritable électrocardiogramme (ECG). Il lui suffira pour cela de toucher le bouton latéral de la montre pour que l’opération s’effectue en 30 secondes. Ses résultats pourront alors être transmis au médecin traitant. Et la montre alertera son utilisateur en cas de détection de trouble du rythme cardiaque (arythmie). L’ensemble de ses données resteront purement confidentielles et privées.

Ces deux innovations marquantes devraient pouvoir sauver quelques vies … qui parmi nous va dès lors se priver de cet avantage ?

Apple vient –incontestablement- de franchir un « pas » décisif vers l'eldorado de la Santé.

21/08/2018

HORLOGERIE : FAKE NEWS or not FAKE NEWS ?

Ce matin, mardi 21 août 8h., deux statistiques sont tombés : celle des exportations horlogères de la fédération horlogère (FHS) et celle de l'administration fédérale des douanes.

Résultats: enthousiasme du côté des horlogers avec +6,6% et pessimisme du côté administration avec -4,4%

Comment est-ce possible ? Qui a raison? Qui a tort? Qui fake?

En fait, les horlogers (FHS) comparent le mois de juillet 2018 à celui de juillet 2017 et déclarent que tout va mieux tandis que l'administration des douanes compare juillet 2018 avec juin 2018 et alors ...patatras...tout va mal!

Si l'on veut comprendre alors il faut synthétiser & analyser les données:

- donc le premier semestre 2018 est meilleur que le premier semestre 2017 mais les choses se sont inversées en mai 2018, mois à partir duquel les exportations déclinent (1)... on va à nouveau vers le pire... voilà la vérité.

Ainsi les FAKE NEWS (2) sont souvent associé à la défense d'un point de vue idéologique car les statistiques... elles....sont tellement mathématiquement manipulables qu'il est possible de leur faire dire ce que l'on veut.... tout dépend de l'échelle, de la période, de l'échantillon de données et de ce que l'on compare ...cqfd

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(1) extrait du communiqué de presse des douanes d'aujourd'hui

....L’horlogerie (-4,4%) ainsi que le secteur machines et électronique (-2,8%) ont également essuyé un revers ; pour ces deux groupes, le ralentissement observé depuis mai 2018 s’est poursuivi....

(2) La langue anglaise différencie false, que l'on traduit par « faux » et qui sous-entend la notion d'erreur, et fake, qui signifie « truqué » ou « tronqué » et sous-entend l'intention d'induire en erreur

04/08/2018

Les dirigeants d’APPLE, la principale marque horlogère au Monde, commentent leurs résultats.

Les résultats sont tombés la semaine dernière.

L’Apple Watch continu sa progression. Malgré l’opacité des chiffres du secteur « Autres » d’Apple, qui est constitué d’appareils portables tels que Apple Watch et AirPods, etc. de gros gains ont été annoncé.

Analysons les commentaires :

Bien qu'Apple ne répartisse pas les ventes par produit, Tim Cook a commenté un peu plus que d'habitude :

« Notre troisième trimestre est constitué des résultats exceptionnels dans les technologies portables, notamment Apple Watch, AirPods et Beats, et a progressé de plus de 60% en glissement annuel, avec une croissance accélérée par rapport au trimestre de mars dernier. Au cours des quatre derniers trimestres, nos revenus dans ce secteur « Autres » ont dépassé 10 milliards de dollars, ce qui constitue une réalisation vraiment remarquable depuis quelques années.

 Bien que l’on ne sache pas exactement combien de ces revenus supplémentaires étaient des casques et combien était des Apple Watch, Tim Cook a donné un autre indice. « Apple Watch a enregistré une performance record en juin avec une croissance de l'ordre de 40% ». 

Luca Maestri, le directeur financier d'Apple, a ajouté ceci : Notre catégorie de produits « Autres » a également établi un nouveau record pour le trimestre se terminant en juin 2018 avec des revenus de plus de 3,7 milliards de dollars. Cela représente une augmentation de 37% par rapport à l’année dernière, avec un excellent dynamisme des ventes pour Apple Watch. Apple Watch continue à être la smartwatch la plus vendue au Monde et ceci avec une large marge. Le nombre d’unités vendues et les revenus ont considérablement augmenté au cours du trimestre.

Selon l'estimation des experts:  Apple vendrait plus de 8 millions de montres par an... ce qui est nettement plus que n'importe quelle marque suisse y compris la mythique Swatch ou les Rolex ou toutes autres montres des autres horlogers suisses.

21/07/2018

HORLOGERIE SUISSE : SEUL LE LUXE COMPTE !

Depuis plus de 20 ans, l'horlogerie suisse a pris résolument le virage du luxe. 

Il suffit pour s'en convaincre de regarder les statistiques de la Fédération Horlogère Suisse (FHS):

  • 2000 : nombre de montres exportées à moins de 200 CHF = 22 millions et à plus de 3'000 CHF = 488'000 pièces.
  • 2017 : nombre de montres exportées à moins de 200 CHF = 15 million (soit une baisse d'environ 30%) et à plus de 3'000 CHF = 1'461'000 (soit une hausse d'environ 300%).

C'est limpide ... l'horlogerie se dirige massivement vers le haut de gamme.

Et la reprise constatée depuis quelques mois renforce encore cette tendance historique: en juin 2018, la tendance continue sur la même ligne: Les montres de moins de 500 francs (prix export) ont enregistré un recul sensible, notamment en volume. Ce sont ainsi près de 250'000 pièces qui ont manqué à l’appel par rapport à juin 2017. L’évolution la plus marquée a concerné les montres de plus de 3'000 francs, dont la valeur a bondi de 16,7% (extrait du communiqué de presse de la FHS).

Le risque d'un tel virage se situe au niveau de l'appareil de production: peux-t'on produire du luxe en quantité (cf. Rolex) sans casser l'image même de luxe associé à l'exclusivité, la rareté ?

En tous les cas: les gens du marketing ont encore beaucoup de travail !

19/07/2018

Horlogerie Suisse : le succès du SELL IN !

Les exportations horlogères vont bien. Elles battent des records depuis le début de l'année 2018.

Mais peu de le gens le savent : elles sont l'expression du "sell in" à savoir des montres envoyées à l'étranger (statistiques provenant des douanes suisses) et prêtes à la vente dans les magasins ou les revendeurs à l'étranger.

Le "sell out", l'acte de la réelle vente, n'est pas comptabilisé par les douanes. Donc les statistiques expriment seulement ces envois vers du stockage hors de Suisse.

Et ces envois on lieu tous les jours ouvrables de tous les mois ... si bien que si un mois il y a un jour de moins ouvrable ... c'est 5% d'exportation en moins ...1/20=5% ... c'est mathématique.

Une des conséquences de cette manière de calculer fait que les statistiques mensuelles peuvent présenter artificiellement des variations importantes de plus ou moins 5% et dans des cas exceptionnels de 10%.

Mais cette année ont assiste avant tout a un phénomène d'achalandage des magasins après plusieurs mauvaises années de ventes "réelles".

Pour preuve, Swatch Group a par exemple vu ses stocks se gonfler à près de 6,7 milliards de francs suisses fin juin 2018. Donc les stocks gonflent !

Il faut savoir lire les statistiques ... surtout horlogères !

 

13/05/2018

Bientôt la fin de la montre suisse ? L’affichage digital à raison de l’analogique !

 

En Angleterre : les horloges analogiques sont retirées des salles d’examen des écoles en raison de l’incapacité des adolescents à lire l’heure analogique selon un syndicat de directeurs d’école.

Des appareils numériques (digitaux) sont installés dans les salles d’examen des écoles après que les élèves ayant passé le niveau A et les examens GCSE se sont plaints de ne pas pouvoir lire l’heure sur l’horloge analogique. Le secrétaire général adjoint de l’Association of School and College Leaders, Malcolm Trobe, a déclaré que les adolescents sont maintenant habitués à utiliser des appareils numériques.

Il a poursuivi en disant que la génération actuelle n’est pas très douée pour lire l’heure sur un cadran d’horloge traditionnel, contrairement aux générations plus anciennes. Trobe a dit que les jeunes d’aujourd’hui sont habitués à voir le temps en format numérique sur les téléphones et les ordinateurs. Aujourd’hui, les adolescents sont exposés à un monde entièrement numérique, y compris pour l’heure.

Les horloges analogiques causent du stress chez les jeunes dans les salles d’examen.

Trobe était directeur d’école et a poursuivi en disant que les enseignants veulent que leurs élèves soient aussi détendus que possible lorsqu’ils passent leurs examens. Il semble que le fait d’avoir une horloge traditionnelle avec un des aiguilles dans la salle d’examen pourrait causer du stress supplémentaire. Trobe a ajouté que les écoles essaient de s’assurer que tout est aussi simple et facile que possible lorsque les élèves passent les examens. Une chose qu’ils ne veulent pas, c’est que les adolescents pendant les examens doivent lever la main pour demander combien de temps il leur reste.

Les écoles feront de leur mieux pour que les enfants se sentent aussi détendus que possible pendant la période des examens. Trobe a dit qu’il y a un énorme avantage à utiliser des horloges numériques par opposition à une horloge traditionnelle avec des aiguilles. Cela est dû au fait qu’il est presque impossible de se tromper d’heure en regardant une horloge numérique lorsque vous êtes concentrés lors d’un examen.

Même les élèves de première ne peuvent pas lire l’heure sur une horloge analogique.

De nombreux enseignants ont parlé de leur expérience en la matière par le biais des médias sociaux. Stephanie Keenan, directrice de la Ruislip High School de Londres, a déclaré que dans son école, des horloges numériques avaient déjà été installées dans les salles d’examen. C’était après que les enseignants se soient mis d’accord sur le fait que les élèves de troisième, seconde et première étaient incapables de lire l’heure à l’aide d’une horloge analogique.

La directrice du département de l’école de Cockermouth et présidente du West Cumbria Network, Cheryl Quine, a déclaré que des enfants avaient des soucis pour lire l’heure du fait des horloges analogiques placées dans les salles d’examen.

Lorsque les élèves atteignent l’âge d’aller au lycée, on suppose qu’ils seront capables de lire l’heure à l’aide d’une horloge analogique. Cependant, c’est carrément faux. Trobe a dit qu’il était triste de constater que de nombreux lycéens et ne pouvaient pas lire l’heure à l’aide d’une horloge analogique. Il a ajouté qu’ils enseignent la façon dont on lit l’heure aux jeunes, mais qu’il y a des avantages à utiliser des horloges numériques dans les salles d’examen.

Source: Disclose.tv