10/08/2017

Maudet: le candidat propre !

L'histoire politique change.

Après les élections successives de Trump en 2016 et de Macron en 2018, le storytelling populaire a rapidement évolué des "laissés-pour-compte" vers le candidat "propre".

A ce jeu Trump a bien représenté l'espoir des classes oubliées de la prospérité globale et Macron la "propreté" tant il était novice en politique et les autres embarqués depuis longtemps dans des "affaires". (on est aujourd'hui en Suisse plutôt dans cette deuxième époque dite française qu'américaine).

Concernant la course au Conseil fédéral, la question politique est devenue celle des liens réels ou imaginaires entre les candidats déclarés et les lobbyistes ... à ce jeu, Maudet sort grand vainqueur dans l'opinion... sauf qu'il devra être élu par ses "pairs" politiciens des deux chambres... et là, ce n'est pas gagné ... car ils sont eux-mêmes embarqués dans ce genre de relations plus ou moins "saines" ...

Donc tout le monde va regarder avec attention comment la discussion va évoluer jusqu'au 20 septembre ... il y a fort à parier que le candidat ou la candidate le/la plus "propre" en apparence va gagner.

C'est toujours à la fin une question d'apparence, de perception... donc de storytelling!

24/07/2017

Une montre connectée "automatique et suisse" fait fureur sur kickstarter !

Avec plus de 500'000 CHF en promesse d'achat sur la plateforme de crowdfunding kickstarter, le jeune loclois Adrian Buchmann et ses copains font fureur sur le Web!

Leur projet un peu fou: fabriquer une montre connectée qui se remonte toute seule (une automatique quoi!) ...

Cela semble de l'ordre de l'impossible! Et pourtant près de 2'000 personnes ont payé pour voir? Moi aussi!

C'est tellement sympa de voir des jeunes tenter l'impossible...

Il faut donc soutenir absolument...

Faites circuler l'information sur le Net...

et c'est par ici...pour participer

 

20/07/2017

Fort changement dans l'offre ... horlogère!

Les statistiques mensuelles des exportations horlogères sont tombées.

C'est formel : on observe un mieux sous forme d'une stabilisation du nombre de montres exportées (sell-in). Mais comme pour les premiers mois de l'année 2017, les montres de moins de 200 CHF (prix export) se sont inscrites en baisse, tandis que les autres segments de prix ont présenté des résultats plutôt en progression. 

L'assortiment change. La montre mécanique tire largement son épingle du jeu tandis que la montre à quartz et la montre entrée de gamme (moins de 200 CHF) fléchissent.

Mais cela veut dire surtout que la quantité cède le pas à la qualité.

Trois conclusions importantes:

  • d'abord l'appareil industriel restera en sur-capacité pour quelque temps encore
  • ensuite l'emploi ne va pas repartir
  • enfin la fabrication des petites séries va devoir trouver une rentabilité industrielle nouvelle

Maintenant que le calme revient plus ou moins dans l'industrie horlogère, il faudrait absolument adapter rapidement l'appareil de production à la nouvelle situation, notamment en regardant vers l'industrie 4.0.

Par ailleurs un autre chantier s'ouvre : celui de la "transition du retail" et l'impact du e-commerce sur celui-ci.

On en reparlera...

11/07/2017

Fin de l'idylle suisse pour Louis Vuitton ? La nouvelle montre connectée est made in Californie ?

Aujourd’hui, de Sydney à San Francisco en passant par Paris et Londres, les boutiques Louis Vuitton proposent un produit "made in Californie": Une montre connectée, basée sur le best-seller de la maison: la Tambour.

Aucun compromis n’a été concédé dans la fabrication de cette montre de luxe. Elle ressemble à du Louis Vuitton. Elle en a les codes. On a juste exporter le "savoir faire" de Paris vers la Silicon Valley et ceci sans passer par la case Suisse ! Cette montre connectée, l’une des plus petites du marché, est un condensé de design Louis Vuitton et de technologie américaine.

Google a mis son expertise à disposition pour développer deux applications destinées aux globe-trotters. «City Guide» reprend les algorithmes des guides de voyage publiés par Louis Vuitton et donne des infos en temps réel, selon l’heure, votre position dans la ville et vos goûts en matière de restaurants, bars et monuments. «My Flight» permet, elle, d’organiser son voyage en avion et, là aussi, d’être renseigné sur un éventuel retard ou un changement de terminal. Quant aux cadrans, les incontournables «watch faces», elles sont entièrement personnalisables. On peut même y ajouter ses initiales…

Assemblage aux États-Unis

Contrairement à TAG Heuer – qui a intégré le montage des microprocesseurs à sa chaîne de production à La Chaux-de-Fonds, Louis Vuitton a choisi de… renoncer au label «Swiss made» pour assembler sa montre connectée en Californie.

Pour Louis Vuitton, la Tambour Horizon – disponible en trois versions (Graphite, Black ou Monogram) pour un prix d’entrée de 2360 francs suisses – permet de compléter son offre horlogère. Avec un tourbillon volant certifié «Poinçon de Genève», un chronographe et une GMT, la marque française a désormais la panoplie complète pour servir ses clients au gré de leurs aventures.

Ainsi pour Louis Vuitton une bonne partie de leur avenir ce joue désormais de l'autre coté de l'Atlantique. Dommage que l'industrie suisse qui tarde toujours à réagir. Car on annonce tout de même ce marché des montres connectée à une valeur de plus de 20 milliards par an d'ici 2020!

(sur des extraits d'un article de la Tribune de Genève)

07/07/2017

LES NOUVEAUX BILLETS: LA PLANTÉE DE LA BNS !

Les commerçants, les chauffeurs de taxi, les serveurs et finalement tous les gens sont fâchés ... les nouveaux billets se plient mal, se chiffonnent vite et collent ensemble... de plus ils prennent trop de place dans les caisses ou dans les porte-monnaies (trop épais) ... mais le pire: une fois utilisés, ils sont rapidement désagréables ... au toucher.

Épais, trop rigides ... pas assez classe... le papier est en cause.

La BNS peut recommencer à zéro son exercice.

Un conseil, Messieurs les banquiers centraux, la prochaine fois, il faut tester les billets avec des commerçants avant de vous lancer dans ce type d'aventure "monétaire".

22/06/2017

Exportation Horlogère Suisse: en hausse, vraiment?

L'annonce du jour: "forte hausse des exportations horlogères suisses".

Elles se sont élevées à 1,7 milliard de francs, ce qui correspond à une croissance de 9,0% par rapport à mai 2016 (chiffre corrigé par la comparaison du nombre de jours ouvrables aux mois de mai 2016 versus 2017 et donc en valeur réelle cela représente tout de même une baisse de 1,1%). Il s'agit d'une sorte de confirmation de ce que l'on observe depuis le début de l'année 2017. Bilan: mi-figue mi-raisin!

Cependant, l'évolution des exportations de montres de moins de 200 francs (prix export) est restée clairement négative, à l'image des précédents mois. Cette baisse a joué un rôle déterminant sur les volumes totaux exportés durant le mois de mai. Cela se traduit par moins de montres fabriquées.

Conséquences : les suisses exportent de moins en moins de montres mais de plus en plus chères - Prix moyen en hausse. De même, ce sont les montres mécaniques qui tirent leurs épingles du jeu, pas les quartz - qui elles sont toujours en baisse.

Le marché américain est lui aussi en légère baisse (-1,1%)... Tout cela démontre que les montres et bracelets connectés (qui indiquent aussi l'heure) prennent aux USA des parts de marché aux suisses!

Après cette importante crise horlogère (2014-2016), on peut déjà conclure que la structure des marchés à fortement changé et que les suisses se sont - par la force des choses - concentrés sur le haut de gamme en perdant le volume des grandes séries à prix abordables et en abandonnant le marché des montres connectées aux Coréens, Chinois et Californiens. Cela aura des répercussions sur l'appareil de production qui reste aujourd'hui largement en sur-capacité.

Il va falloir plusieurs années pour absorber tout cela d'autant plus que la guerre du retail: "Boutique contre Internet" ... ne fait que commencer avec à la clé encore de forte réduction de marges.

 

31/05/2017

PIERRE MAUDET en charge de la transition numérique!

Après le Web offert au monde en 1993 par le CERN, Genève cherche aujourd'hui sa place dans le concert des villes numériques innovantes.

Pour Genève cela paraît clair, il faut rester sur sa compétence historique: celle des transitions. Religieuse, Croix Rouge, ONU, Traités de Paix, Gouvernance, etc., bref tout ce qui représente le "soft power". Car les tentatives de développement vers la biotech, le medtech, le fintech souffrent toutes de l'absence d'acteurs majeurs du domaine. En effet, comment rivaliser avec la Bâle de Novartis, Roche, Actelion, Lonza, etc. ou face à Zurich et ses grandes banques (UBS, Crédit Suisse) qui investissent déjà massivement dans la fintech. Ainsi toutes les approches de type cluster comme par exemple la "Health Valley", sont vouées à l'échec tant l'importance des acteurs locaux est beaucoup trop petite.

Par contre, la Genève internationale maîtrise depuis toujours la "soft gouvernance", c'est-à-dire la capacité de faire évoluer les comportements "du légitime vers le légal". Labéliser, standardiser, normer, etc., voilà l'approche de la transition propre au savoir- faire de la ville du bout du lac. Appliquons-là donc à l'économie notamment à l'économie numérique. Regardez le cas UBER: ils ont d'abord fait puis aujourd'hui légalisé. La transition numérique est de cet ordre.

Lors du séminaire "Actes Industries" tenu à Genève la semaine dernière, le Conseiller d'État Pierre Maudet l'a bien laissé entendre: "il y a une opportunité pour Genève de jouer un rôle dans le numérique notamment en termes de sécurité, et cela inclus une forte composante industrielle". En effet, il ne s'agit pas seulement de gouvernance mondiale, comme par exemple l'appel récent du CEO de Microsoft pour l'élaboration d'une "convention de Genève du numérique" pour contrer les effets négatifs de la cyber-guerre, mais aussi d'enjeux économiques de type matériels informatiques ou de télécommunications et de software comme la cryptographie. Ainsi des entreprises comme ID Quantique, l'ex start-up issue de l'Université de Genève qui est depuis devenue, en s'internationalisant, le leader mondial dans ce domaine bien spécifique des transmissions sécurisées ou encore l'entreprise ProtonMail de Plan-les-Ouates pour les emails sécurisées mais aussi Wisekey, sans oublier les Data Center de type Safe Host qui jouent tous sur la neutralité suisse, pourraient tous jouer un rôle majeur à l'avenir.

Un acteur clé de la région reste évidemment le CERN qui avec d'énormes besoins en calcul numérique est l'un des plus grands centres informatiques et innovants au monde.

L'Université de Genève, la HES mais aussi l'EPFL (toute proche) pourraient être mobiliser pour jouer un rôle beaucoup plus grand dans ce domaine, si les directions de ces établissements voulaient bien mettre ensemble les moyens pour faire de l'enjeu numérique une priorité collective.

Fort de cette réalité, il reste évidement un élément clé pour faire de Genève une "Leading House de la Transition Numérique": créer un véritable centre de compétence. Et oui, il faudrait un centre. Une sorte de plateforme réunissant les compétences de gouvernance internationale, de recherche scientifique, de formation et de développement économique. "De la norme au business en passant par la recherche et la formation", voilà ce qui devrait être le "moto" d'un tel centre.

Qui devrait mettre tout cela en place? Évidemment Pierre Maudet! En tout cas, il en aurait l'autorité et la compétence.

(article paru dans l'Agefi du 31.05.2017)

23/05/2017

Exportation Horlogère: toujours et encore le mauvais temps!

Avril confirme la tendance du début 2017: toujours le recul... il est de -3,6% en 4 mois!

Les choses ne semblent vraiment pas s'arranger ... même si la baisse est plus modeste ... elle reste dramatiquement constante.

Les marchés nationaux vont dans tous les sens: si la Chine (+38,9) et l'Angleterre (+30) augmentent, Hong-Kong (-16,8) et les USA (-19) baissent ... et ce mois semble être à l'inverse des autres mois... bref, il est de plus en plus difficile de comprendre la tendance ... sauf si l'on regarde l'effet induit par l'ouverture de nouvelles boutiques par exemple dans l'Empire du milieu.

Il faut comprendre que chaque ouverture de boutique de grandes marques nécessite un fort approvisionnement qui peut se chiffrer en plusieurs millions de francs... ainsi si Tag Heuer ouvre 6 boutiques en Chine, vous avez plus de 60 millions de francs qui apparaissent à l'export (sell in) ... aucune de ces montres n'a évidemment encore trouvé preneur (sell out).

En conclusion... on assiste à une baisse tendancielle qui dure depuis maintenant 24 mois ... et malgré quelques réapprovisionnements qui peuvent faire par moment ou par pays illusion la tendance reste finalement déprimante.

La véritable reprise se fait donc encore attendre ... peut-être à l'automne pour la grande saison commerciale des fêtes... à moins que cela soit l'année de la montre connectée (nouvelle Samsung, nouvelle Apple Watch, etc.) qui couperait alors l'herbe sous les pieds des horlogers suisses... on verra bien!

 

21/05/2017

le risque nucléaire : je l'avais suggéré il y a plus de 44 ans !

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ci-joint l'article du journal de Genève de l'époque qui le prouve ....

 

cliquer ici .... JDG_1972_12_13.pdf

15/05/2017

En Suisse: la vente des smartwatches s'envole ...

Selon un communiqué de Digitec, entreprise suisse de vente en ligne, publié aujourd'hui le 15 mai, le marché des smartwaches a décollé en Suisse depuis 2016... et 2017 semble encore plus prometteur...

Avec des ventes atteignant 1,4 Million de francs en décembre 2016, le marché suisse est devenu très important ... en effet au regard des exportations horlogères de décembre 2016 qui s'élevaient à 1,6 Mia, on mesure l'avancée du marché de la montre connectée en Suisse.

Par ailleurs avec l'arrivée des cartes «eSIM» cet été sur le marché ... on peut s'attendre encore à une forte croissance car la montre deviendra alors autonome du téléphone portable.

La menace se précise pour les horlogers suisses ... car même le consommateur suisse a succombé à la tentation...

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PS: Les smartwatches les plus appréciées des Suisses en 2016/2017 sont:

  1. Samsung Gear S3
  2. Apple Watch Series 2
  3. Huawei Watch 2 

07/05/2017

APPLE NUMÉRO UN MONDIAL ... DE LA MONTRE !

Strategy Analytics, entreprise d'analyses des marchés estime que lors du premier trimestre de 2017, Apple aurait vendu 3,5 millions d'Apple Watch.

L'entreprise se base sur des estimations de marché et des indications données par Tim Cook, CEO d'Apple lui-même (... il aurait dit que sa montre avait battu des records de vente au cours de ce trimestre et que ces dernières avaient doublé sur le premier trimestre d'une année sur l'autre...).

Une demande plus forte pour les nouveaux modèles de la smartwatch en Amérique du Nord, en Europe et en Asie serait à l'origine de cette hausse. 

Pendant ce temps (de janvier à mars 2017) les horlogers suisses auraient exporté 5,6 millions de montres. (Exporté ne veut pas dire vendu! C'est juste des chiffres exprimant le "sell-in", c'est-à-dire la livraison en magasins et non le "sell-out", c'est-à-dire les ventes clients).

Bref les suisses réalisent tous ensemble 5,6 millions de montres et Apple a lui tout seul 3,5 millions.

 

«Apple pèse donc 62,5 % du poids des suisses»

 

Il y a réellement de quoi s'inquiéter!

Même les plus sceptiques horlogers suisses, qui faut-il le rappeler étaient dans un déni béat face à la montre connectée devraient commencer à trembler de peur ou plus populairement dit à «flipper»

Non!

En tous les cas la montre connectée d'Apple gagne du terrain.

27/04/2017

Exportation Horlogère Suisse: Première accalmie ?

 

Le chiffre de mars montrent des exportations en reprise (+7,5%) mais avec deux jours de travail de plus qu'un an auparavant il faut corriger ce chiffre pour pouvoir le comparer avec celui de l'année dernière donc au final on a théoriquement une baisse de -2,6% selon l'administration des douanes! Ce chiffre, mi-rassurant mi-inquiétant, tombe après 20 mois consécutifs de chiffres en baisse. Il semblerait donc que cela va un tout petit peu mieux ou un tout petit peu moins pire ... pour l'industrie horlogère. Mais pas sûr que cela va durer!

Car il y a trois ans déjà dans un blog provocateur, publié sur ce même site de la Tribune de Genève, j'affirmais que la montre connectée allait tôt ou tard faire des dégâts dans l'industrie horlogère suisse en prenant la place stratégique du poignet.

Depuis les choses ont évolué dans le sens de mon post, mais pour des raisons différentes comme une politique de surcapacité industrielle, un sur-stockage dans les boutiques ou encore par une politique aberrante du "pricing".

Mais attention, les effets négatifs de la montre connectée sont, à mes yeux, encore largement à venir.

La crise conjoncturelle et structurelle actuelle a seulement pour l'instant caché le tsunami numérique (crise systémique).

Un tsunami est toujours a priori lent à venir. C'est normal car ne l'oublions pas, avant l'arrivée de la vague fatale, la mer se retire calmement ... dans un premier temps avant de tout envahir.

On est dans cette phase de recul de la mer.

La vague au loin se prépare ... pas les horlogers suisses!

Attention aux dégâts futurs.