TRANSITION SOCIÉTALE

  • De nouveaux acteurs pour un nouveau système de santé !

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    A chaque annonce de la firme Apple ...on se rend compte que cette compagnie sera un jour un des principaux acteurs du système de la santé.

    En effet, par exemple la nouvelle Apple Watch Series 5 (annoncée hier soir) met en lumière la manière dont la firme californienne Apple projette de renforcer fortement sa présence dans les applications de santé.

    Lors de la "keynote" présentée hier soir par Tim Cook, le PDG d'Apple, on a eu droit à la projection d'une vidéo montrant plusieurs clients d'Apple Watch qui ont utilisé la montre connectée pour prévenir des maladies cardiaques ou bien encore recevoir des alertes en lien avec leur santé.

    Le message est clair : Apple Watch veut être votre assistant de santé et de bien-être.  

    Apple a vanté la contribution d'Apple Watch à la recherche et développement dans le domaine de la santé. Par exemple, plus de 400 000 personnes ont participé à l'étude Apple Watch sur le cœur. Ils vont d’ailleurs lancer trois nouvelles études scientifiques avec des Hôpitaux prestigieuxdont :

    • Apple Hearing Study, portant sur l'impact du bruit sur la santé.
    • Apple Women's Health Study, portant sur les cycles menstruels.
    • Apple Heart & Movement Study, qui examine les interventions qui affectent le cœur.

     

    Mais la série 5 n’apporte pas beaucoup de nouveauté technique…comme si cela n’était pas nécessaire tellement il domine le monde de la montre connectée (46% des parts de marché loin devant Samsung ou Fitbit)Parmi les principales caractéristiques de cette nouvelle Apple Watch :

    • Un affichage permanent
    • Un nouveau pilote d'affichage à faible consommation d'énergie et de meilleurs taux de rafraîchissement
    • Même autonomie de 18 heures que le modèle précédent 
    • Optimisation des mesures d'entraînement sur l'écran et dans les applications
    • Mise à jour de l'application Maps et de la boussole intégrée
    • Plus de choix dans les boîtiers et les finitions en argent, or et aluminium gris espace ainsi qu'en titane et céramique 

     

    Les fondements de l'offre santé d'Apple sont en place

    L'an dernier, Apple a présenté son plan d'action visant à étendre son programme Apple Watch au secteur de la santé et du bien-être. L'événement d'hier soir a entériné la mise en place d'un plan plus vaste visant à ce que la montre d'Apple domine à présent ce secteur de la santé et du bien-être assisté par le numérique.

    En termes simples, Apple a méthodiquement mis en place les fondements d'Apple Watch en matière de soins de santé. Les premiers signes de l'intérêt croissant d'Apple pour la santé sont apparus avec le lancement de sa plate-forme HealthKit et de son application HealthKit, qui a débuté en même temps que la première Apple Watch. Le lancement de CareKit et ResearchKit a montré qu'Apple réfléchissait également à la manière de travailler avec les professionnels de la santé. 

    Depuis la Series 4 offre la montre offre la possibilité d’avoir au poignet un un
    électrocardiogramme(ECG) qui a déjà fait des miracles selon plusieurs témoignages transmit par vidéo lors de la grande messe d’Apple hier au soi.

     
    La santé sera bientôt l’affaire de « game changers » comme APPLE .... ou La Migros chez nous avec les "walkin clinik" de MedBase, la pharma en ligne avec Zur Rose ou encore la nourriture saine avec le programme iMpulse, etc…

     

     

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  • Horlogerie Suisse : le crépuscule ?

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    Les horlogers sont des gens optimistes. Ils montrent toujours ce qui va bien et donc ne parlent que du verre à moitié plein. La vérité est celle que l’on proclame ... pas celle des faits.

    Examinons les faits.

    Aujourd’hui comme chaque mois, la fédération horlogère suisse diffuse son communiqué de presse : il est enthousiaste. Les exportations ont retrouvé en valeur le chemin de la croissance (+4,3%). Mais la vraie information qui fait mal, c’est celle desvolumes. Il s’agit en effet du douzième mois consécutif de baisse et la tendance s’est encore accentuée. En un mois, 390'000montres de moins ont été expédiées à l’étranger (sell-in) ! Cela fait mal.

    Alors comment est-ce possible ?

    D’abord, il faut voir que depuis la crise horlogère des années 2015/2016, les suisses ont perdu massivement du terrain dans l’entrée de gamme (montre à moins de 200 CHF au prix export). Deux raisons à cela : (1) la montre connectée se développe principalement dans ce créneau et (2) les marques performantes - américaines ou chinoises – envahissent ce secteur. Mais pour l’industrie suisse, cela signifie moins de volume donc un appareil de production sous-utilisé. Cela complique la tâche de tout le monde et notamment celle des sous-traitants.

    Ensuite selon Philippe Dufour, Maître Horloger à la Vallée de Joux qui déclarait au journal Le Temps du 8 juin dernier : « …depuis dix, quinze ans, nous sommes de plus en plus nombreux à nous partager le même gâteau. L’Allemagne (avec Lange & Söhne, par exemple) monte en force. De même que le Japon (on peut citer Grand Seiko et Credor). Mais aussi les Chinois, les Indiens… Et donc les tranches du gâteau sont devenues de plus en plus maigres. Deuxième problème, le gâteau est lui-même devenu plus petit. Des pays comme l’Ukraine ou la Russie n’achètent presque plus de montres. En Chine, il y a davantage de taxes et de moins en moins de corruption. En Europe, le marché est mourant et l’économie américaine ne redémarre pas comme prévu. Malgré ces deux phénomènes, en Suisse, on a continué de produire des montres sans s’arrêter. Un ami qui tient une boutique à Hongkong me dit qu’il a deux ans de stock. Et ici, à la Vallée, les horlogers me disent que les grandes manufactures ont deux ans d’avance dans la production de mouvements. Vous voyez le problème ? Et il ne faut pas oublier que les montres sont des denrées périssables. Après trois ans, on ne peut plus les vendre sans les réviser car, si elles ne tournent pas, les huiles sèchent. En fait, « ceux qui pensent » dans l’horlogerie aujourd’hui, les patrons, sont des capitaines de beaux temps. Ils sont installés sur des voiliers et savent apprécier un cigare ou un whisky. Mais aujourd’hui, nous sommes en pleine tempête et ça tabasse de tous les côtés : la plupart ne sont pas prêts pour affronter cela… ». Pour confirmer ces dires vous pouvez regarder les comptes 2018 de Swatch et vous verrez que le Groupe a provisionné pour plus de 5 milliard de stock ! Il y a du stock, partout. C’est un problème.

    Enfin, Apple Watch continue à être avec sa « smartwatch » une autre difficulté pour les suisses. En effet, Apple Watch est la montre la plus vendue au Monde et ceci largement marge. Et donc si les gens achètent un Apple…ils n’achètent pas suisse ! Le nombre d’unités vendues par les américains a considérablement augmenté ces derniers temps. La société californienne a dépassé Rolex … en volume et en valeur ! 

    Bref un examen de conscience est aujourd’hui plus que nécessaire avant que la nuit tombe sur l’horlogerie suisse !

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  • Une intelligence artificielle peut-elle déposé un brevet ?

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    La question se pose déjà car des juristes anglais ont déposé les premières demandes de brevet au Royaume-Uni pour deux inventions créées de manière autonome par une intelligence artificielle appelée DABUS, appartenant à la compagnie américaine «Imagination Engines».

    L’équipe anglaise dirigée par le professeur Ryan Abbott, Université du Surrey au Royaume-Uni a, elle aussi, fait les démarches pour déposer au nom de l’IA les brevets. La question étant: une intelligence artificielle peut-elle déposer un brevet? Car Dabus a généré deux inventions originales qui sont devenues la base de ces deux demandes de brevet.

    La première étant une application concerne un nouveau type de récipients de boisson basée sur la géométrie fractale et l’autre, un dispositif destiné à attirer davantage l’attention pour les opérations de recherche et de sauvetage.

    L’Office de la propriété intellectuelle du Royaume-Uni a déclaré que cette demande semble être nouvelle, inventive et susceptible d’application industrielle, ce qui constituait le fondement d’une invention sur laquelle un brevet peut être déposé. L’office n’a pas été plus loin pour l’instant car la question est de savoir si une IA peut être un inventeur est toujours une question ouverte et qui pourrait ne pas être facilement résolue. Aucun pays n’a de loi spécifiant expressément si une invention générée par une IA peut être brevetée ou admissible en tant qu’inventeur. Et les lois n’indiquent pas à qui appartient une invention générée par l’IA.

    En droit des brevets traditionnel, un inventeur devient le titulaire d’un brevet. La plupart des gouvernements limitent le droit d’inventeur à des personnes physiques. L’équipe de juristes britanniques affirme qu’une telle approche ne devrait pas être utilisée pour nier la protection des œuvres générées par l’IA. Dans les demandes de brevet relatives aux inventions de Dabus l’IA a, semble-t-il «rempli» de manière fonctionnelle l’acte conceptuel qui constitue la base de la qualité d’inventeur, a déclaré le professeur Abbott, membre de l’équipe de chercheurs. «Il ne ferait aucun doute que l’IA était le seul inventeur s’il s’agissait d’une personne physique. La bonne approche consiste à classer l’IA en tant qu’inventeur et à attribuer à son titulaire le cessionnaire ou le titulaire de ses brevets.»

    Les demandes au nom des inventions Dabus peuvent obliger les offices de brevets, les tribunaux et les législateurs à mettre à jour leurs pratiques en matière de brevets. Abbott note que des inventions générant une IA étaient revendiquées depuis des décennies, mais qu’un inventeur d’IA n’avait jamais été divulgué dans une demande de brevet. Dabus a été créé par le Dr Stephen Thaler, CEO d’Imagination Engines. Thaler est titulaire d’un doctorat en physique de l’Université du Missouri et a mené une longue carrière dans la recherche d’applications pour les réseaux de neurones. Dabus est une «machine de créativité» dotée d’un système de réseaux de neurones qui génèrent de nouvelles idées en modifiant les interconnexions des réseaux.

    Au regard de ce qui se passe avec d’autres IA, comme en peinture ou en écriture automatique, on peut admettre que l’IA pourrait fondamentalement changer la manière dont la propriété intellectuelle est protégée. Dans certains cas, l’IA n’est plus un simple outil, mais un système complexe capable d’automatiser l’innovation et donc se pose la question de la propriété de l’innovation. Une nouvelle ère s’ouvre.

    (extrait article BBC)

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  • MONTRES SUISSES : le dilemme de la nouvelle distribution

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  • MONTRES : le point sur la guerre du poignet

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    L'Apple Watch a été commercialisée il y a 4 ans et 4 mois

    Son impact sur l'industrie horlogère suisse fait encore l’objet de controverse.

    Mais voici ce que nous savons jusqu'à présent : les ventes de montres suisses - en entrée de gamme (moins de 200 CHF prix export) - ont chuté au détriment notamment de la flambée des ventes des montres connectées tandis que le segment du luxe a été largement épargnée. 

    Est-ce que cette tendance va se poursuivre ?

    Oui et non !

    Car on peut s’attendre à l'avenir : disons au cours des 5-10 prochaines années que les ventes de montres suisses d’entrée de gamme vont continuer à diminuer au profit des smart watches.

    Les ventes de montres de luxe, tout particulièrement celles qui se vendent à moins de 5'000 CHF, diminueront également car l'histoire de la montre « santé » qui fait le succès actuel de l’Apple Watch va se poursuivre. Il faut voir que la santé capture désormais plus l’esprit (ou le cœur) des acheteurs que la simple montre « prestige ». Et donc une montre de luxe « santé » va certainement apparaître.

    Une question demeure : y a-t-il une place pour une montre intelligente suisse à succès ?

    Certainement.  Mais pour que cela se produise, il faudrait que les marques de luxe suisses abandonnent leur stratégie actuelle d’utiliser de poussiéreux O/S et des chipsets obsolètes (genre Intel) et faire un effort d’innovation soutenu pour apprendre à rivaliser dans ce nouveau monde.

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  • Carouge la «bobo» s’endort.

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    La ville sarde a vieilli prématurément. En son vieux centre, les boutiques des artisans indépendants sont à la peine. Seul les restaurants semblent donner de la voie sur les rues piétonnières. Étrange sentiment d’une fin d’époque.

    Autrefois vibrante: l’artisanat, l’industrie, le commerce, les maraîchers, la restauration, etc, s’y côtoyaient dans un dédale hasardeux. On parlait de Carouge et de ses artisans mais aujourd’hui les arcades se ferment les unes après les autres souvent remplacées par des cabinets médicaux. La ville se médicalise en même temps que ses habitants prennent de l’âge.

    Incapable de repenser son offre, la ville souffre d’une identité floue.

    Il faut repenser la ville. Un moyen simple serait de s’inspirer de ses «icônes» carougeois tel que Christa de Carouge, Roger Pfund, Téo Jakob, Zep, Joël Dicker, etc. Leurs histoires, leurs lieux de vie, leurs produits composent dans un triptyque efficace la base de cette bonne «story» à raconter. Il faut donc des «marqueurs». Ils existent. Il suffit de s’en inspirer pour redonner vie à la Carouge des artisans.

    Précisons encore un peu cette approche. Aujourd’hui, une ville se vit par une combinaison étroite entre ses lieux symboliques, ses personnalités hors du commun et ses produits qui font rêver: Titeuf et son école, Pfund et ses billets de banque, Téo Jakob et ses chaises, Christa de Carouge et ses vêtements amples, Dicker et la librairie de sa maman. Bref, le récit porte toujours sur une relation «iconique» entre objets-personnages et lieux.

    Prenons un exemple qui permettrait de renouveler ce type de mythe, Carouge compte 12 bijoutiers. On pourrait à travers eux y faire revivre l’artisanat. Un concept comme les «nouveaux créatifs» ou les «nouveaux makers» permettrait d’inventer une catégorie de produits à forte valeur ajoutée liée à des stories mettant en lumière des créateurs de talent. Ainsi, les bijoutiers carougeois comme Igor Siebold ou la fille de Gilbert Albert pourraient réinventer l’esprit de création de Carouge. Ce n’est pas si compliqué. Regardez comment on raconte l’histoire de la bague Trinity de Cartier composée de trois anneaux en or distinct (gris, jaune et rose). Gros succès depuis près de 80 ans. Le design est épuré et le récit très puissant. On dit que Jean Cocteau en est le créateur. Elle symbolise un amour triangulaire.

    Il portait volontiers deux bagues. Cela fait 6 anneaux! Toute une légende.

    Ainsi à l’image de ces «marqueurs» historiques, on pourrait inventer une nouvelle histoire pour la bague «satellite» d’Igor Siebold. Son dada, c’est l’invention de nouvelles machines pour faire des bijoux, Dans sa boutique-atelier de Carouge, on y trouve de curieux engins: une forge, une fraiseuse, une polisseuse mais aussi un robot soudeur ultra moderne. Dans cette espace atelier, il n’y a guère de place pour exposer ses créations, ses bijoux. Les passants en oublient même de passer la porte pour acheter. Ils pensent que c’est un musée à machines. Une nouvelle mise en scène est nécessaire. Son robot laser à souder qui lui permet d’effectuer plus de 400 micro points de soudures par paire de boucle d’oreille de 4,2 gramme en titane. … Vrai succès technologique…

    Carouge, c’est la nouvelle technologie artisanale. Voilà le début d’une histoire à raconter. Car une communication bien faite à l’heure du numérique est une communication par le récit: blogs, vidéo Youtube, photo Facebook, message instantané sur Instagram, etc… tout est de l’ordre de la story… encore faut-il savoir alimenter le tout.

    * Mathématicien

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  • Le match : Rolex/Apple Watch tourne à l’avantage des californiens

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    Selon Morgan Stanley, Rolex aurait réalisé en 2018 un chiffre d’affaire de plus de 5 milliards de francs (soit près d’1 million de montres vendues) et selon les analystes de IDC, société américaine d’intelligence économique, Apple Watch aurait été achetée par plus de 15 millions de personnes (pour env. 6 milliards).

     

    Ainsi l’Apple Watch « serait » devant Rolex en termes de chiffre d’affaire et de nombre de pièces vendues, c’est ce que Tim Cook affirme à chaque occasion. Les chiffres connus aujourd’hui semblent lui donner raison.

     

    Mais le plus curieux dans tout cela, c’est l’extraordinaire résistance de Rolex, qui vient de boucler sa meilleure année. Comment expliquer un tel succès dans un marché de la montre suisse plutôt stable (ou légèrement en progression) ?

     

    C’est le retour de la mode « vintage » chez les urbains et les jeunes qui semble particulièrement profiter à Rolex. Le « vintage » est à la mode et les marques bien positionnées sur ce créneau sont prises dans le tourbillon de la croissance. Plus de 10% selon Morgan Stanley, c’est énorme. Rolex flambe.

     

    Mais dans la partie Rolex/Apple Watch, le match a tourné définitivement à l’avantage d’Apple. Les jeux sont faits. Personne dans la décennie n’arrivera plus à rejoindre la firme de Cupertino.

     

    1. En Suisse le marché a aussi tranché : Il y a les vainqueurs au nombre de 7 (Rolex, Omega, Cartier, Longines, Tissot, Patek Philippe, Audemars Piguet) qui font plus d’1 milliard de chiffres d’affaire et plus de 10% de croissance en 2018 et les 700 autres, qui sont à la peine. La montre suisse est donc un marché à deux vitesses : les milliardaires et les autres. Et pour ces derniers, les temps seront durs et bientôt tempétueux !
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  • Montres suisses: les volumes à l'export chutent !

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    Les exportations horlogères suisses ont stagné en janvier 2019 ( 0,2% sur un an) à 1,62 milliard de francs. Les résultats sur le marché-clé de l'Asie ont été marqués par la chute les livraisons à Hong-Kong et en Chine  (-14,8%), selon les chiffres publiés mardi par la Fédération de l'industrie horlogère suisse (FHS).

    Les volumes de montres-bracelets ont baissé de 14,4% à 1,6 millions de pièces. «A l'instar de la fin de l'année passée, les montres de moins de 500 francs (prix export) ont subi de très fortes baisses, aussi bien en volume qu'en valeur», a fait remarquer la FHS.

     

    Quant aux autres gammes de prix, seuls les gardes-temps de plus 3000 francs ont connu une évolution positive en valeur, mais pas en nombre total de pièces exportées. Le repli a été moindre concernant la gamme des 500-3000 francs (-4,8% par rapport à janvier 2018.

    Les résultats ont été contrastés selon les différents groupes de matières de montres-bracelets. Le nombre total de pièces expédiées à l'étranger a diminué de 14,4%, en raison de la baisse à deux chiffres des catégories Autres métaux (-28,7%) et autres matières (-23,1%). Même tendance baissière pour les montres en acier (-9,8%).

    La Chine dégringole

    Les montres-bracelets en métaux précieux ont connu la meilleure évolution, rapportant 497,4 millions de francs, soit une croissance de 9%, malgré un baisse de 3,2% du nombre de pièces livrées à l'étranger.

    La branche Mouvement, qui participe de manière accessoire aux statistiques de l'Horlogerie, a reculé de 16,3% en nombre de pièces exportées et de 13,2% en valeur à 12,9 millions de francs.

    La hausse des exportations horlogères en valeur a été soutenue par le Japon ( 28,8%), le Royaume-Uni ( 23,6%) et les Etats-Unis ( 9,1%). A l'inverse, le marché-clé chinois - qui contribue à près de 55% du total des exportations - a chuté de 14,8% à 150 millions de francs.

    Toujours en Asie, les exportations à destination de Taiwan et de la Corée du Nord on régressé en valeur de 11,3% et 7,1% respectivement. Le Moyen-Orient a suivi la même tendance déclinante à -1,3%.

    L'entrée de gamme toujours à la queue

    A l’instar de la fin de l’année passée, les montres de moins de 500 francs (prix export) ont subi de très fortes baisses, aussi bien en volume qu’en valeur. Elles ont été rejointes, dans une moindre mesure, par la gamme 500-3'000 francs, dont le repli s’est situé à -4,8% par rapport à janvier 2018. L’évolution positive des garde- temps de plus de 3'000 francs a permis de stabiliser la valeur, mais pas le nombre total de pièces exportées.

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  • INDUSTRIE HORLOGÈRE : Vers la grande transformation?

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    Les Faits : En 2014 les exportations horlogères suisses atteignaient : plus de 28 millions de pièces pour un chiffre d’affaire (déclaration à l’exportation) de 22 milliards… aujourd’hui 4 ans après, c’est moins de 24 millions de montres exportés pour 21 milliards !

    Les Conclusions :Que (dé)montre ces chiffres !

    1.- l’industrie fabrique moins de montres surtout dans l’entrée de gamme … c’est tout de même 4 millions en moins… c’est un recul significatif de près de 20% qui annonce un changement profond

    2.- en parallèle: le haut de gamme depuis 2014 est stable

    3.- aujourd'hui: le haut de gamme (les montres de plus de 3’000CHF) représentaient plus de 64% du total de la valeur pour 5% des pièces fabriqués !

    La question : Les chiffres montrent que la Haute Horlogerie est bien le futur de l’horlogerie suisse … mais est-ce possible sans un appareil industriel important capable de produire de tout… en d’autres termes, peut-on produire « du luxe « sans volume ?

    La réponse : pas sûr ! Car il y a deux problèmes :

    • d’abord, la Haute Horlogerie s’éloigne de plus en plus du reste du marché, car ce n’est pas les mêmes valeurs véhiculées et donc pas le même business !
    • ensuite, aujourd’hui tout appareil industriel nécessite du volume pour rentabiliser les investissements… si le volume diminue ou est trop faible alors tout est en risque (cf. Rolex versus Patek Philippe)
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  • Nudge

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    Un nudge*, c'est le nom que l'on donne au concept d' "inciter doucement quelqu'un à faire quelque chose " ou à aller dans une certaine direction, ou encore à penser de telle ou telle manière.

    Y-a-t-il de vrais exemples de "nudge"?

    Oui bien sûr! ... Il y en a un de très efficace et que l'on trouve dans les urinoirs pour hommes!

    Mais oui ... Mesdames ceci vous concerne tout particulièrement car on vous a caché ce phénomène depuis de nombreuses années : celui de "la mouche et de l'urinoir"!

    "Dans les toilettes des hommes il y a une petite mouche dessinée ou imprimée pour inciter les hommes à "pisser" droit... cela économise mondialement des millions de francs en nettoyage! (il y a même une entreprise sur Internet qui en vend à voir ici)

    C'est amusant, efficace et pas cher... sauf que l'on est rarement conscient d'être sous l'emprise des nudges...essayer ! 

     

    * La théorie du nudging est décrite dans le livre "Nudge - La méthode douce pour inspirer la bonne décision" de Richard H. Thaler et Cass R. Sunstein. L'idée est de défendre un "paternalisme libertaire" qui influence les décisions des gens dans la bonne direction mais laisse le choix final aux personnes.

     


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  • Horlogerie suisse : les volumes en chute libre annonciateurs de crise ?

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    Ernst Thomke, l’un des pères de la Swatch, l’annonçait déjà dans les années 80, l’horlogerie suisse ne doit pas perdre les volumes. A savoir la capacité industrielle de produire des montres en grand nombre. Ce n’est pas seulement une question de rentabilité pour les marques mais surtout de posséder et de maintenir un appareil de production de qualité et rentable.

    Inspiré notamment par l’évolution du marché de l’automobile…les horlogers suisses devraient à nouveau y songer en période de forte baisse des volumes (-9,1% selon le dernier communiqué de presse de la fédération horlogère). Dans l’automobile donc : « d’un produit haut de gamme avec fortes marges bénéficiaires qu’il était jusqu’à la fin des années 80, l’industrie est devenue désormais une commodité, au sens économique du terme, ce qui signifie que sa marge bénéficiaire est très faible, ce qui requiert donc de forts volumes de ventes », note le professeur Pineade à HEC Montréal.

    Dans l’industrie automobile, les marges bénéficiaires sont de 15 %. Donc pour une voiture à 30 000 CHF, le fabricant gagnera un maximum de 4500 CHF. Ceci avant les rabais et autres frais, si bien que sa marge bénéficiaire nette tourne plutôt autour de 1 %. C’est 300 CHF pour un véhicule d'une valeur de 30 000 CHF !

    Il faut donc vendre beaucoup de voitures et, pour ce faire, il faut produire beaucoup de publicité. C’est pourquoi près de 40 % des messages publicitaires diffusés à la radio et à la télé concerne les voitures !

    Cette mutation de l’industrie a aussi eu des répercussions sur le parc automobile.

    En Suisse le parc a doublé en 40 ans.

    Pour la montre cela se complique. Il est difficile de vendre plus. Seul la Swatch dans les années 80/90 y a réussi … donc les horlogers ont choisi de vendre plus cher. En gros, les prix ont doublé depuis l’an 2000.

    Mais on arrive à la fin de ce cycle.

    Donc l’équation horlogère se complique : les volumes baissent et les prix stagnent !

    Il va falloir changer : l’IA va peut-être amener une solution dans sa capacité d’invention de nouveaux modèles économiques

    À suivre …

     

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  • Apple Watch pour la vie !

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    La nouvelle application ECG (électrocardiogramme) disponible sur l'Apple Watch série 4 sauve des vies.

    Jeudi 6 décembre, la firme de Cupertino a annoncé la disponibilité de l’application ECG sur l’Apple Watch. Les premiers tests outre-Atlantique prouvent l’efficacité de cette fonctionnalité.

    En septembre dernier, la marque à la pomme présentait son Apple Watch Series 4. Enfin ce quatrième modèle correspond au produit imaginé par Steve Jobs. En effet, le fondateur d’Apple poussait le concept d’une montre connectée dédiée à la santé de ses utilisateurs.

    La fonctionnalité ECG est le fruit de nombreuses années de travail. Depuis le 6 décembre dernier, elle peut être utilisée par les possesseurs de la dernière version de la montre d'Alpe. Déployée par le biais de la mise à jour Watch OS 5.1.2, celle-ci permet de suivre son rythme cardiaque et possiblement repérer les anomalies les plus communes dont la fibrillation atriale.

    Les retours des utilisateurs ne se sont pas fait attendre. Sur Reddit, un internaute a fait part de son expérience au sujet de la nouvelle fonctionnalité. Selon le cardiologue qu’il a pris en charge, l’Apple Watch Series 4 lui a sauvé la vie.

    Commençons par le commencement. L’utilisateur surnommé edentel sur Reddit s’est empressé d’installer la mise à jour du firmware de la montre connectée. Dans la foulée, il reçoit une notification : “rythme cardiaque anormal”. Méfiant, il lance l’application ECG. Résultat : la “montre détecte une fibrillation".

    edentel refait encore et encore le test, change de poignet, le fait faire à sa femme qui elle n’a pas de problème.

    Maintenant inquiet, il se dirige vers le Patient First le plus proche (une chaîne de clinique privée spécialisée dans les urgences). Dans sa voiture il refait le test : toujours le même résultat. Il rentre dans la clinique et on lui demande ce qu’il ne va pas. Gêné, il évoque l’analyse produite depuis la nouvelle fonctionnalité de l’Apple Watch Series 4.

    Le soignant qui lui pose la question réagit rapidement et lui fait passer un électrocardiogramme. Sur son écran, le technicien constate tout de suite un problème. “Je vais chercher le médecin« , dit-il au patient.

     

    Le médecin entre dans la pièce et déclare : “ Vous devriez acheter des actions Apple. La fonctionnalité vous a probablement sauvé. J’ai lu un article à son sujet hier soir (le 6 décembre NDLR) et j’imaginerai que nous verrions les premiers patients concernés la semaine prochaine. Je ne m’y attendais pas dès ce matin”.

    Le cardiologue qu’il a consulté par la suite a confirmé l’existence d’une fibrillation auriculaire, l’une des deux formes de fibrillation atriale. Finalement, il lui a fait prendre un rendez-vous afin de trouver la cause de ce dysfonctionnement cardiaque.

    À titre de preuve, il a joint des captures d’écran de l’application ECG et les électrocardiogrammes effectués chez Patient First. Le capteur de l’Apple Watch Series 4 est précis : les courbes sont quasi identiques.

    Nous regrettons déjà que la nouvelle fonctionnalité de l’Apple Watch Séries 4 ne soit pas disponible en Suisse.

    Patience ... les patiens suisses....cela devra être le cas d'ici quelques années...

     

    sources: extrait de Objetconnecte.com et de reddit.com

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